Icon Sport

Lagarde : "La survie du club passe par une victoire contre Bayonne"

Lagarde : "La survie du club passe par une victoire contre Bayonne"

Le 22/10/2020 à 09:27Mis à jour Le 22/10/2020 à 09:30

TOP 14 - C'est dans un contexte sportif et extra-sportif difficile que le SUA s'apprête à recevoir Bayonne. Avec un seul point pris, deux défaites à domicile et un staff menacé, les Agenais n'ont pas d'autres choix que de l'emporter samedi face aux Basques. Rencontre avec l'un des cadres du vestiaire qui connaît bien Bayonne pour y avoir joué 2 saisons ( 2016-2018 ) : l'ouvreur Raphaël Lagarde.

Raphaël, on imagine que l'ambiance n'est pas au beau fixe en ce début de saison à Agen ?

C'est vrai que c'est difficile quand on joue le maintien et qu'on ne rentre pas dans les objectifs. Aujourd'hui, toutes les autres équipes gagnent et prennent des points alors c'est dur de travailler dans la continuité et la sérénité quand on enchaîne les défaites. Cette spirale est un peu pesante et peut amener de la pression négative, ce sont des moments difficiles à gérer alors il faut tout faire pour en sortir au plus vite.

Même si le début de saison est raté, le club a l'expérience de ce genre de situation ?

Oui ça nous est arrivé notamment la saison dernière avec une série de 11 défaites ( en Top 14 et Challenge Cup ). Quand on joue le maintien on ne s'attend pas à avoir une victoire tous les 2 matches mais là ce qui est dur, c'est que ça arrive dès le début. En plus il y a un engouement très fort autour du club cette année, avec un recrutement intéressant et le projet du nouveau stade, ce qui crée une forte attente chez nous les joueurs mais aussi chez les partenaires et les supporters. Il y a beaucoup de choses qui rentrent en compte et c'est donc d'autant plus difficile quand les résultats ne suivent pas.

Cette forte attente peut expliquer le mauvais début de saison ?

Non car on est bien protégé par rapport à ça ! Le Président ( Jean-François Fonteneau ) ne vient pas taper du poing sur la table chaque semaine dans les vestiaires même si bien sûr des fois ça a gueulé et c'est normal car il y a de l'attente. On ne doit pas oublier tous les efforts qui ont été faits pour nous cette année mais il n'y a pas eu de pression négative de la part des dirigeants ou partenaires du club.

Top 14 - Raphael Lagarde (Agen)

Top 14 - Raphael Lagarde (Agen)Icon Sport

Des partenaires qui sont venus vous voir à l'entraînement la semaine dernière ?

Ça nous a fait du bien car ça montre qu'il y a du soutien extérieur de personnes qui ont crée de l'emploi, font face à des difficultés financières ou gèrent des centaines d'employés et qui croient en nous en donnant pour le club. C'était un moment important qui nous rappelle que nous sommes chanceux par rapport au monde de l'entreprise avec ses salaires, ses licenciements...c'est une source de motivation pour montrer un plus joli visage du club. Car en dehors des résultats difficiles, le contenu n'est pas non plus au rendez-vous.

Malgré l'ampleur du score, c'est justement ce qu'il faut retenir de positif du dernier match à Montpellier ?

Oui mais ça fait quand même 40 points à la sortie ! Si on veut se donner les moyens de rester en Top 14 ça ne suffit pas de faire 3 passes et de s'envoyer une mi-temps. Oui il y a eu du positif après le match perdu à domicile contre le Stade-Français où ça avait été vraiment le néant. Là il y avait au moins un peu plus de matière pour travailler mais aujourd'hui ce n'est pas suffisant pour exister en Top 14.

Arrive justement ce rendez-vous samedi face à Bayonne. On peut parler de match décisif aussi tôt dans la saison ?

Oui il en fait partie. Quand on regarde les équipes contre qui on a perdu ce n'est pas encore le haut du tableau qui joue les premiers rôles alors si on ne prend pas de points contre ces adversaires-là, ça va être ensuite difficile. C'est sûr que sur ce match contre Bayonne il faut absolument gagner, on n'a pas le choix. C'est la survie du club qui passe par une victoire, on en est conscient. Maintenant on s'est assez mis assez de pression négative, on est tombé assez bas alors il faut passer à autre chose. À nous de bien faire les choses, de s'envoyer et on verra ce qui se passe mais tout le monde est dans le coup, on a pas le choix. On a un groupe soudé avec des bons jeunes issus de la formation agenaise qui poussent et on fera le point après le match contre Bayonne.

En cas de mauvais résultat samedi, le staff pourrait être menacé. Comment vivez-vous cela dans le groupe ?

Nous on est en plein dedans et c'est dans ces cas là qu'on est le moins au courant. On est dans l'interrogation mais il faut faire abstraction de cela car c'est une situation compliquée et à mes yeux on est tous dans le même bateau. Après il ne faut pas rêver non plus, ce n'est pas parce qu'il y a un changement de staff que tout s'arrange. En tout cas on reste un groupe soudé avec le staff.

Quel regard portez-vous sur l'Aviron bayonnais, un club que vous connaissez bien ?

Ils sont dans la continuité. C'est un groupe appliqué, qui travaille bien, avec du caractère, qui ne lâche rien et qui joue tout. C'est une belle équipe on le sait alors à nous d'être sérieux car ils ont de la qualité avec des jeunes joueurs qui jouent bien les coups.À nous de ne pas les laisser jouer.

La saison dernière avait donné lieu à deux rencontres folles...

Exactement ! En plus on s'est retrouvé cet été pour un entraînement dirigé pendant la préparation alors on se connaît bien ( rires ). En tout cas ce sont des matches que j'apprécie personnellement car il y a du jeu. J'espère qu'on aura du répondant face au jeu assez ouvert qu'ils pratiquent avec du mouvement mais aujourd'hui le plus important, c'est le résultat.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés