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Top 14 - Quand Paris sort les muscles

Quand Paris sort les muscles

Le 02/09/2018 à 09:03

TOP 14 - Sans être vraiment spectaculaire, le Stade français a une nouvelle fois prouvé face à l'Union Bordeaux-Bègles qu'il possédait de solides arguments en défense et dans le combat d'avants. Ca va saigner...

Dans le seizième arrondissement parisien, le travail de soutier effectué par Heyneke Meyer et son staff depuis trois mois commence à se voir. En défense, d'abord. Depuis l'arrivée au club du Sud-Africain John McFarland (entraîneur de la défense des Springboks lors du Mondial 2015), les soldats roses ont ainsi réalisé des progrès considérables dans ce secteur de jeu. Après avoir étouffé les Catalans à 14 la semaine dernière à Aimé Giral (46-15), les Parisiens n'ont ainsi offert que très peu d'occasions de briller à Semi Radradra et aux attaquants girondins.

Dernièrement, l'entraîneur des avants Pieter de Villiers nous expliquait à ce sujet : "John McFarland a fait trois coupes du monde. Il a une expérience monstrueuse et on sent aujourd'hui chez les joueurs cette envie d'avancer, cette envie de gagner le contact. […] A nos yeux, le plus important était d'abord de construire une base sur la préparation physique. Car c'est le genre de chose qui ne se rattrape pas, au fil d'une saison."

Au-delà d'une défense efficiente, le Stade français millésime 2018-2019 s'appuie aussi sur une mêlée plus conquérante qu'elle ne l'était par le passé. Pénalisés six fois (!) dans ce secteur de jeu à Jean Bouin samedi soir, les Girondins de Jefferson Poirot ne démentiront pas. Pieter de Villiers, l'artisan de ce renouveau, nous confiait il y a peu : "En fin de carrière, je me suis passionné pour la biomécanique et le travail de gainage qui pouvait considérablement aider les joueurs, de la première à la troisième ligne, en mêlée fermée. En fait, le travail de la ceinture abdominale est fondamental. Le but, c'est d'avoir un placement parfait et le tenir très longtemps. Pour dominer son vis à vis ou, au contraire, encaisser sa charge."

A l'été 2018, si le Stade français de Heyneke Meyer est moins spectaculaire que ne l'était probablement celui de Gonzalo Quesada, il semble aussi bien plus solide que toutes les équipes s'étant succédé Porte d'Auteuil ces dernières années. Et ce n'est qu'un début, à ce qu'il paraît...

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