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Top 14 - Le Stade Français : un candidat crédible au titre ?

Le Stade Français : un candidat crédible au titre ?

Le 04/07/2018 à 17:33Mis à jour Le 05/07/2018 à 10:24

Après une saison de transition, le Stade Français espère de nouveau se mêler à la lutte pour le titre. Avec un nouveau staff et quelques renforts de renom, le club parisien semble armé pour se hisser dans les six premières places.

Stop à la figuration ! Après avoir assumé une saison de transition, dont l’issue a bien failli être catastrophique, le Stade Français aborde l’édition 2018/19 du Top 14 sur une nouvelle dynamique et l’espoir de mettre enfin un terme à trois saisons de misère. Personnage discret, le propriétaire Hans-Peter Wild a montré ces dernières semaines que la rigolade était terminée.

En écartant l’entraîneur des avants Olivier Azam pourtant apprécié par les joueurs pour la qualité de son travail et en décochant un élégant coup de balais dans le vestiaire visant 24 joueurs dont Marvin O’Connor (engagé jusqu’en 2021), Steevy Cerqueira (2019), Charl McLeod (2019), Théo Millet (2019), Romain Martial (2019), Matthieu Ugena (2019) ou bien encore Terry Bouhraoua (2020), le milliardaire allemand n’a pas fait de sentiment. "Le réservoir n'est pas assez profond, confiait-il à Rugbyrama.fr en mars dernier. Les numéros 1 sont bons, les numéros 2 un peu moins et les numéros 3 encore un peu moins. Ce groupe manque d'homogénéité, en clair."

Un recrutement à la hauteur des ambitions ?

Derrière son flegme germanique, le docteur semble s’impatienter et ne tolèrera vraisemblablement pas une nouvelle saison à jouer les faire-valoir du Championnat. L’arrivée de Heyneke Meyer comme Directeur Sportif et Entraîneur Principal est ainsi un signal fort. Entouré de Pieter De Villiers (entraîneur des avants), Mike Prendergast (entraîneur des Arrières et de l’Attaque Générale), John Mc Farland (entraîneur de la Défense) et Julien Dupuy qui récupère un poste fourre-tout (prise en charge de l’ensemble des skills, du décryptage de l’attaque des équipes adverses, mais également de la stratégie de l’équipe et du recrutement), l’ancien sélectionneur des Springboks (2012-2015) pourra compter sur des hommes de grande expérience.

"J’ai souhaité m’appuyer sur les acteurs importants du Club associés aux meilleurs techniciens dans leurs domaines, explique-t-il. Ensemble, nous nous attacherons à rendre plus systématiques les performances sportives et les résultats du Club de la Capitale, en faisant de l’exigence et de la discipline notre quotidien." Reste à savoir si l’ADN très sud-af’ du staff fusionnera facilement avec la mentalité si singulière du club….

" Si nous travaillons ensemble, le Stade Français deviendra l’un des plus grands clubs du monde"

Sur le terrain, le chantier reste important. Trop irrégulier dans ses prestations, le Stade Français est loin d’afficher la maitrise collective et la sérénité requise pour songer décrocher le Bouclier de Brennus. Les recrues changeront-elles la donne ? Le deuxième ligne international Yoann Maestri (30 ans, 59 sélections) et le centre Gaël Fickou (24 ans, 35 sélections) constituent des renforts majeurs. L’arrivée du demi d’ouverture argentin Nicolas Sanchez est également une nouvelle rassurante à un poste en berne depuis plusieurs saisons où Morné Steyn et Jules Plisson alternent le médiocre et l’ordinaire. Kylan Hamdaoui, Alex Arrate, Lester Etien, Piet Van Zyl et Talalei Gray devront quant à eux faire leur preuve.

Emmenés par les internationaux (Flanquart, Gabrillagues, Macalou, Parisse, Danty, Waisea, Camara…), la jeune garde emmenée par le demi de mêlée Arthur Coville, capitaine de l’équipe de France U20 sacrée Championne du monde, sans oublier Charlie Francoz, pourrait être l’une des forces du rebond parisien vers les sommets. "Si nous travaillons ensemble, le Stade Français deviendra l’un des plus grands clubs du monde, lance Heyneke Meyer. Mais attention, je ne ferai pas de promesse que je ne peux tenir..." Après les promesses, Paris a besoin d’actes forts !

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