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Godener : "J’avais peur de passer pour celui qui quitte le navire…"

Godener : "J’avais peur de passer pour celui qui quitte le navire…"

Le 12/09/2019 à 11:03

TOP 14 - Arrivé durant l’intersaison, Loïc Godener (24 ans, 1,88 m, 116 kg) est un précieux renfort pour le pack du Stade français Paris. L’ancien joueur du FC Grenoble revient sur son profil de numéro 8 avant un gros déplacement ce week-end à Bordeaux.

Rugbyrama : Le Stade français se savait attendu pour son premier match à Jean-Bouin. Dans quelle mesure cette victoire contre Bayonne (33-27) a été une bouffée d’oxygène ?

Loïc Godener : Cette victoire a fait du bien aux têtes. On ne va pas se le cacher. Après deux matchs perdus à l’extérieur (Lyon et La Rochelle), on était dans l’obligation de faire un résultat. On s’est fait un peu peur avec un relâchement en seconde période. Mais les anciens sur le terrain ont su remobiliser les jeunes. Yoann Maestri a été franc. On sait que pour nous, les jeunes, c’est souvent compliqué de jouer en TOP 14. On a la chance d’avoir du temps de jeu avec des cadres partis à la Coupe du monde. Il faut qu’on saisisse notre chance.

Vous avez rejoint le club à l’intersaison. Est-ce une revanche dans la mesure où vous n’aviez réussi à percer chez les jeunes (il a quitté le Stade français à 14 ans pour poursuivre sa formation au Racing 92, N.D.L.R.) ?

L.G. : Je me suis posé par mal de questions. J’étais très bien à Grenoble. Je dois beaucoup à ce club mais c’est vrai que j’avais peur de passer pour celui qui quitte le navire au moment où le FCG descendait en PRO D2. Mais par moment, il faut penser égoïstement et tous les voyants étaient au vert pour rejoindre le Stade Français. Je ne regrette rien.

" Louis Picamoles reste à mes yeux une référence"

J’ai lu qu’on avait essayé de vous convertir au poste de talonneur. Ça vous a poursuivi longtemps ?

L.G. : Ah oui, ça m’a poursuivi tard (rire). Au Racing, Laurent Travers m’en avait déjà parlé. Mais non, je ne veux pas. Je n’ai pas la philosophie de jeu d’un talonneur. Heureusement, on me laisse tranquille avec ça désormais.

Pour les gens qui vous découvrent, quel type de numéro 8 êtes-vous ?

L.G. : J’essaye de prendre des meilleurs. J’essaye de bouger comme le fait Alldritt parce qu’on nous demande de plus en plus de courir. Mais Louis Picamoles reste à mes yeux une référence. Après, j’ai des lacunes en touche. Je ne suis pas un bon sauteur. Alors j’essaye de plaquer, de gratter, de porter le ballon.

Top 14 - Loïc Godener (Stade français) à la sortie d'une mêlée

Top 14 - Loïc Godener (Stade français) à la sortie d'une mêléeIcon Sport

Vous êtes très efficace au sol pour gratter les ballons…

L.G. : C’est un geste qui fait du bien, qui permet à la défense de souffler. Quand tu es à cinq mètres de ta ligne et que tu grattes un ballon, c’est un vrai plaisir. Mais c’est un geste qui devient de plus en plus compliqué dans la mesure où les arbitres favorisent plutôt l’attaque. C’est une zone de contact dangereuse, c’est pas facile tous les jours (sourire).

" Il ne faudra pas tricher à Bordeaux…"

Un mot sur Dewald Senekal que vous avez côtoyé à Grenoble. Qu’attend-il de ses avants ?

L.G. : C’est simple, il est passionné par son travail, il se donne à fond. C’est un très gros travailleur, un peu trop par moment (sourire). On doit faire des séances de touche de 45 minutes et ça dure toujours plus longtemps. Mais j’apprécie sa franchise. Il dit les choses dans les yeux. Et il m’a fait énormément progressé. Je lui dois beaucoup. Il m’a laissé devenir le joueur que je suis aujourd’hui.

Votre déplacement à Bordeaux s’annonce comme un gros rendez-vous face à une formation de l’UBB en forme…

L.G. : Avec Lyon, Bordeaux est la meilleure équipe de ce début de championnat. C’est un gros défi mais il n’est pas question de prendre 40 pions comme à Lyon. Il ne faudra pas tricher à Bordeaux.

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