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Racing 92 : Comment se relever après ce nouvel échec ?

Racing 92 : Comment se relever après ce nouvel échec ?

Le 03/04/2019 à 09:23Mis à jour Le 03/04/2019 à 12:07

TOP 14 - Comme les années précédentes, le Racing 92 a échoué dans sa quête suprême du Graal européen. L’expérience de la saison passée montre la difficulté de repartir de l’avant en Top 14 après une telle déception.

Certains diront qu’après un gros échec, enchaîner immédiatement par un nouveau défi de taille est la meilleure des thérapies. En ce sens, le déplacement terrible qui arrive à Clermont serait un bon moyen pour ces Racingmen meurtris de vite tourner la page de la coupe d’Europe, sous peine de prendre la même correction qu’en début de saison (17-40). Sitôt le quart de finale de dimanche terminé, l’entraîneur des avants franciliens Laurent Travers n’a d’ailleurs pas manqué d’appeler ses troupes à la remobilisation pour le voyage en terre auvergnate.

Laurent Labit et Laurent Travers, entraîneurs du Racing

Laurent Labit et Laurent Travers, entraîneurs du RacingIcon Sport

Malgré lui, son binôme Laurent Labit avait quant à lui effleuré le sujet de l’après la semaine passée : "Ce n’est pas comme pour les phases finales de Top 14 où on sait que derrière, il n’y a plus rien, c’est le vide et il faut attendre trois mois pour reprendre la compétition. Là, les Toulousains peuvent se dire que même s’ils perdent contre nous, il leur restera le championnat pour se rattraper." Et ce qui est valable pour Toulouse l’est aussi pour le Racing 92, par ailleurs jamais absent des phases finales hexagonales depuis sa remontée en 2009. Mais suffit-il seulement de le dire pour s’en convaincre ?

" Espérons que notre équipe de cette année ressemble plus à celle de 2016"

Pas plus tard que la saison dernière, les Ciel et Blanc, battus sur le fil en finale de la coupe d’Europe à Bilbao par le Leinster (15-12), s’étaient ensuite vautrés en demi-finales du Top 14 contre le futur champion castrais (19-14). On se rappellera aussi qu’en 2015, après avoir chuté en quart de finale d’un petit point à la dernière seconde face aux Saracens (11-12), les hommes du tandem Travers – Labit s’étaient traînés jusqu’aux matchs couperets du championnat mais avaient explosé dès le barrage contre le Stade français (38-15), là encore futur lauréat du Bouclier de Brennus. Du côté des Hauts-de-Seine, on préfèrera quand même retenir l’année suivante où, après avoir perdu logiquement sa première finale de Champions Cup contre les Saracens (21-9), le Racing de Dan Carter avait remporté le Top 14 un mois et demi plus tard après une finale épique au Camp Nou de Barcelone (21-29).

Champions Cup - Henry Chavancy (Racing 92) contre Toulouse

Champions Cup - Henry Chavancy (Racing 92) contre ToulouseIcon Sport

"Il n’y a pas vraiment de vérité, soupire le trois-quarts centre Henry Chavancy. On avait réussi à se remobiliser en 2016 et on s’était écroulé en 2018. Espérons que notre équipe de cette année ressemble plus à celle de 2016 ! On est triste mais on sait aussi qu’il y a de la qualité chez nous et que nous sommes capables de faire de belles choses. On ne lâchera rien ! On accuse le coup mais on va se remettre au travail et j’ai bon espoir qu’on se remobilise et qu’on fasse quelque chose en Top 14 car notre objectif unique est désormais le Bouclier de Brennus." Et bien avant cela, six dernières journées de phase régulière à surtout bien négocier pour assurer une place dans le top 6 et se refaire un mental de possible champion.

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