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Mignoni : "J’ai une pensée pour Christophe Laussucq"

Mignoni : "J’ai une pensée pour Christophe Laussucq"
Par David Bourniquel via Midi Olympique

Le 09/11/2020 à 10:00

TOP 14 - Le technicien rhodanien était heureux que ses hommes aient évité le piège agenais.

Avez-vous eu peur de perdre ce match ?

Oui, j’ai eu peur de perdre car Agen est bien revenu dans la partie par notre faute. Nous n’avons pas su tuer le match quand nous en avons eu l’occasion. Nous n’avons pas su être assez efficaces dans les zones de marque et nous nous sommes contentés de nous nourrir de l’indiscipline agenaise, grâce au pied de Jonathan Wisniewski. On a eu des balles pour enfoncer le clou et mettre Agen assez loin. Sans y parvenir. Malgré tout, globalement, le match a été bien maîtrisé. Nous n’avons pas fait un match parfait, loin de là, mais on retiendra essentiellement la victoire.

Vous n’avez pas perdu depuis le 13 septembre. Il était important de garder la dynamique ?

Oui. On a eu encore quelques cas de Covid qui nous ont obligés à repasser en petits groupes de travail à l’entraînement. L’équipe a montré de la force de caractère malgré tous ces petits soucis. Les gars sur le terrain ont su s’adapter au mieux dans une rencontre loin d’être évidente… Ils ont bien su gérer les temps faibles et globalement contenir ces Agenais.

Avez-vous été surpris par l’opposition offerte par les Agenais ?

Pas du tout et il aurait fallu ne pas connaître Agen et son histoire pour prendre cette équipe de haut. On savait que ce serait une finale pour eux. Même s’ils sont dans le dur, ce n’est jamais facile de venir gagner à Armandie. Cette équipe vient de subir un électrochoc et cela s’est traduit sur le terrain. On a vu des garçons surmotivés et ce n’était sans doute pas le meilleur moment pour venir les jouer. J’ai une pensée pour Christophe Laussucq et Rémi Vaquin. Je ne dis pas ça parce que Christophe est un copain. On fait ce métier d’entraîneur par passion et on connaît les règles du jeu. Il doit être fier de ce qu’il a vu ce soir. Son travail n’a pas été vain.

Vous avez été rapidement privés de certains joueurs cadre, tels que Bastareaud. Dans quelle mesure cela a-t-il changé vos plans ?

Nous ne sommes vraiment pas épargnés. On a perdu c’est vrai nos gros porteurs de balle très tôt dans le match. Heureusement, nous ne nous sommes pas affolés. Mathieu (Bastareaud, N.D.L.R.) est sorti commotionné, Mickaël Guillard s’est donné une petite fracture, Patrick Sobela a été touché à une cheville… Mais nous nous sommes adaptés. Les jeunes ont fait de très belles entrées et nous ont permis de tenir le cap. Jérémy Maurouard a été utilisé en troisième ligne. Pour un talonneur de métier, il s’en est plutôt bien sorti.

Mickaël Guillard était omniprésent avant sa sortie…

C’est vrai. C’est l’avenir. Il a 20 ans, vous vous rendez compte ? Il était parti sur de bonnes bases.

Ces blessures tombent mal au vu du calendrier à venir ?

Les blessures ne tombent jamais très bien. Mais c’est vrai qu’en ce moment, entre la crise du covid, qui peut frapper un club à tout moment, et les blessures, être coach est un métier difficile. C’est important de gagner les matchs comme celui de ce dimanche, où l’on n’est pas forcément au meilleur de notre forme mais où l’on arrive à trouver des ressources pour prendre quatre points. Voilà, ce n’est pas parfait, loin de là mais les points sont pris et c’est l’essentiel.

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