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Le fait du match : Toulouse, fautif mais intelligent

Le fait du match : Toulouse, fautif mais intelligent
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 15/06/2019 à 23:38Mis à jour Le 16/06/2019 à 00:23

TOP 14 - Le concept de "faute intelligente" existe-t-il vraiment ? Vaste débat, qui anime les cafés du commerce aussi bien que les staffs de haut niveau. Reste que les Toulousains auront, à leur manière, apporté une pierre à un débat qui s’annonce sans fin dans les jours à venir.

Car s’ils ont commis beaucoup de fautes, qui permirent à six reprises à Laidlaw puis Lopez de faire tourner le score en faveur des leurs, jamais les Stadistes n’ont encaissé d’essai. Ce qui pesa de tout son poids, évidemment, au moment du décompte final… Mieux, le premier tournant du match résida précisément en une faute, celle de Cheslin Kolbe en l’occurence. Pourquoi ? Parce que si l’arrière sud-africain commit bien une grosse faute en plaquant Peceli Yato sans ballon à la 33e minute (quand bien même les supporters toulousains jureront leurs grands dieux que ce geste avait été provoqué par une feinte de passe de Fritz Lee, lequel aurait il est vrai été bien avisé de donner son ballon bien avant), il est fort probable que ce "sauvetage" empêcha les Clermontois de marquer un essai.

Le paradoxe ? C’est qu’il était impossible pour M. Garcès de siffler ici un essai de pénalité, la faute étant située trop loin de l’en-but, et surtout sans garantie à 100 % qu’un essai aurait été marqué. Dès la mi-temps, François Cros le reconnaissait d’ailleurs, au micro de Canal +… "On va devoir serrer les dents encore trois minutes pendant l’absence de Cheslin. Mais son carton était peut-être un mal pour un bien, parce qu’il y avait une situation d’essai."

Plus entreprenants, plus stratèges

Reste que les Toulousains n’ont pas fait que commettre des fautes, loin s’en faut. Plus entreprenants ballon en main, ces derniers se sont surtout montrés beaucoup plus intelligents que les Clermontois, qui semblaient pourtant mieux en place en conquête en première période. "Rushant" savamment sur les extérieurs (au point que les ailiers auvergnats Damian Penaud et Alivereti Raka furent privés de ballons d’attaque), les Stadistes ont surtout fait preuve en deuxième période d’une science tactique qu’on ne leur connaissait pas.

Ainsi, au contraire de Clermontois plutôt mal avisés dans leur jeu au pied (Laidlaw puis Lopez rendant tour à tour des ballons trop faciles), la charnière toulousaine sut appuyer où cela faisait mal, c’est-à-dire dans le dos d’Alivereti Raka, occupant avec méthode le camp adverse en deuxième période. Une stratégie qui porta ses fruits au travers du deuxième (magnifique) essai de Yoann Huget, mais surtout d’une défense bien en place face au jeu direct des Auvergnats. Un rideau de fer qui étouffa tous les mouvements adverses, régulièrement conclus par des fautes de main. Recette antédiluvienne, certes, mais toujours aussi redoutable en finale. On imagine que Guy Novès, en tribune, a dû apprécier...

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