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Tadjer : "C’est un gros challenge qui m’attend"

Tadjer : "C’est un gros challenge qui m’attend"

Le 19/07/2019 à 10:20

TOP 14 - Le talonneur, chaleureusement accueilli par le public clermontois, a repris l’entraînement avec son nouveau club. L’ancien joueur de Massy, de Brive et de Grenoble, affuté comme jamais, est conscient de la tâche qui l’attend à l’ASM.

Quand vous avez signé à l’ASM, vous aviez dit : "L’ASM c’est l’Amérique." C’est tellement différent de ce que vous connaissiez ?

Oui car quand tu signes à Clermont, tu sais que tout va être plus dur. La musculation, la rigueur, les entraînements, le physique, la nutrition… Tu te prépares en conséquence. Surtout pour moi qui aie évolué dans des clubs qui jouaient le maintien ou en Pro D2, c’est un grand changement mais je m’y suis préparé. Il y a un John (Ulugia) qui est un très gros talonneur, Yohan (Beheregaray) qui est très bon aussi. Il y a un gros challenge qui m’attend mais c’est comme ça que ça marche, il faut de la concurrence pour se tirer vers le haut. Je suis prêt mentalement et je suis prêt physiquement en perdant neuf kilos avant de venir. Le plus dur reste à faire, il faut continuer à faire ces efforts pour bien attaquer ce début de saison.

La préparation physique de l’ASM est aussi dure qu’on le dit ?

Oui c’est dur et je suis descendu à 109 ou 110 kilos cet été. Je n’ai pas fait ce poids depuis les minimes. J’étais à 119 lors de mon dernier match. En s’entraînant, en régulant l’alimentation, en veillant à des choses simples, on a des résultats. Quand j’ai rencontré "Séb" (Bourdin, le préparateur physique ndlr) il m’a dit : "Perds vite quelques kilos car cela va être dur." Donc j’ai pris un gros coup de pression (sourires). J’ai fait ces efforts mais il faut continuer. Il est dur avec nous mais on n’a rien sans rien. Cela fait dix ans qu’il est au club et on voit les résultats. Cela joue partout pendant quatre-vingt minutes, c’est impressionnant. Cela porte ses fruits.

La pelouse hybride du stade Marcel-Michelin à Clermont - septembre 2016

La pelouse hybride du stade Marcel-Michelin à Clermont - septembre 2016Icon Sport

Est-ce que l’on se fait des idées avant de rejoindre un club comme l’ASM ?

Quand tu arrives, cela fonctionne comme tu le penses : c’est millimétré, c’est cadré avec un timing serré. Tout est fait pour améliorer la performance au plus haut niveau donc c’est le top.

" "J’emmagasine l’énergie des mauvais commentaires pour me donner de la force et faire taire les critiques ""

Après l’annonce de la retraite de Benjamin Kayser, c’était une chance pour vous de rejoindre Clermont ?

C’est ça. J’ai lu que pour certains ce n’était pas une bonne chose que je signe à l’ASM mais pour moi c’est une très bonne chose ! J’emmagasine l’énergie des mauvais commentaires pour me donner de la force et faire taire les critiques. Mais c’est le jeu. Il y en a qui critique, d’autres qui supportent, cela ne me dérange pas.

Dans les autres clubs, vous aviez une pression négative. Vous allez basculer sur d’autres objectifs ?

C’est sûr. J’ai l’expérience de jouer des matches à haute tension qui peuvent te faire descendre et là ce seront je l’espère des matches sous tension qui peuvent te qualifier. La pression reste là même : c’est celle de réussir tes lancers, de faire une bonne mêlée ou un bon plaquage. C’est la même chose sauf que l’objectif est différent. Ce sera encore plus intéressant et plus important pour moi.

Top 14 - Judicael Cancoriet (Clermont)

Top 14 - Judicael Cancoriet (Clermont)Icon Sport

En arrivant à l’ASM, vous retrouvez des visages connus comme Judicaël Cancoriet, votre ancien coéquipier à Massy. C’est un plus ?

On a jamais perdu contact, on s’est toujours écrit, comme avec plusieurs joueurs de Massy. Je suis content de le retrouver. Je retrouve un homme car quand je l’ai quitté c’était un petit garçon. C’est cool. Du coup, c’est lui qui me guide (sourires). Il me montre un peu les endroits sympas à Clermont. Je connais aussi bien Rabah (Slimani), on a joué pour l’Île de France ensemble, on a joué l’un contre l’autre et on est de la même génération.

En venant à Clermont après avoir déjà connu Brive et Grenoble, l’adaptation est plus facile ?

Je suis très famille, c’est surtout pour eux que j’ai eu du mal à quitter la région parisienne mais une fois que l’on s’adapte ailleurs on a du mal à revenir. C’est pour ça que l’on s’est installé sur les hauteurs de Clermont, c’est très calme.

Vous avez souvent haussé le ton dans le passé dans les équipes où vous étiez. C’est quelque-chose que l’on pourrait vous voir faire ici ?

J’arrive sur la pointe des pieds et ici je ne suis pas sûr que j’aie à le faire quand on a dans son groupe des joueurs comme Fritz Lee, Yato ou Morgan… pour ne citer qu’eux. Si je dois le faire et je dis bien SI, je le ferai car j’ai toujours été un leader dans l’âme et par le combat devant mais il y en a d’autres qui sont plus légitimes que moi pour hausser le ton.

Mike Tadjer et François Uys lors de la reprise du FC Grenoble

Mike Tadjer et François Uys lors de la reprise du FC GrenobleMidi Olympique

Le début de saison sera marqué par un derby contre Brive lors de la troisième journée, contre Brive, l’un de vos anciens clubs. Excitant ?

Oui cela va être sympa (sourires). C’est leur premier match à domicile et le 100e derby avec une nouvelle pelouse. Tout sera fait pour avoir un gros match. On va d’abord commencer par recevoir La Rochelle et on verra ensuite. Il n’y aura que des grosses affiches. Avec ma femme on cherchait les grosses affiches sur le calendrier sauf que maintenant quand tu joues à Clermont c’est toi la grosse affiche chaque weekend. Il faudra aller chercher des points à chaque journée.

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