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Rebbadj : "Faire partie des joueurs qui montrent l'exemple"

Rebbadj : "Faire partie des joueurs qui montrent l'exemple"

Le 06/11/2019 à 10:47Mis à jour Le 06/11/2019 à 10:48

TOP 14 - S'il est le joueur le plus utilisé du championnat (640 minutes) depuis le début de saison, Swan Rebbadj demeure convaincu qu'il lui reste certaines marges de progression, à commencer par le leadership.

Rugbyrama : Swan, depuis le début de saison vous avez disputé 640 minutes de jeu (sur 640). Vous attendiez-vous à être le joueur le plus utilisé du Top 14 ?

Swan Rebbadj : Je savais qu'il manquait des joueurs à mon poste, ainsi j'imaginais être sollicité... Mais je n'aurais jamais pensé faire huit matchs complets. C'est une super surprise. J'aurais difficilement pu faire mieux (sourire). En revanche, en ce qui concerne mes performances, j'aimerais progresser encore.

Qu'aimeriez-vous encore travailler ?

S.R. : Je me challenge à chaque match, et c'est peut-être évident, mais j'aimerais m'améliorer dans tous les secteurs. Le principal ? En défense il faudrait que je sois plus rigoureux.

Sur quel point Patrice Collazo vous demande d'insister ?

S.R. : Il aimerait que je devienne un leader. Que je prenne un peu plus les choses en main. Quand il y a une touche importante, que je prenne les bonnes décisions. Quand il y a une mêlée, que je rassemble les mecs, que je les serre et les rassure.

Quel type de leader pensez-vous pouvoir devenir ?

S.R. : Parmi les leaders il y a celui qui organise, un dix de préférence. Celui qui donne des consignes, le capitaine. Ceux qui doivent faire avancer, le numéro 8 notamment. Ou alors des leaders de vestiaire. Il n'y a pas un leader qui ressemble à un autre, et Patrice me demande simplement de faire partie des joueurs qui montrent l'exemple, qui rassurent ses coéquipiers.

Top 14 - Swan Rebbadj (Toulon) contre Perpignan

Top 14 - Swan Rebbadj (Toulon) contre PerpignanIcon Sport

Pensez-vous, alors, avoir l'étoffe d'un leader ? Est-ce un rôle que vous endossiez dans les catégories jeunes ou à Port-de-Bouc, avant de rejoindre Toulon ?

S.R. : Non j'ai toujours été réservé, timide. Je dois faire un vrai travail sur moi-même, mais ça me fera du bien, c'est certain.

Votre petit frère Rayan (20 ans) côtoie désormais régulièrement le groupe professionnel. Est-ce que ça vous donne une responsabilité supplémentaire ?

S.R. : Ça compte, bien sûr, mais vis-à-vis de Ryan je pense surtout à être un exemple, plus qu'un leader. Pour l'aider à prendre les bonnes décisions. Je veux remplir mon rôle de grand frère, en somme. Par ailleurs, en ce moment il est revenu vivre chez moi. On peut vivre séparés, mais on est mieux à deux (sourire).

Vous avez porté le brassard à plusieurs reprises la saison passée. Qu'en est-il cette saison ?

S.R. : Ce n'est plus d'actualité. Nous n'en avons pas reparlé avec Patrice. Je pense qu'il m'enlève cette pression, pour me permettre de me concentrer davantage sur la touche, sur les lancements et sur mon rôle sur le terrain.

La touche, justement, a bien fonctionné lors du deuxième bloc, après avoir montré quelques difficultés lors du premier, notamment à Bordeaux. Comment avez-vous rectifié le tir ?

S.R. : Il manquait tellement de monde... C'était compliqué ! Par moment j'étais le seul à pouvoir sauter, donc c'était facilement lisible. À Bordeaux nous sommes passés complètement à côté... En suivant, nous avons beaucoup travaillé, et trouvé des solutions. Maintenant il faut continuer.

Physiquement, comment vous êtes-vous senti lors de ces deux premiers blocs ?

S.R. : À la fin du deuxième je ressentais un peu de fatigue, mais c'est normal. La vraie bonne nouvelle concerne ma cheville gauche. L'année dernière elle m'a beaucoup handicapé et désormais je n'ai plus de douleur. Je n'aurais jamais pu enchaîner ainsi la saison passée, mais c'est derrière moi. La clé pour moi ça a été de réguler davantage mon hygiène de vie...

Top 14 - Julian Savea et Swan Rebbadj (Toulon) contre le Stade français

Top 14 - Julian Savea et Swan Rebbadj (Toulon) contre le Stade françaisIcon Sport

Vous ne le faisiez pas par le passé ?

S.R. : Pas suffisamment ! Désormais je m’étire tous les jours, je me repose plus, je mange mieux... Ça me fait du bien.

Pensez-vous que votre parcours "atypique" (pas de pôle Espoirs ou de sélections jeunes, Rebbadj n'est arrivé qu'en Crabos à Toulon) ne vous a pas permis de prendre conscience plus tôt des enjeux qui entourent l'hygiène de vie ?

S.R. : Exactement... alors j'apprends en ce moment ! Les kinés m'ont toujours dit de faire plus attention, mais je ne pensais pas que c'était à ce point la clé. Je prends conscience que mon corps est mon outil de travail. Ça paraît certainement logique, mais ça change vraiment beaucoup de choses sur le terrain.

Avez-vous également dû apprendre à manger différemment ?

S.R. : Pas vraiment, sur la bouffe je me fais plaisir (rires) ! Je suis longiligne, il faudrait même que je prenne du poids. J'ai tendance à plus perdre que gagner. En ce moment je suis à 115 kilos et il faut que j'y reste. Mais voilà, je découvre qu'il faut tout le temps être sérieux, et ça m'aide beaucoup.

Etzebeth arrivera à Toulon prochainement. Comment appréhendez-vous l'arrivée d'un champion du monde à votre poste ?

S.R. : La concurrence fera nécessairement du bien au groupe. Alors je ne crains pas son arrivée, ça ne peut que me tirer vers le haut. Personnellement ça va me pousser à travailler davantage. Pour essayer de jouer à ses côtés. Je ne suis pas du genre à pleurer et me dire "c'est bon, il est là, je ne vais plus jouer". Au contraire. Puis je pense qu'il nous donnera des conseils. Je pense que naturellement je vais essayer de regarder comment il travaille pour m'en inspirer.

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