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Lespiaucq : "C’est compliqué d’espérer mieux qu'une défaite sur ce match"

Lespiaucq : "C’est compliqué d’espérer mieux qu'une défaite sur ce match"
Par Rugbyrama

Le 24/03/2019 à 11:56

TOP 14 - Nouvelle défaite frustrante pour la Section paloise (15-24). Contre Montpellier, les coéquipiers de Quentin Lespiaucq ont (encore) eu un passage à vide qui leur a coûté le match. Un scénario qui se répète pour le talonneur béarnais, abattu mais pas résigné.

Rugbyrama : Vous vous attendiez à avoir ce rouleau compresseur face à vous sur ce match, notamment en première mi-temps ?

Quentin Lespiaucq : Il y a un rouleau compresseur quand une équipe est seule sur le terrain. En première mi-temps, les Montpelliérains l’ont été. Nous n’avons pas su répondre présent. Nous savions pourtant qu’ils avaient un pack d’une grande densité et qu’ils allaient jouer de manière à nous faire mal physiquement. Nous connaissions leurs qualités. Mais voilà, nous n’avons pas su répondre sur l’intégralité de la rencontre. Un trou d’air de 20 minutes (entre la 10ème et la 30ème) nous coûte cher et nous fait surtout perdre le match. Après, nous avons couru après le score pendant 60 minutes sans réussir à marquer sur nos rares occasions. C’est compliqué d’espérer mieux qu’une défaite sur ce match.

Sixième défaite de la saison au Hameau… Ça commence à faire beaucoup ?

Q.L. : Oui ça fait beaucoup mais ça fait surtout chier de perdre ici, à la maison. La fierté en prend un coup car nous avons la famille et les amis qui viennent nous voir mais aussi vis-à-vis des supporters qui viennent au stade alors qu’il n’y a plus rien à jouer. C’est rageant pour nous car je le répète, mais on se fait chier. J’espère que nous allons regagner, car la victoire c’est super important pour le groupe.

Top 14 - Quentin Lespiaucq (Pau) contre Bordeaux

Top 14 - Quentin Lespiaucq (Pau) contre BordeauxMidi Olympique

Justement, vous dites qu’il n’y a plus rien à jouer… Mais le maintien, vous y pensez ?

Q.L. : J’y aurais pensé en cas de victoire de GrenoblePerpignan). Si Grenoble avait gagné, on pourrait commencer à baliser un peu parce qu’ils peuvent encore revenir au classement. Mais là, pour l’instant, non, nous n’y pensons pas.

La fin de saison va être longue ?

Q.L. : La saison est déjà longue. Elle le sera encore plus si nous ne réagissons pas. Tout va dépendre des ingrédients que nous allons mettre lors des prochains matches. Je pense que si nous relevons la tête face à Lyon et que nous remettons le pied à l’étrier, je pense que nous pourrons nous faire plaisir. Se faire plaisir c’est l’objectif de la fin de saison. Ce soir, on se fait plaisir sur les cinq premières minutes du match et ensuite on se fait chier parce qu’on n’a pas le ballon et qu’on défend mal… Comme toutes les équipes, quand tu prends des coups, encore des coups, tu faiblis. Au bout d’un moment tu finis par rompre. Alors, si nous arrivons à retrouver le jeu de la Section que nous avons produit en tout début de match et que nous retrouvons notre rideau défensif hermétique, je pense que nous pouvons nous rendre la fin de saison un peu plus belle.

" Les joueurs de Montpellier ne sont pas des "pimpins" de 80 kilos "

Le fait de subir presque constamment, ce n’est pas le plus dur finalement ?

Q.L. : C’est vrai, nous avons subi par vagues tout le match. C’est sûr que moi, je préfère faire subir que subir. Nous avons eu ce trou d’air où nous ne mettons pas les ingrédients nécessaires. On a subi, on se fait chier et on perd. Les joueurs de Montpellier ne sont pas des « pimpins » de 80 kilos qui te rentrent dans la gueule. Là se sont des mecs de 140 kilos et qui arrivent lancés. C’est autre chose. A nous d’être plus tueur pour les prochains matches et de faire subir par notre jeu.

Ne pas mettre les ingrédients ? Vous vous répétez cette saison. Est-ce que ce n’est pas le plus inquiétant finalement ?

Q.L. : Franchement c’est inquiétant parce que ça fait six fois que nous perdons à domicile. Ne pas savoir le faire chez nous, c’est embêtant oui. Nous les mettons pendant 60 minutes mais dans les 20 minutes où nous ne les avons pas mis, on perd et on rentre la queue entre les jambes. C’est ça qui est le plus rageant.

La conquête a été loin d’être parfaite… Vous avez perdu beaucoup de munitions en touche notamment. Comment l’expliquez-vous ?

Q.L. : La mêlée je l’ai encore trouvé bonne ce soir malgré un gros pack en face. La touche, c’est 50/50 et moi le premier ça me rend dingue. Toute la semaine, on bosse et c’est parfait à l’entrainement. Dès que l’on arrive en match nous avons toujours une merde dans le truc. C’est con mais il faut qu’on reparte de l’avant.

Lény-Huayna TIBLE

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