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Revol prône une baisse du salary cap

Revol prône une baisse du salary cap
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 13/05/2020 à 09:42Mis à jour Le 13/05/2020 à 11:59

TOP 14 - Discret médiatiquement depuis le début de la crise, le boss du Castres olympique a choisi Midi Olympique pour sortir du silence. Une prise de position forte qui peut ressembler à un pavé dans la mare, à lʼheure où nombre de ses pairs poussent lʼancien président de la LNR (2008-2012) à se représenter à la succession de Paul Goze. Et donc, fatalement, à un embryon de programme...

Voilà pourquoi il est tout sauf anodin dʼentendre lʼactuel boss du CO sʼexprimer au sujet de la baisse des salaires, actuellement négociée par tous les clubs du Top 14 pour faire face à la crise du Covdi-19. "Nous allons donc plus que jamais tester la solidité de notre état d’esprit et de nos valeurs. Les efforts à faire doivent être expliqués pour être recevables, mais je m’y emploierai. [...] Beaucoup de clubs doivent réviser à la baisse leurs charges et la masse salariale représente environ 70% de celles-ci. Donc oui, il faut en passer par là. Mais ce n’est pas suffisant. La remise en question doit être plus large au sein des clubs."

Une remise en question qui passe, à en écouter lʼancien président de la LNR, par un abaissement immédiat et significatif du salary cap. "Cette crise est exceptionnelle, certes, mais elle met en exergue la fragilité de nos structures et ce serait beaucoup plus grave si le gouvernement n’avait pas mis en place des mesures d’accompagnement importantes, notamment celles du chômage partiel qui permettent de bien limiter la casse cette saison."

Une prise de position que Revol argumente par une concurrence étrangère pas si farouche que ça, qui doit permettre au Top 14 de rester concurrentiel par rapport aux autres pays. "Nous sommes le pays qui rémunère le mieux ses joueurs. Est-ce justifié ? Autre question : si nous abaissons le salary cap, le rugby français des clubs ou de l’équipe de France vont-ils perdre leur compétitivité ? Pour moi, la réponse est non. Notre environnement concurrentiel, pour les clubs, c’est principalement l’Angleterre et les Celtes, et globalement ils rémunèrent moins que nous. [...] On peut même envisager un salary cap commun avec les Anglais ! Après, même si le Japon attire à notre place quelques vedettes de l’hémisphère sud en préretraite, cela ne va pas altérer l’intérêt de nos épreuves."

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