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O’Gara déjà prophète en son (nouveau) pays

O’Gara déjà prophète en son (nouveau) pays

Le 15/08/2019 à 13:22Mis à jour Le 15/08/2019 à 13:23

TOP 14 - Pour sa première véritable sortie de l’intersaison devant la presse, ce midi, le Stade Rochelais se savait attendu sur le sujet Ronan O’Gara. Un mois après sa prise de fonction, le récent double vainqueur du Super Rugby impose déjà le respect au sein du club à la caravelle.

"Quand on était tout petit, on le regardait au Tournoi des 6 Nations. C’est impressionnant. Cela fait bizarre de se dire que, maintenant, il est coach, et qu’il y a une dizaine d’années, c’est lui qui faisait la magie sur le terrain. C’est un super joueur et un exemple pour tous." Du haut de ses 20 ans, Jules Favre a les yeux qui pétillent au moment d’évoquer l’un des gros coups de l’intersaison, en France. A savoir l’arrivée, au sein du staff rochelais, d’une légende irlandaise. Ronan O’Gara. 128 sélections avec le XV du Trèfle, plus de 2 500 points marqués et deux coupes d’Europe sous le maillot du Munster ou encore deux Super Rugby remportés comme coach des Crusaders, pour ne citer que quelques lignes d’un CV ô combien riche en titres et records.

Nommé entraîneur principal du club maritime le 12 juin dernier, l’ancien demi d’ouverture n’a pas vraiment eu le temps de souffler cet été. A peine sacré face aux Jaguares début juillet à l’autre bout de la planète, Ronan O’Gara a presqu’aussitôt enfilé le survêt’ jaune et noir. Prêt à plonger dans une préparation des plus discrètes, sur les bords de l’Atlantique. Alors, pour ce qui s’apparentait, ce midi, à la conférence de presse de rentrée du Stade Rochelais, à dix jours de la reprise du Top 14, son nom a forcément fusé. Et autant dire qu’il semble déjà faire l’unanimité au sein de sa nouvelle contrée.

Un investissement sans faille

"Il est arrivé tout de suite après la finale (de Super Rugby, ndlr). Il a montré son envie de démarrer le projet ici, il apporte évidemment son gros niveau d’expérience de joueur. Son expertise et ses compétences aussi comme entraîneur. C’est une bonne collaboration depuis quatre semaines. Avec les joueurs et tout le staff. Il fait des séances d’entraînement vraiment positives, il est bien investi. Tout le monde prend plaisir." Ces louanges sont distribuées par le directeur du rugby rochelais, Jono Gibbes. Son patron, en quelque sorte. Mais surtout l’homme à l’origine de son arrivée en terres rochelaises.

Les deux anciens cracks se connaissent bien. Et s’apprécient de longue date. "Mes cinq premières années au Leinster, à chaque fois que l’on jouait contre le Munster, je le mettais sous pression (rires), raconte le technicien néo-zélandais. Notre relation est conviviale. Tout le monde connait sa personnalité. C’est une personne que tu respectes chaque fois que tu le croises. Quand il était au Racing, je passais du temps avec lui chaque fois que Clermont jouait contre le Racing." L’époque n’est pas si lointaine. Respectivement sacrés champions de France avec l’ASM en 2016 et les Franciliens en 2017, Jono Gibbes et Ronan O’Gara connaissent le Top 14 comme leur poche. Et, pour sa première collaboration sous le même écusson, le duo espère maintenant atteindre des sommets. Ensemble.

Une culture de la gagne d’exception

La signature de Ronan O’Gara, séduit par l’ambiance du Stade Deflandre et le projet rochelais porté par le président Merling, s’accompagne d’une ferveur inédite dans les rangs de ceux que l’on appelle communément les Bagnards à la Rochelle. Au niveau de l’attente sur le plan sportif, tout du moins. "Partout où il passe, il gagne", se réjouit d’avance Quentin, supporter invétéré du club maritime depuis son enfance et déjà intimement convaincu de la possibilité de brandir un trophée dès le prochain exercice. En attendant, celui qui a participé à trois coupes du Monde de Rugby, en tant que joueur, a réussi sa première sur le banc rochelais. Une victoire 33-17, la semaine dernière, en amical contre Clermont (33-17). Et O’Gara a l’occasion de conclure cette première intersaison rochelaise sur un sans-faute demain, jeudi, contre Agen à domicile.

Cette culture de la gagne incarnée par l’Irlandais se fait déjà ressentir dans le vestiaire, à en croire la jeune recrue, au poste de pilier gauche, Reda Wardi: "Le club attend vraiment quelque chose. C’est quand même assez clair, dans les discours des joueurs et des coaches, c’est dans la tête de tout le monde. Il faut essayer de viser le plus haut possible." S’ils gardent la tête sur les épaules, certains cadres du club à la caravelle évoquent déjà, à l’unisson mais sans rien renier du passé, une approche "plus pointilleuse et précise" dans la préparation. La vision anglo-saxonne de Sir O’Gara, déjà adoubé, n’y est pas étrangère. Ronan et ses "compétiteurs", comme il aime le dire, changent encore un peu plus de statut à l’orée de cette nouvelle saison.

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