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Top 14 - L’antisèche : Paris, sans l’ombre d’un doute

L’antisèche : Paris, sans l’ombre d’un doute

Le 16/09/2018 à 19:07Mis à jour Le 16/09/2018 à 20:17

TOP 14 - Dominateurs dans tous les compartiments du jeu, les Parisiens ont replongé le RCT dans ses doutes après une deuxième mi-temps à sens unique, sanctionnée d’un 20-0 en faveur des soldats roses.

Le match : Paris libéré, Toulon asphyxié

À sens unique. Difficile de qualifier autrement ce choc qui, en l’occurrence, n’a laissé place à aucun suspense. Supérieurs en conquête directe, plus agressifs dans le jeu au sol, maîtres dans l’occupation du terrain par le biais d’un Morné Steyn chirugical, les Parisiens ont tout bonnement étouffé le RCT, en le privant de ballon jusqu’à l’estocade finale.

On parle ici évidemment de l’essai du bonus planté par Hugh Pyle à la 76e, après le doublé de Fickou et la réalisation de Panis, auquel seul Tuisova était parvenu à répondre sur un des rares temps forts toulonnais. Un bien drôle d’essai, d’ailleurs, fruit d’une mésentente entre Messam et Potgieter alors que les Varois étaient parvenus à contre-rucker un ballon avec succès sur leur ligne, après une pénaltouche parisienne ! Reste que cet essai casquette n’était rien moins qu’une conséquence logique d’un match maîtrisé de A à Z par les soldats roses. Renvoyés à leurs chères études par Clermont, les Parisiens ont en effet bien révisé leurs fondamentaux, avec cette large victoire (37-10). Quant aux Toulonnais, si ces derniers avaient cru chasser quelques doutes après leur poussive victoire contre Castres la semaine dernière, ils ont malheureusement donné l’impression de retomber dans leurs travers en deuxième période...

Le tournant : Panis leur a fendu le coeur

À 23-10 au tableau d’affichage, le Stade français menait déjà bien sa marque mais n’avait pas encore créé de break définitif au score. C’est alors que, sur une cation bien menée sous les poteaux varois, le talonneur parisien Laurent Panis surgit à hauteur de son demi de mêlée avant de casser le plaquage à deux de Setiano et Étrillard, et d’aplatir entre les poteaux. Dans tous les sens du terme, Panis a ainsi fendu le coeur des Toulonnais, qu’il s’agisse de la défense et du moral, permettant aux siens d’assurer leur victoire juste avant de quitter le terrain. Avec, probablement, le sentiment du devoir accompli.

Top 14 - Malakai Fekitoa (Toulon) contre le Stade Français

Top 14 - Malakai Fekitoa (Toulon) contre le Stade FrançaisIcon Sport

L’action : le sacrifice de Fekitoa

On jouait les dernières minutes de la première mi-temps, et les Toulonnais semblaient nourrir un sentiment d’impuissance devant la défense parisienne. C’est alors que l’arrière Joanh Placid eut l’idée de déposer le ballon au pied dans l’en-but, d’un coup de pied rasant. Trop long ? Pour l’ensemble du stade et des téléspectateurs, peut-être. Mais pas pour le centre Malakai Fekitoa, à la lutte avec Julien Arias, qui eut le réflexe extraordinaire de rabattre le ballon à l’intérieur du terrain juste avant que celui-ci termine en ballon mort. Un geste qui lui valut certes de terminer dans les balustrades, mais permit surtout à son ailier Tuisova d’inscrire l’unique essai des siens. Celui que l’on pensait, à ce moment de la partie, être celui de l’espoir.

L’homme : le festival Fickou

Le public Jean-Bouin ne s’y est pas trompé, qui réserva à son trois-quarts centre une belle ovation à l’heure de jeu. Il faut dire qu’il n’y avait pas vraiment besoin d’être un aficionado pour comprendre que Gaël Fickou a éclaboussé le match de toute sa classe, internationale s’entend. C’est ainsi lui qui pointa le premier essai des siens, plaçant son compère du centre Jonathan Danty dans l’intervalle avant de se porter à son soutien pour conclure.

Lui également qui, d’un tchic-tchac de génie orné d’une feinte de passe, mystifia Guilhem Guirado et Marcel Van der Merwe, avant de prendre de vitesse Louis Carbonel et Jonah Placid. Un doublé idéal pour se rappeler au bon souvenir de son club formateur, ainsi qu’au président de la FFR Bernard Laporte. Utilisé à l’aile par le XV de France au mois de juin, Fickou a en effet prouvé que, lorsqu’il est en pareille forme, il demeure un des meilleurs centres du Top 14. Ce qui ne doit pas manquer de poser question en haut lieu...

Top 14 - Gael Fickou (Stade Français) contre Toulon

Top 14 - Gael Fickou (Stade Français) contre ToulonIcon Sport

La question : c’était qui, ce type ?

Autant vous donner la réponse tout de suite : on l’ignore, évidemment. Le fait est que l’intrusion d’un "supporter" parisien (son drapeau rose en faisant foi...) sur la pelouse au moment du minuscule accrochage qui valut un carton jaune à Sekou Macalou et Julian Savea restera un des faits marquants du match. De ceux qu’on veut oublier, évidemment… Le pire ? Il réside probablement dans l’attitude belliqueuse de l’homme évacué par le stadier, lorsque Liam Messam lui glissa quelques mots au moment de son exfiltration. Une bien piètre image, qui ne manquera évidemment pas de valoir une citation et une amende au Stade français.

un supporter va s'introduire sur la pelouse

un supporter va s'introduire sur la pelouseIcon Sport

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