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Senekal : "Les victoires, ça ne s'achète pas"

Senekal : "Les victoires, ça ne s'achète pas"

Le 08/09/2019 à 09:24Mis à jour Le 08/09/2019 à 09:28

TOP 14 - Vainqueur difficilement de Bayonne, le Stade français, après une entame parfaite, s'est fait peur en fin de rencontre. Toutefois, c'est le premier succès du club de la capitale cette saison. Et Dewald Sénékal, l'entraîneur des avants parisiens, réclame de la patience.

Rugbyrama : Après une première demi-heure maîtrisée, le Stade français a semblé un peu plus en souffrance. Est-ce votre sentiment ?

Dewald Sénékal : Le problème, c'est que nous n'avons pas respecté jusqu'au bout nos consignes sur la stratégie à mettre en place. Sur les vingts premières minutes, comme les Bayonnais sont très joueurs sur les turn-overs, nous voulions mettre le ballon dans leur dos et les mettre sous pression pour les obliger de sortir de leur camp à la main. Ça nous a réussi sur la première demi-heure.

Seulement, en raison de nos erreurs et de notre indiscipline qui aurait pu nous coûter chère à la fin du match, nous avons donné le bâton pour nous faire battre. Heureusement, ça s'est bien terminé. Nous sommes heureux de cette première victoire. Une victoire avec beaucoup de jeunes joueurs français sur la feuille de match (ndlr : 14 français dans le XV de départ). Et ces joueurs-là doivent apprendre à être plus tueurs quand ils sont dans une situation de domination.

Justement, vous aviez une charnière très jeune avec Coville et Ségonds. Comment avez-vous jugez leurs prestations ?

D. S. : C'est un fait que je veux souligner : nous avions 19 JIFF sur la feuille de match, dont certains sont très jeunes. Ils ont tous montré beaucoup d'envie, mais en raison de leur jeunesse, ils manquent parfois un peu de maîtrise. C'est normal. Il faut l'accepter. Quant à Arthur et Joris, ce n'était que leur deuxième match ensemble. Ils sont en train de construire leur charnière. Ils ont la tête bien posé sur les épaules et c'est vraiment intéressant pour le Stade français et pour le futur de l'équipe.

Top 14 - Arthur Coville (Stade français) avant sa blessure contre Bordeaux-Bègles

Top 14 - Arthur Coville (Stade français) avant sa blessure contre Bordeaux-BèglesIcon Sport

Le Stade français a beaucoup souffert en mêlée fermée, notamment en seconde période. Pourquoi ?

D. S. : Notre conquête est en construction. Il nous manque de nombreux éléments forts, des éléments qui ont de l'expérience. Des nouveaux joueurs nous ont rejoint dernièrement. Koroï et Sadie n'ont eu que deux séances avec l'équipe, ce n'était pas simple pour eux d'apprendre les combinaisons en touche, notre façon de défendre les mauls ou encore notre plan de jeu offensif. Avec Pieter, nous essayons d'apporter beaucoup de nouveauté.

Nous sommes donc aussi responsable de ces difficultés. Il faut qu'on devienne plus solide dans ce secteur de la conquête. Le chantier est immense. Beaucoup de gens vont penser que le Stade français, parce qu'il a un gros budget, aurait dû rouler sur Bayonne. Mais les victoires, ça ne s'achète pas. Ça se travaille, ça se construit. Petit à petit, nous allons grandir et évoluer. Je préfère vraiment retenir le positif.

Quel est l'aspect positif de ce match ? Le secteur offensif en première mi-temps ?

D. S. : On veut jouer un rugby très offensif mais uniquement dans les bonnes zones de terrain. C'est ce qui est très important. On le voit dans tous les grands championnats, dans toutes les grandes équipes. Il y a donc ce soir des choses très positives sur le plan offensif.

En revanche, malgré la victoire, le Stade français a encore encaissé beaucoup de points...

D. S. : C'est vrai, seulement toutes les équipes qui viennent jouer sur des terrains synthétiques aujourd'hui ont l'ambition de jouer un rugby offensif. Bayonne a gagné il y a quinze jours au Racing en produisant du jeu. Je suis sûr que beaucoup d'équipe viendront à Jean-Bouin cette saison pour essayer de jouer. Ici, toutes les conditions sont réunies pour ça. Mais, une fois de plus, en France, on veut des résultats très vite. On vit dans un monde où on peut tout faire vite, acheter sur internet en deux clics, aller au « drive ». Seulement, le sport professionnel, ce n'est pas ça. Il faut un peu de patience.

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