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Qui pourra arrêter Toulouse ?

Qui pourra arrêter Toulouse ?
Par Jeremy Fadat via Midi Olympique

Le 04/04/2019 à 19:09

TOP 14 - Les Toulousains restent sur quatorze matchs sans défaite en Top 14, soit plus de six mois, ce qui constitue un record. En pleine confiance, les hommes d’Ugo Mola impressionnent sur les scènes nationale et européenne malgré les rotations d’effectif. Leurs futurs adversaires français, à savoir Toulon, Clermont et Castres, voudront mettre un terme à cette embellie.

Au moment où les Toulousains vont pénétrer sur la pelouse du Vélodrome de Marseille pour y affronter Toulon, cela fera exactement 190 jours qu’ils n’ont plus connu la défaite en championnat de France. C’était le 20 septembre 2018, face à leur bête noire castraise à Ernest-Wallon, après avoir mené de 19 points à 26 minutes du terme de la rencontre. Plus de six mois, davantage que la moitié d’une année civile. Une éternité à l’échelle de ce sport. Depuis, les hommes d’Ugo Mola restent sur une incroyable série de quatorze matchs sans revers, record battu et en cours pour ce qui concerne le Top 14.

Des Stadistes qui, avec une équipe fortement remaniée ce jour-là, ont seulement concédé un match nul le 23 décembre, à Clermont, alors leader du classement. Mais, au-delà de la démonstration de force sur la scène nationale, les Rouge et Noir ont aussi impressionné sur celle européenne. Tombés dans la poule de la mort, avec Bath, les Wasps et le Leinster, ils ont aligné cinq succès pour une défaite sur le terrain du champion d’Europe en titre.

Top 14 - Jerome Kaino (Toulouse) contre le Racing 92

Top 14 - Jerome Kaino (Toulouse) contre le Racing 92Midi Olympique

Mieux, en quart de finale dimanche dernier, Jerome Kaino et ses coéquipiers ont épaté leur monde en s’imposant au Racing 92 qui avait fait de la Champions Cup l’objectif prioritaire de sa saison, alors qu’ils étaient réduits à quatorze dès la 23e minute après le carton rouge de Zack Holmes. Une rencontre qui a encore mis en lumière la confiance et la maîtrise de ce groupe hors du commun. Ainsi, Mola n’a pas hésité, dans la foulée de l’expulsion, à sortir un troisième ligne (François Cros) pour faire entrer Sébastien Bezy à la mêlée et décaler Antoine Dupont à l’ouverture. Le but : garantir toujours plus de vitesse et éviter toute infériorité numérique derrière sur le synthétique de la Paris-La Défense-Arena.

Tout comme il n’a pas hésité à faire sortir rapidement en deuxième mi-temps Romain Ntamack et Maxime Médard pour miser sur l’impact de Pita Ahki et la précision dans les tirs au but de Thomas Ramos. Pari gagnant et coaching payant. Avec l’impression que rien ne peut dérégler la machine. La preuve : les rotations régulières des dernières semaines ne changent rien aux contenus ou aux résultats et, quand Yoann Huget déclare forfait le week-end dernier pour être remplacé par Lucas Tauzin au pied levé, ce dernier livre une partition dantesque. En clair, à Toulouse, le jeu a pris le pas sur les hommes.

D’autres records peuvent encore tomber

Les chiffres sont éloquents : en 27 rendez-vous toutes compétitions confondues en cet exercice 2018-2019, les Stadistes en ont remporté 22 (pour deux matchs nuls, à Lyon et Clermont). Seuls Montpellier, Castres et le Leinster ont vaincu le tube de l’année. Et encore, le MHR s’est incliné au retour quand les Irlandais avaient chuté à Ernest-Wallon. Alors, jusqu’où peuvent aller les troupes du président Didier Lacroix, lequel a insufflé un vent de fraîcheur qui fait de nouveau de son club le plus gros pourvoyeur du XV de France ? Ces Toulousains, qui comptent déjà 16 victoires, feront-ils aussi bien que leurs aînés de 2008-2009, qui en avaient aligné 21 sur la phase régulière ? Ils n’auraient, pour cela, qu’un droit à l’erreur sur les six dernières journées.

Champions Cup - Thomas Ramos et Cheslin Kolbe (Toulouse)

Champions Cup - Thomas Ramos et Cheslin Kolbe (Toulouse)Icon Sport

Avec déjà 7 succès à l’extérieur, dépasseront-ils le total exceptionnel du Clermont cuvée 2015-2016 en la matière (9) ? Ils devraient alors remporter leurs trois ultimes déplacements. Sans compter que d’autres marques peuvent tomber d’ici les phases finales du Top 14 (record de victoires consécutives ou celui de points d’écart avec le dauphin). Pas sûr pour autant que ce soit l’obsession de cette bande qui doit aussi préparer sa demi-finale européenne à disputer dans deux semaines, à l’Aviva Stadium de Dublin face au Leinster, pour ce qui sera la belle entre les deux formations. D’ici là, Toulouse rendra donc visite au RCT avant de recevoir Clermont.

Et, derrière le duel continental, devra retrouver le CO à Pierre-Antoine. Nul doute que le staff va encore puiser dans les ressources de l’effectif pour gérer ce marathon et procéder à un large turnover. Mais justement, quand l’émulation est à son comble, les Rouge et Noir ont prouvé qu’ils étaient capables de tout. Surtout du meilleur.

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