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Top 14 - William Servat (Toulouse) : "Continuer à construire"

Servat : "Continuer à construire"

Le 25/10/2018 à 14:01

TOP 14 - Alors que Toulouse s’est brillamment imposé face au Leinster dimanche, les Stadistes doivent vite basculer sur le déplacement à Perpignan, lanterne rouge du Top 14. L’entraîneur William Servat insiste l’humilité de ses troupes avant cette rencontre et revient sur la progression des jeunes joueurs.

Rugbyrama : Comment appréhendez-vous le déplacement à Perpignan ?

William Servat : Nous savons que ce sera évidemment un match difficile car nos adversaires seront prêts pour cette rencontre. Ils n’avaient pas caché que la Challenge Cup n’était pas prioritaire pour eux et que la réception de Toulouse était leur objectif. On sait à quoi s’attendre, on connaît la ferveur catalane, l’engagement que cette équipe est capable de mettre. On appréhende forcément ce déplacement.

Est-ce délicat de basculer d’une opposition face à la meilleure équipe d’Europe à une autre face à la moins bonne équipe française depuis le début de saison ?

W.S. : Le simple fait de le penser serait un manque de respect. Et nous ne manquerons de respect à personne. Il est facile, de l’extérieur, de comparer les équipes ou de dire que l’Usap est la plus mauvaise équipe du championnat. Mais le rugby reste un sport de combat et, si on ne respecte pas notre adversaire, il y a de fortes chances de passer à côté. Cela ne fait pas partie des habitudes de la maison et ce n’est pas notre état d’esprit. Je sais qu’on peut parfois être blessé par les critiques ou autres et, dans ces cas, on a tendance à se resserrer, à créer quelque chose et à pouvoir renverser tout le monde. Je prends souvent l’exemple de la mêlée. On peut être dominant sur une, puis se faire retourner sur la suivante, avec les mêmes joueurs. C’est pareil d’un match à l’autre.

Comment analysez-vous le jeu de l’Usap ?

W.S. : C’est une formation qui a d’énormes qualités physiques, et qui essaye constamment de créer du jeu. Elle s’appuie sur de fortes individualités, des joueurs capables de casser les lignes.

Selevasio Tolofua, à seulement 21 ans, a réalisé un très grand match en numéro 8 contre le Leinster. Cela vous a-t-il surpris ?

W.S. : Non, il a évolué au niveau où on l’attendait. Il faisait partie des quatorze joueurs présents contre le Leinster, qui l’étaient déjà lors du fameux match à Montpellier. C’est un fort potentiel en qui nous croyons depuis longtemps. Il s’affirme et va continuer à s’affirmer.

Top 14 - William Servat lors de la défaite des toulousains 66 à 15 à Montpellier

Top 14 - William Servat lors de la défaite des toulousains 66 à 15 à MontpellierIcon Sport

Vous faites référence à ces quatorze joueurs déjà présents lors de la lourde défaite à Montpellier. Pensez-vous que cette expérience a finalement été bénéfique pour des joueurs comme Tolofua, Castets, Ainu’u ou Placines par exemple ?

W.S. : Bien sûr. On se plaint d’avoir trop d’étrangers en Top 14 mais, sur ce match, nous avons aligné des jeunes joueurs que l’on a jugés capables d’évoluer à ce niveau. J’ai cru lire qu’une enquête allait avoir lieu sur ce qu’on a appelé des impasses. Vous me donnerez les résultats, ce sera intéressant à lire. C’est important d’offrir du temps de jeu à nos champions du monde moins de 20 ans, à nos jeunes internationaux qui ont de grosses qualités. Aujourd’hui, en raison des blessures ou suspensions, on joue avec deux piliers gauches de 22 ans et 18 ans. On a un capitaine de 23 ans. C’est marquant. On a cette volonté de faire jouer les jeunes, mais sans faire n’importe quoi non plus. On croit en eux mais certains ont peut-être jugé un peu trop vite ces joueurs et le club. Ce match à Montpellier était une étape dans la construction du Stade toulousain, comme la victoire face au Leinster. C’est un plaisir, une fierté, mais les lendemains peuvent être difficiles. J’espère qu’on va continuer à construire et renouveler de telles performances.

Pouvez-vous nous dire un mot sur Maxime Médard, qui a prolongé son contrat et pourrait donc effectuer toute sa carrière professionnelle au sein du même club ?

W.S. : C’est une belle chose. J’ai eu la chance de vivre une carrière similaire. Rester dans ce club qui nous accompagne, notamment dans notre vie, du début à la fin, c’est un privilège. Aurélien Rougerie l’a connu à Clermont, Maxime Médard continue avec nous et nous en sommes heureux. C’était important car il a marqué le club. Vingt ans sous le même maillot, c’est une grande fierté pour lui. Et, pour les plus jeunes, c’est un exemple en termes d’attachement au Stade toulousain dans ce monde professionnel. Il a aussi fait le choix du cœur.

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