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Top 14 - Maxime Mermoz : "Il y a quand même beaucoup d'émotion !"

Mermoz : "Il y a quand même beaucoup d'émotion !"
Par Rugbyrama

Le 08/09/2018 à 22:19Mis à jour Le 09/09/2018 à 14:42

TOP 14 - Le centre international revient sur son grand retour au stade Ernest-Wallon 10 ans après l'avoir quitté. La victoire du Stade toulousain 33 à 26 face au Stade rochelais a été marquée par une grande domination des hommes d'Ugo Mola pendant 60 minutes avant un retour au score des Maritimes. Maxime Mermoz évoque également sa complicité avec Romain Ntamack au centre.

Rugbyrama : Quel est votre état d'esprit après ce match réussi grâce à la victoire mais qui aurait très bien pu finir avec le bonus offensif ?

Maxime Mermoz : Oui on peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. On va s'en contenter car on n'est jamais à l'abri de déconvenues. On se donne un peu de confort pour faire sortir la charnière et quelques joueurs et malheureusement on perd le fil parce qu'on n'a plus le ballon. Nous ne sommes pas assez opportunistes et disciplinés dans notre organisation défensive, ce qui donne cette très mauvaise fin de match. J'espère simplement que ce scénario nous servira de leçon pour la prochaine fois. Dans ces moments-là il faut savoir conserver le ballon.

À l'issue d'un match pareil, on peut néanmoins retenir de très belles actions...

M.M. : Bien sûr, il y a eu de très beaux mouvements. D'ailleurs on aurait pu sortir de cette première mi-temps avec beaucoup de regrets puisqu'on manque deux pénalités et on loupe un essai malgré une nette domination. Nous aurions pu leur laisser reprendre confiance mais ça n'a pas été le cas. Il y a eu une forme de patience et de maturité très satisfaisantes dans le premier acte. La fin du match tient plutôt à du relâchement donc il ne faut pas dramatiser davantage.

Offensivement, quand le Stade toulousain montre autant de choses, c'est sûrement le registre le plus stimulant pour vous ?

M.M. : Oui, il y a beaucoup de libertés, tout en ayant un cadre de jeu bien défini. Puis sincèrement, quand tes avants avancent comme ça, c'est beaucoup plus facile ! Ils ont beaucoup franchi et passé après-contact. Jerome (Kaino), Joe (Tekori) par exemple ont su le faire. Les jeux en pivot nous ont ouvert pas mal d'espaces. Si on n'a pas tout ça, pour nous les trois-quarts c'est plus compliqué. Il y a eu un vrai équilibre dans le jeu lors des 60 premières minutes.

Pour votre grand retour à Ernest-Wallon, il y a dû avoir de l'émotion. Avez-vous pensé à la symbolique de ce match ?

M.M. : Je n'ai pas forcément eu le temps d'y penser ! Quand on est sur le terrain, on ne peut pas sortir du match en pensant à son retour. La seule envie, c'est de gagner et de se coucher avec de la satisfaction. Mais après coup, je suis soulagé parce qu'il y a quand même beaucoup d'émotion !

" Faire 80 minutes aujourd'hui « dérouille » un peu le corps, ça fait du bien."

Il faut dire que cela remonte à 10 ans déjà, en juin 2008.

M.M. : Exactement, puis l'aventure est tellement nouvelle... C'est bien de s'en rappeler mais le passé appartient au passé, comme on dit. Je préfère profiter du présent.

On voit que vous montez réellement en puissance, comment le ressentez-vous personnellement ?

M.M. : Je pense avoir de bonnes sensations au niveau des appuis notamment. Bon je ne cache pas que j'ai repris plus tard que le groupe, à la fin juillet au lieu de début juillet. Mais le coach m'a toujours beaucoup impliqué sur tous les ateliers et cela m'a permis de travailler en jouant. Pour compenser j'essaie de me rajouter quelques petites séances pour être à 100% au plus vite. C'est vrai que chaque semaine, j'arrive à franchir une étape et faire 80 minutes aujourd'hui « dérouille » un peu le corps, ça fait du bien.

" Avec Romain Ntamack on prend du plaisir à jouer ensemble"

De façon générale, ce match est-il une grande satisfaction personnelle ?

M.M. : Bien sûr ! Même si des petits grains de sable sont venus gâcher des occasions de marquer sur de beaux mouvements. C'était un peu frustrant mais après avoir marqué un, deux puis trois essais, on a le sourire.

On sent beaucoup de complicité dans la paire de centres que vous formez avec Romain Ntamack. Comment cela se traduit sur le terrain et en dehors ?

M.M. : Ce qu'on veut, c'est jouer ensemble et le plus juste possible. Et je trouve que Romain fait souvent les choix justes. C'est un plaisir réciproque que d'être tous les deux. Il n'y a pas si longtemps on imaginait jouer côte à côte puisque quand j'étais à Toulouse en espoirs, lui était assez jeune. Puis le temps passe, on vieillit et Romain arrive ! On prend du plaisir à jouer ensemble particulièrement dans un match comme celui-ci. Parfois, on tente des choses et on sort du cadre car nous avons beaucoup de libertés ! Il faut savoir doser la part de folie en évaluant les risques. En tout cas on est sur la même longueur d'ondes.

Propos recueillis par Quentin Put

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