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Regard : "Si on n’est pas troisième ou quatrième, ce sera une désillusion"

Regard : "Si on n’est pas troisième ou quatrième, ce sera une désillusion"

Le 14/05/2019 à 17:00Mis à jour Le 14/05/2019 à 17:13

TOP 14 - À deux journées de la fin de la saison régulière, Lyon a l’occasion de valider un barrage à domicile en cas de victoire ce week-end face à La Rochelle. Et le trois quart centre Thibaut Regard, l’un des joueurs les plus utilisés de l’effectif lyonnais, s’est confié à Rugbyrama.

Rugbyrama : Vous étiez en stage dans le Var la semaine dernière, quel bilan faites-vous de ces quelques jours de cohésion ? Sentez-vous que cela vous a servi ?

Thibaut Regard : Oui, c’était une semaine cool, un peu détente et de cohésion. On s’est retrouvé, on a bien rigolé. Après, on a aussi quand même fait un peu de rugby et un peu de travail physique. Mais l’essentiel de la semaine, c’était de se retrouver et de passer le maximum de temps ensemble. C’est ce que l’on a essayé de faire en organisant des activités. On espère que ça va bien souder le groupe pour cette fin de saison.

Vous utilisez le terme "souder". Quand vous vous retrouverez sur le terrain, pensez-vous pouvoir vous servir de ce type de moments tous ensemble ?

T.R. : C’est ce que l’on espère. On sait que l’on n’est pas la meilleure équipe et que Toulouse et Clermont sont pour l’instant devant nous au niveau du jeu. Pour battre ces équipes, il faudra quelque chose en plus, un supplément et ça peut passer par cette cohésion et cette solidarité que l’on aura ensemble. C’est ce que l’on essaie de retrouver. Ce ne sont pas toujours les meilleures équipes qui gagnent. Parfois, ce sont celles qui ont le plus envie et qui sont le plus solidaire donc c’est vraiment quelque chose que l’on essaie de travailler.

Top 14 - Thibaut Regard (Lyon)

Top 14 - Thibaut Regard (Lyon)Icon Sport

Avec peut-être un statut d’outsider numéro un ?

T.R. : Pas vraiment sûr du numéro un. Outsider, oui. On est troisième du championnat…

Justement c’est pour cela que l’on dit numéro un !

T.R. : Oui mais cela reste très serré. Il n’y a pas de numéro un ou deux. Pour l’instant, on voit qu’il y a Toulouse et Clermont qui sont devant et le reste derrière. On va essayer de tout donner et sur un match, ça peut passer.

Vous vous sentez bien à cette place de troisième ? Du moins, vous pensez que c’est celle qui correspond le mieux au potentiel et aux ambitions ?

T.R. : Oui, après peut-être qu’à un moment on aurait pu espérer mieux mais on n’a pas su gagner des matches. Notamment à Agen, ou d’autres matches à l’extérieur avec de lourdes défaites sans bonus défensif. Je pense que l’on est à notre place à l’heure actuelle.

Le match d’Agen (défaite 25-15, ndlr) a peut-être montré le dernier axe de progression de l’équipe, cette concentration qui n’était peut-être pas à toute épreuve ?

T.R. : Dès que l’on n’a pas assez de pression ou que l’on n’a pas la peur, on n’arrive pas à gagner ces matchs-là. On a besoin d’être un peu plus en danger. C’est encore ça notre marge de progression. Dès que l’on se sent bien, que l’on est troisième, et bien on se satisfait peut-être de ça et on ne va pas chercher ce supplément d’âme pour ces matches à l’extérieur, alors que l’on arrive pourtant à le faire à domicile. C’est notre marge de progression. Même si on a quand même cinq victoires à l’extérieur, on a parfois des défaites assez importantes à l’extérieur comme à Toulon, Bordeaux, Clermont et Toulouse. Puis Agen qui luttait pour le maintien a eu beaucoup plus d’envie que nous et ça s’est ressenti.

Sans dire que l’équipe peut parfois être dans le confort, comment interprétez cela ?

T.R. : Il y a peut-être du relâchement. Pour l’instant, on est une équipe qui a besoin d’être sous pression pour sortir des résultats. Il faut que l’on sorte de ce schéma-là.

Ce samedi 18 mai 2019, contre La Rochelle, vous avez l’occasion d’aller chercher un premier barrage à domicile, un an jour pour jour après le barrage à succès à Toulon...

T.R. : On serait très heureux de pouvoir un recevoir un barrage cette année. L’an dernier, on était très content de se qualifier dans les six. Pour le coup, cette année, si on ne se qualifie pas en étant troisième ou quatrième, ce sera une certaine désillusion. On a progressé et on veut recevoir ce quart de finale qui serait historique pour le club.

Ce parallèle entre les deux dates monte parfaitement la progression du LOU sur un an...

T.R. : Mais après, il faut valider ce week-end et l’on peut également perdre à domicile en barrage. Ce n’est pas une fin en soi de recevoir, il faut gagner. L’an dernier, aucune équipe qui recevait n’est passée. C’est un plus de pouvoir avoir son public mais c’est loin d’être fait.

" Il faut que j’en fasse plus si je veux atteindre le haut niveau "

Avec 22 feuilles de match sur 24 possibles en Top 14, vous êtes avec Francisco Gomez Kodela le joueur le plus souvent sollicité de l’équipe. Cela doit vous satisfaire...

T.R. : Oui… (il hésite) Certes j’ai été beaucoup utilisé, après j’ai été pas mal de fois remplaçant et il y a eu du turnover. Il y a de la satisfaction, plus ou moins. L’an dernier j’ai vraiment beaucoup joué et cette année un peu moins. Je suis un peu plus frustré. On voudrait être titulaire à tous les matches même si l’on sait que c’est impossible. C’est un sentiment assez partagé, je suis content mais je me bats pour une place de titulaire indiscutable. Pour l’instant, ce n’est pas acquis et je continue de me battre pour ça.

Cela démontre quand même une certaine régularité de votre part...

T.R. : Il ne faut justement pas tomber dans cette régularité. Il faut en faire plus pour être un titulaire indiscutable et progresser. Il ne faut pas se contenter d’être dans le groupe et de dire que c’est bien. Il faut en faire encore plus. C’est pour ça que c’est un sentiment mitigé. J’ai un peu de déception d’avoir fait peut-être une moins bonne saison que l’an passé.

Sur quels aspects ?

T.R. : C’est difficile à dire mais peut-être moins tueur dans les franchissements et j’ai l’impression d’avoir mis moins de gros plaquages sur le plan défensif. Après mon temps de jeu a été un peu plus réduit cette année. Il faut que je retrouve cela, être capable de faire avancer l’équipe. Je sais que je peux en faire davantage mais il ne faut pas que je me contente de gagner deux ou trois mètres à chaque fois ou de faire tomber mes adversaires. Il faut que j’en fasse plus si je veux atteindre le haut niveau.

Est-ce l’objectif ?

T.R. : Mon objectif est le même. Être titulaire indiscutable dans mon club. C’est ce qui amène après au niveau international. Cela passe par des très bons matchs en tant que titulaire.

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