Midi Olympique

Pau sait de nouveau gagner

Pau sait de nouveau gagner
Par Rugbyrama

Le 03/03/2020 à 09:18Mis à jour Le 03/03/2020 à 09:30

TOP 14 - Alors qu'ils avaient enchaîné sept défaites consécutives dont quatre à domicile, les Palois ont renoué avec le succès au meilleur moment... et au meilleur endroit.

Il y a des matchs qui marquent forcément une saison. Ce n'est pas toujours dans le jeu, mais c'est souvent dans l'état d'esprit, ou dans les choix réalisés. Alors si l'on devait choisir, de manière totalement partiale et subjective, à Pau, il y a sans doute deux journées à l'extérieur qui compteraient plus que les autres : une victoire à Clermont, (28-37, le 14 septembre dernier) et la dernière en date avant cette 17e journée, sur la pelouse de Bayonne, dans des conditions plus dantesques que le score final (3-9, le 9 novembre). Ça bien sûr, c'est si on a envie de voir le verre au tiers plein. Au tiers, oui, car ces deux victoires marquées du sceau du panache pour Clermont, et du réalisme pour Bayonne, représentent deux des six victoires paloises de la saison.

C'est peu, pour une équipe qui souhaitait jouer les premiers rôles en début d'exercice. Alors quand Montpellier s'est présenté au Hameau pour le compte de cette 17e journée où la Section Paloise était lanterne rouge, les supporters Vert & Blanc ont quelque peu stressé. "On sera derrière eux, quoiqu'il arrive. Mais ce qui nous fait de la peine pour les gars, c'est quand ils perdent à Brive ou contre Clermont ici... Franchement ça fait râler, mais ça fait surtout de la peine" résumait Maxime, fidèle abonné des Béarnais, croisé au stade du Hameau samedi avant le début de la rencontre.

Un réalisme retrouvé

Alors c'est bien peu de dire que tout le monde, du staff palois, aux bénévoles à la buvette, a poussé un grand ouf de soulagement quand Nicolas Corato est allé aplatir le ballon dans l'en-but montpelliérain, offrant ainsi à Pau sa première victoire à la maison depuis... le 19 octobre, et un match gagné face à Castres (37-24). Une victoire qui a surtout pris forme dans un money-time que les Palois n'avaient peut-être jamais aussi bien géré cette saison. Mais la victoire béarnaise s'est aussi dessinée plus tôt, en mêlée notamment, où le pack palois a littéralement concassé les Héraultais, mais aussi dans le choix de l'occupation au pied, exercice parfaitement maîtrisé par Antoine Hastoy, qui a montré une fois de plus des trésors de réalisme. Ajoutez à cela un banc à la hauteur de l'enjeu, avec les entrées décisives de Corato, qui marque l'essai de la gagne, mais aussi d'Habel-Küffner de Barka ou de Slade, qui n'avait plus joué depuis quatre mois et demi, et vous obtenez une Section conquérante, et sûre de ses choix au moment le plus difficile à négocier.

" "On n'est pas sauvés""

Alors forcément, la fête a été belle, accompagnée par la célébration, discrète mais heureuse, de la 300e cape sous le maillot palois d'un Julien Fumat encore très important sur le pré face à Montpellier. Les Palois se sont imposés en même temps que Bayonne et Brive, alors qu'Agen et le Stade Français, concurrents au maintien, chutaient à nouveau. Car c'est du côté du calendrier qu'il faut regarder, pour comprendre pourquoi le co-entraîneur palois, Nicolas Godignon, temporisait samedi soir, avec beaucoup d'humilité."Soulagé, je le serai quand on sera maintenu" a-t-il martelé."Sur les matches qui vont suivre, on joue notre vie".

Dans deux semaines, la Section sera à Agen. Elle se rendra ensuite à Mayol, pour affronter le RCT, puis recevra l'Aviron Bayonnais. Un bloc de trois matchs que les Palois doivent absolument se rendre facile, avant d'affronter La Rochelle, le LOU et le Stade Toulousain. "Il faut qu'on fasse preuve de retenue. On n'est pas sauvés" temporisait également Antoine Erbani. Non, la Section n'est pas sauvée, mais elle n'est de nouveau plus relégable, et surtout, elle a retrouvé le plaisir de sourire en fin de rencontre. Un plaisir dont les Béarnais n'ont plus envie de se priver avec regret d'ici la fin de la saison.

Par Pierre Bergot.

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