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Dal Maso : "Ça ne nous ressemble pas"

Dal Maso : "Ça ne nous ressemble pas"
Par Vincent Bissonnet via Midi Olympique

Le 22/10/2020 à 19:00

TOP 14 - L'entraîneur des avants de Brive revient sur le revers subi face au Stade toulousain, parle en toute franchise du rendement de sa conquête et se projette sur l'échéance de dimanche à Montpellier.

L'analyse vidéo de la large défaite face à Toulouse a-t-il confirmé l'impression à chaud ?

C'est simple, nous ne sommes pas entrés sur le terrain. Alors qu'il y avait le Stade toulousain en face, tout de même. Du coup, l'équipe a pris des essais trop facilement sur les premiers temps de jeu. Il n'y avait pas l'intensité nécessaire. Il y a eu un manque cruel d'agressivité. Le problème, c'est que lorsque l'on joue des équipe de ce niveau, pour une formation comme la nôtre, il faut avoir un investissement maximum sur les bases pour espérer rivaliser.

Pourtant, l'enjeu était de taille et le prestige aussi. Il y avait de quoi être motivé...

Je ne dis pas que les joueurs n'avaient pas envie. Mais ils n'ont pas su mettre de l'impact sur le terrain. Du coup, nous avons beaucoup subi. Et en reculant, on a même perdu Peet Marais pour deux mois sur blessure (poignet)...

On imagine la teneur du discours en début de semaine. Car ce n'est pas dans les habitudes de la maison...

Ca ne nous ressemble pas, effectivement. Mais il faut savoir que ça peut arriver à toutes les équipes. Les gars se sont souvent relevés les manches par le passé. Il y a une remise en question générale à avoir cette semaine. Peut-être que nous aussi, membres du staff, nous sommes trompés dans l'approche. Cette défaite fait vraiment mal. Après, sur ce match, nous avons aussi dû faire face à un arbitrage très difficile. Il y a au moins douze points encaissés qui n'auraient pas dû arriver.

Ce match à zéro point vient quelque peu ternir une entame de saison plutôt positive, non ?

Oui, c'est vraiment dommage car l'équipe avait bien commencé son championnat. Il n'y a même pas de bonus pour atténuer la déception. C'est une contre-performance mais il ne faut pas non plus s'attarder éternellement sur ce résultat et sa portée. C'était face au Stade toulousain, qui peut s'imposer partout. La semaine d'avant, il l'avait d'ailleurs emporté au Racing 92.

Vous allez chercher à vous relancer à Montpellier. Ce n'est peut-être pas l'endroit le plus propice pour ça...

Le bloc qui s'ouvre est un peu compliqué, effectivement. Il vaut mieux ne pas le prendre dans son ensemble, d'ailleurs : car si l'on se dit que l'on va enchaîner le MHR, Clermont et Toulon, ça peut paraître gros. Tout le monde se focalise d'abord sur le déplacement à Montpellier. Il faudra avant tout parvenir à stopper la puissance de ce collectif. Car c'est une machine. Elle n'est peut-être pas encore pleinement lancée et il ne faudrait pas qu'elle s'emballe contre nous. C'est très solide devant avec des groupés redoutables mais il y a aussi de la vitesse derrière. C'est une très belle équipe dans toutes ses lignes.

De votre côté, avec huit internationaux convoqués et une petite dizaine de blessés, vous vous présentez affaibli en plus...

Oui, il y a beaucoup d'absents. Il est très difficile de parvenir à une composition. Mais je vous rassure, nous serons quinze sur la pelouse au coup d'envoi.

Top 14 - Thomas Laranjeira (Brive) contre Montpellier la saison dernière

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Quel regard portez-vous sur le rendement de votre touche, défaillante face à Toulouse ?

Notre alignement n'est pas au maximum de ce qu'il peut faire depuis la reprise. Il y a des raisons objectives à cela : nous avons deux nouveaux talonneurs, il y a des blessés dans le paquet d'avants... Ce manque de vécu se ressent sur des petits points spécifiques qui font la différence. Ce n'est pas de la faute de Florian Dufour ou d'un autre. C'est tout un collectif qui doit soigner ses réglages pour gagner en efficacité.

Quid de la mêlée ? Avec de nombreux avants dynamiques au sein de votre effectif, est-il plus dur d'avoir une mêlée solide sur les bases ?

C'est le sens de l'histoire d'avoir des première ligne plus dynamiques, plus réactifs dans le jeu. Sur ce secteur aussi, j'estime que nous ne sommes pas au niveau des objectifs. Il y a une cohésion à trouver avec les nouvelles pièces de l'édifice. Ça demande un peu de temps. Il faut redoubler d'efforts pour progresser au plus vite.

Vous entamez votre deuxième année en Corrèze. Comment l'appréhendez-vous ?

C'est souvent la deuxième saison qui est la plus difficile. Il faut s'inscrire dans la continuité tout en amenant de l'innovation pour ne pas lasser les joueurs, les user. J'essaye d'évoluer en ce sens. Sans oublier à quel point les bases sont cruciales dans mes domaines.

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