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Stade français : une journée pas comme les autres

Stade français : une journée pas comme les autres
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 12/11/2019 à 20:36Mis à jour Le 12/11/2019 à 20:37

TOP 14 - Le Stade français a confirmé ce mardi soir le départ de son manager Heyneke Meyer. Le club de la capitale assure que ce dernier a présenté sa démission, d'autres témoins assurent qu'il y a été poussé.

Dans l'après-midi, Thomas Lombard a informé les joueurs de la situation et de la mise à l'écart des adjoints de Meyer : Pieter De Villiers, Dewald Senekal (avants), John MacFarland (défense) et Ricardo Loubscher (arrières). C'est le duo Laurent Sempéré-Julien Arias qui va assurer l'intérim.

La septième défaite en neuf rencontres aura finalement été celle de trop pour Heyneke Meyer. Deux jours après le revers à domicile dans le derby face au Racing 92 dimanche (9-25), Thomas Lombard, le nouveau directeur général du Stade Français, a convoqué l'ensemble des joueurs du groupe à une réunion aux alentours de 16 heures au siège du club. Alors que le président propriétaire Hans-Peter Wild avait répété, à la veille du derby, qu'il avait toute confiance en Heyneke Meyer, le directeur sportif aurait présenté sa démission. En interne, on assure qu'il y a été contraint. Qu'importe, le résultat est le même. Et forcément, ses adjoints n'ont pas été épargnés.

Pieter De Villiers, Dewald Senekal (entraîneur des avants), John McFarland (entraîneur de la défense) et Ricardo Loubscher (entraîneur des arrières) ont été écartés. Entre ce staff technique et une grande partie des joueurs, la rupture était consommée depuis déjà de longues semaines. Le club de la capitale est actuellement lanterne rouge du Top 14 et affiche la plus mauvaise attaque et la pire défense du championnat. La situation était telle que les avocats du Docteur Wild, dont François Illouz qui s'est rapproché du club depuis plusieurs semaines, avaient communiqué au Docteur Wild la semaine dernière le coût de restructuration et de licenciement éventuel du staff technique...

Top 14 - Pieter de Villiers (au milieu) et Heyneke Meyer (à droite) (Stade français)

Top 14 - Pieter de Villiers (au milieu) et Heyneke Meyer (à droite) (Stade français)Icon Sport

Dès leur arrivée au stade, ce mardi matin, les joueurs ont senti que la journée ne serait pas ordinaire. Lors de la séance vidéo, Heyneke Meyer n'était pas présent, ni aucun de ses adjoints "sud-africains". Seuls Laurent Sempéré et Julien Arias, nommé entraîneur il y a quelques jours, ont assuré le débriefing de la rencontre de dimanche contre le Racing 92. À midi, Yoann Maestri et ses partenaires ont été avertis que le déroulement de la journée serait finalement bien modifié. Et pour cause. Tous les joueurs du groupe professionnel ont alors été convoqué à 16h00 en salle vidéo, située dans les entrailles du stade Jean-Bouin, par Thomas Lombard et le propriétaire allemand Hans-Peter Wild.

Une réunion qui a duré, selon un protagoniste, environ "15 à 20 minutes" et au cours de laquelle c'est Thomas Lombard qui a pris la parole pour annoncer le départ de Heyneke Meyer et une grande partie de ses adjoints. Ces derniers avaient, eux, été avertis dans la matinée et quitté le stade Jean-Bouin quasiment dans la foulée. Plusieurs joueurs les ont croisé sans aucun échange entre les deux parties. Au cours de la réunion, l'ancien consultant de Canal + a tout de même souhaité rendre hommage à l'ancien coach des Springboks devant l'ensemble des joueurs assurant qu'il était "un grand entraîneur" et qu'il était déçu que "cela n'ait pas fonctionné." De son côté Hans-Peter Wild a aussi fait part de sa déception. Il a également regretté auprès de ses joueurs que l'information de la tenue de la réunion ait fuitée dans la presse. "Ce qui se passe entre nous doit rester entre nous" a-t-il dit en creux.

Top 14 - Hans-Peter Wild (propriétaire du Stade français) et Thomas Lombard (directeur général du Stade français)

Top 14 - Hans-Peter Wild (propriétaire du Stade français) et Thomas Lombard (directeur général du Stade français)Icon Sport

En suivant, les joueurs se sont réunis avec Laurent Sempéré et Julien Arias qui ont donc pris du galon pour assurer l'intérim, alors que débute la quinzaine européenne. Entre-eux, la discussion a été franche et sincère. Un vote à mains levées a été organisé pour savoir si tous allaient adhérer à l'aventure qui se présente désormais devant eux. Union sacrée, cause commune, le pacte a été scellé. Parce qu'en raison de la situation comptable du club, c'est désormais la survie dans l'élite d'un monument du rugby français qui est entre les mains des joueurs.

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