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MHR : le présent leur appartient

MHR : le présent leur appartient

Le 15/05/2019 à 13:39

TOP 14 - Dimanche à 12h30 au GGL Stadium, les Héraultais disputeront un nouveau match couperet face au Stade Français. Un succès, combiné à une défaite du Racing ou de Castres pourrait leur permettre de rentrer dans les six et leur offrirait une nouvelle “finale” pour la qualification à disputer le week-end prochain à Clermont. Une défaite, la sixième à domicile, et leur saison s’arrêterait net.

Parlez leur de l’avenir et Vern Cotter et ses troupes se reconnectent immédiatement au présent comme un réflexe d’autoprotection : "La seule chose qui m’intéresse c’est le match contre le Stade Français. On connaît l’enjeu de cette rencontre et je pense que toute notre énergie doit être concentrée sur ce rendez-vous. C’est la seule réalité. Le reste, ce ne sont que des hypothèses et on va les laisser de côté. C’est la meilleure chose à faire. L’année prochaine sera l’année prochaine. On attend que cette année finisse car on aimerait bien qu’elle aille jusqu’en finale. Cela passera par la cohésion et la concentration de ce groupe."

Hors de question pour le manager (qui deviendra directeur du rugby) de parler de l’organisation du futur staff ainsi composé : Xavier Garbajosa sera l’entraîneur principal du MHR (même si rien n’est signé), accompagné de Pierre-Philipe Lafond (avants) et épaulé d’adjoints déjà en place et maintenus, comme Julien Tomas, Nathan Hines, Richie Gray et Ian Vass (encore un an de contrat pour les trois derniers cités). Seul Alex King ne sera pas conservé dans l’organigramme sportif.

Seulement deux saisons après l’arrivée de Cotter et ses hommes, Montpellier s’apprête donc encore à prendre un nouveau virage. Une ritournelle adoptée par Mohed Altrad. Et ce, malgré une finale obtenue l’an passé, certes perdue, et une qualification toujours possible cette saison après un hiver meurtrier ; à la fin duquel les leaders des Cistes ont réaffirmé leur confiance à leur “chef” (Cotter) et que le groupe a retrouvé son âme.

" Dimanche, c’est une finale pour nous"

La continuité ne rime décidemment pas avec Montpellier. Et son président, a certainement pensé trop tôt comme beaucoup à l’époque, son équipe condamnée à la mi-février après la cinquième claque reçue à domicile face à l’Usap.

Mais, avant de se projeter, les coéquipiers de Yacouba Camara sont déterminés à finir leur histoire actuelle en beauté : "Dimanche, c’est une finale pour nous. Si on se rate, notre saison sera terminée. " En effet, pour la première fois depuis leur remontada entamée début mars, les Héraultais peuvent être éliminés mathématiquement de la course aux barrages en cas de défaite face au Stade Français.

Si leurs concurrents directs, le Racing (trois points d’avance), Castres (quatre) et La Rochelle, venaient à triompher respectivement à Perpignan, Agen et Lyon. "Il nous reste deux rencontres (contre Paris et à Clermont) à gagner pour décrocher un barrage, même si on n’a pas totalement notre destin en main. Si on ne parvenait pas à se qualifier, ce serait selon moi un échec. Avec l’équipe qu’on a, on devrait être dans les six. (…) Aujourd’hui, le groupe a retrouvé un second souffle. A nous de le conserver, pour je l’espère, faire basculer ces deux ultimes oppositions de notre côté "

Et le MHR (privé de Kélian Galletier durant trois semaines et encore de Johan Goosen) pourra compter sur le retour de Nemani Nadolo dimanche (fin de suspension), pour triompher du Stade Français. Et s’offrir ainsi cette “finale” pour la qualification au Michelin le week-end prochain face à Clermont.

Le choc des conquêtes

Un challenge relevé. Car, les Parisiens (8e à un point du MHR), relancés après leur succès inattendu au Racing, abattront eux-aussi leur ultime carte dans la course à la sixième place au GGL Stadium. Vern Cotter : "Le Stade Français est une belle équipe, surtout à l’extérieur (6 succès et 27 points décrochés, 4e meilleur bilan, NDLR). Il faudra donc qu’on soit en éveil et on le sera. Ils ont un jeu pragmatique qui est basé sur leur force. On va prendre donc cette partie très au sérieux. Il y a des similitudes entres nous et cette équipe mais on ne se ressemble pas forcément. C’est vrai qu’ils sont costauds devant et qu’ils ont besoin d’une bonne conquête. Ils ont aussi des facteurs X comme Fickou et Van Zyl qui peuvent changer le match sur une action. A nous de leur mettre la pression."

Les Cistes, qui ont décroché vingt-huit points sur trente-cinq possibles sur les sept derniers matchs (6 succès) et restent sur deux victoires sans essai encaissé, sont en confiance mais restent prudents. Ils ont retrouvé de la cohésion, de la discipline, une défense souveraine et un fond de jeu, mais leur conquête reste fluctuante et leurs entames de match trop fébriles à domicile (Agen et Grenoble).

Et une question reste également en suspend : auront-ils la force mentale nécessaire pour résister à un huitième rendez-vous consécutif sous pression ? "On peut construire avec les victoires. Je sens plus de confiance et ça c’est important, car les matchs couperets commencent à tourner en notre faveur. A mon avis, la rencontre sera encore serrée dimanche et cette force mentale sera importante pour rester dans notre plan et y croire d’avantage", conclut le manager. Le prix de l’ambition.

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