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Le Stade français à l’heure de la révolte

Le Stade français à l’heure de la révolte

Le 15/10/2019 à 17:01Mis à jour Le 15/10/2019 à 17:07

TOP 14 - Tombeurs du RC Toulon dans la douleur (33-30), les joueurs du Stade français ont affiché un état d’esprit rassurant. De quoi réellement relancer le club parisien, toujours dernier du Top 14, avant un déplacement périlleux à Agen ?

L’horizon du Stade français est encore loin d’être dégagé. La victoire à Jean-Bouin face au RC Toulon (33-30) a toutefois relancé le club parisien après une piteuse série de cinq défaites en six journées. Toujours dernier du Top 14 avec 9 points, les joueurs de Pieter de Villiers ont su se mobiliser pour échapper à la défaite de trop. "C’est une victoire importante pour le club. Le doute n’est jamais facile à gérer au haut niveau, reconnaît l’entraîneur des avants parisien. Chapeau bas aux joueurs qui ont beaucoup donné. On a encaissé des points sur des périodes difficiles mais les joueurs n’ont jamais baissé la tête. Ils sont tout de suite revenus. Jusqu’à la fin, tout le monde s’est accroché. C’est la première chose dans un sport de haut niveau."

" Ça va être très dur jusqu’à la fin. Il ne faut rien lâcher"

Bousculés par les Toulonnais en fin de première période et dès la reprise, les coéquipiers de Yoann Maestri ont trouvé les ressources mentales pour ne jamais abdiquer. Un motif d’espoir pour se relancer dans la durée. "Cette victoire fait vraiment du bien parce qu’on est en difficulté. Mais on a réussi à relever la tête face à une très grosse équipe de Toulon. On a su garder le cap et ne pas lâcher. Le nouveau Stade français, c’est de ne rien lâcher. Tous les points comptent. Ça va être très dur jusqu’à la fin. Il ne faut rien lâcher", insiste le troisième ligne Sekou Macalou, auteur d’un doublé.

" Cela fait quelques semaines que tout le monde met la tête dans le guidon"

Alors que l’avenir du directeur sportif Heyneke Meyer est incertain et qu’un président se fait toujours attendre, les Parisiens ont balayé le temps d’un match l’idée que le vestiaire était au bord de l’implosion. "Le travail est récompensé. Cela fait quelques semaines que l’état d’esprit est là, que tout le monde travaille très, très dur, met la tête dans le guidon. Ceux qui sont sur le terrain et ceux qui sont en dehors. On n’avait malheureusement pas les résultats. On a pris conscience de l’urgence mais on n’était pas forcément rôdé. On manquait d’expérience. C’est normal que des jeunes joueurs commettent des erreurs. Ça va leur servir pour plus tard", souligne Pieter de Villiers.

À cinq points de la 6ème place…

Mais le club du milliardaire allemand Hans-Peter Wild est loin d’être sauvé. Avec une défense toujours aussi perméable (258 points encaissés en sept matches, N.D.L.R.), Paris pourra difficilement viser plus haut même si les plus optimistes aiment répéter que le Stade français ne pointe qu’à cinq longueurs de la 6ème place où quatre équipes (Toulouse, La Rochelle, Toulon et Castres) sont au coude à coude. "Il reste beaucoup de matchs. Le Top 14 est un marathon. Mais on sait que ça ne sera pas facile à Agen qui a fait un très beau résultat au Racing. Mais il reste de la place", explique de Villiers. Attention toutefois à Agen, qui s’est offert Montpellier à domicile (29-10) et qui reste sur un résultat nul prometteur au Racing 92 (27-27).

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