TOP 14 - Racing 92 : des absences qui ne pardonnent pas

Le 19/09/2019 à 17:11Mis à jour Le 19/09/2019 à 17:12

Sur courant alternatif depuis le début de la saison, le Racing 92 est trop souvent absent dans le combat. Après quatre journées marqués par trois défaites, le club francilien se cherche toujours…

La première impression n’avait pas vraiment convaincu. Elle était même un brin inquiétante. Ce 24 août sur la pelouse de l’Arena, la défaite face à Bayonne (17-24), lors de la première journée du TOP 14, avait révélé quelques grossières absences des Ciel et Blanc dans l’engagement, la discipline, le réalisme malgré une très nette domination territoriale. Si la formation basque a depuis titillé d’autres équipes, le Racing 92, lui, est encore en rodage. Dixième avec 6 points, la formation de Laurent Travers sauve pour l’instant les meubles grâce à deux bonus défensifs décrochés contre Toulouse (20-17) et dernièrement à Toulon (32-29). Mais le sentiment demeure le même : la frustration de ne pas maîtriser les rencontres dans leur totalité. "On peut nourrir de vrais regrets. Quand on joue seulement 30 minutes sur 80, c'est difficile d'espérer gagner un match à l'extérieur", reconnaissait à Mayol Laurent Travers.

" "On n'a pas fait ce qu'il fallait pour prétendre avoir du repos""

Top 14 - Laurent Travers (entraîneur du Racing 92)Icon Sport

Et le directeur du rugby d’ajouter : " On a été absents dans le combat, dans l'intensité, dans tous les domaines... On n'a pas fait le travail. On va beaucoup travailler la semaine prochaine, on n'a pas fait ce qu'il fallait pour prétendre avoir du repos." Le message est clair. L’heure est déjà au recadrage alors que le Racing 92 n’a pas droit à l’erreur cette saison après un dernier exercice particulièrement décevant (élimination en quart de finale du TOP 14 et de la Champions Cup, ndlr). En l’absence de dix cadres partis disputer à la Coupe du monde au Japon (Chat, Le Roux, Lauret, Machenaud, Vakatawa, Nakarawa, Tameifuna, Russell…), la formation francilienne bafouille son rugby.

" "Si on veut gagner des trophées, nous devons être capables de jouer 80 minutes de haut-niveau""

Un constat dont les joueurs sont tout à fait conscients. "Si on veut gagner des trophées, nous devons être capables de jouer 80 minutes de haut-niveau, insiste le trois-quarts irlandais Simon Zebo. Quand tu joues le Leinster, le Munster, les Saracens ou Clermont, les grosses équipes dans des matchs couperets, tu perds si tu joues comme nous l'avons fait. Nous devons apprendre de ce match particulier, et continuer à travailler, pour eviter de telles déconvenues." D’autant que la prochaine rencontre face au LOU pourrait alourdir un peu plus le bilan de ce début de saison poussif.