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Lafage : “Ça a été un échec, mais j’en suis sorti grandi”

Lafage : “Ça a été un échec, mais j’en suis sorti grandi”

Le 22/01/2020 à 16:47Mis à jour Le 22/01/2020 à 16:53

TOP 14 - Arrivé à l’Aviron pour les fêtes de Noël, Maxime Lafage sort de six mois compliqués au Stade Rochelais, où il n’a pas disputé la moindre minute. Forcément déçu, le demi d’ouverture de 25 ans compte sur le club ciel et blanc, avec qui il s’est engagé jusqu’en 2022, pour rebondir.

Rugbyrama : Comment se sont passées vos premières semaines à Bayonne ?

Maxime Lafage : "Plutôt bien, je suis très content de rejoindre l’Aviron Bayonnais. J’ai été bien intégré et j’ai été mis dans le bain d’entrée en étant titulaire lors du déplacement à Bordeaux au début du mois. C’est allé très vite, mais j’en suis content. Ça m’a fait du bien d’avoir du temps de jeu, de pouvoir jouer au rugby, parce que c’est ce que j’aime. En arrivant ici, je connaissais un peu Brandon Fajardo, qui est de ma génération et qui vient du bassin toulousain. J’ai également côtoyé Sean Robinson à Colomiers, au moment où il avait été prêté par le Racing. "

Que s’est-il passé à La Rochelle ?

M.L : "Je n’étais, tout simplement, pas dans les plans des coachs. Je n’ai pas joué un seul match depuis le début de la saison. Ça ne s’est pas très bien passé, donc j’étais très déçu. Mentalement, ça a été vite compliqué pour moi. Trouver un nouveau challenge et venir rapidement à Bayonne m’a fait le plus grand bien."

Vous n’avez que 25 ans, mais était-ce l’expérience la plus dure que vous ayez vécue ?

M.L : "Complètement, oui. En tant que demi d’ouverture, à vingt-cinq ans, on est encore jeune. Pour moi, ça a été un échec, mais on ne me l’a pas trop expliqué… L’expérience a été très dure. C’est la première fois que je partais loin de ma famille et de mes amis. Mais je pense que j’en suis sorti plus grandi et encore meilleur qu’avant."

Vous n’avez vraiment eu aucune explication ?

M.L : "Non, rien du tout. Patrice Collazo et Xavier Garbajosa m’avaient recruté en 2018 alors que j’étais à Colomiers. Tous les deux sont, ensuite, partis et il s’est passé ce qui s’est passé."

Maxime Lafage à La Rochelle

Maxime Lafage à La RochelleIcon Sport

Éprouvez-vous des regrets ou de l’amertume ?

M.L : "Non, il n’y a pas de regret. J’ai beaucoup grandi là-bas, j’ai rencontré de très belles personnes."

Vous étiez pressenti pour rejoindre l’Aviron l’été prochain. Finalement, vous arrivez avec six mois d’avance…

M.L : "Au vu de ma situation, ce n’est vraiment que du bonus de prendre du temps de jeu et d’avoir un nouveau challenge de suite au lieu de rester à La Rochelle pendant encore six mois pour ne pas jouer. Les quatre ou cinq mois qui sont passés étaient déjà très compliqués. Tout s’est accéléré plus vite que prévu. Mon arrivée a eu lieu à Noël, donc c’était un beau cadeau. Je suis soulagé."

" Il faut que je reprenne le rythme et que je reprenne cette confiance pour pouvoir vite aider l'équipe."

Estimez-vous être en manque de confiance ?

M.L : "Forcément. J’arrive dans un nouveau groupe avec un nouveau système. Il faut que je reprenne le rythme et que je reprenne cette confiance pour pouvoir vite aider l’équipe. J’ai été bien reçu ici. Les mecs, à mon poste, m’aident pas mal. J’arrive à reprendre de la confiance et, ensuite, c’est en jouant des matchs qu’elle sera totale. Je suis très confiant pour la suite et j’ai envie de tout donner pour cette équipe."

Ressentez-vous une certaine pression ou une attente particulière par rapport à votre arrivée ?

M.L : "Une certaine pression, non, pas du tout. Certes, au début, je ne connaissais pas grand monde, mais Yannick Bru et les entraîneurs m’ont très bien fait comprendre ce qu’ils attendaient de moi et ce qu’ils voulaient. J’ai senti le besoin de cette équipe et ça me fait du bien. Ça m’a un peu redonné confiance et moi et ça m’a montré que je ne servais pas à rien."

Vous êtes plutôt adroit dans le tir au but. Un secteur sur lequel l’Aviron a eu du mal ces dernières semaines…

M.L : "Je bosse beaucoup. Si j’ai l’occasion de buter sur le terrain, je vais le faire du mieux que possible. Le but, c’est souvent la clé de la gagne sur un match. Il faut savoir mettre les points au bon moment. Nous devons vraiment corriger ça sur la fin de saison pour arriver à nos objectifs. "

" Tout le groupe est prêt pour ce rendez-vous."

À quoi vous attendez-vous ce week-end, pour votre première à Jean Dauger, si vous êtes aligné ?

M.L : "Tout le groupe est prêt pour ce rendez-vous. Ce à quoi je m’attends ? Le public ici est énorme, c’est un des meilleurs de France. J’espère qu’il y aura beaucoup d’ambiance et que ça va pousser fort pour ce match important."

Au sujet du public, vous n’étiez pas en reste à La Rochelle…

M.L : "C’est vrai qu’à Marcel-Deflandre, il y a un sacré public. Pour moi, Bayonne et La Rochelle ont peut-être les deux meilleurs publics de France. J’étais bien habitué avec le Stade Rochelais et j’en suis plutôt très content."

Contre Agen, avec un match important dans la course au maintien, vous allez être directement dans le bain...

M.L : "Il faudra sortir de ce contexte-là. Ça reste un match de rugby, même s’il est important. "

Avez-vous commencé les séances avec Sébastien Fauqué qui intervient sur le jeu au pied à Bayonne ?

M.L : "Oui, je l’ai rencontré et j’ai déjà fait pas mal de séances avec lui. Il est aussi passé par La Rochelle. Il a fait une sacré belle carrière (NDLR : Une carrière qui continue puisque Fauqué, à 42 ans, porte les couleurs de l’Anglet Olympique en Fédérale 1). J’ai pas mal de souvenirs de lui, quand j’étais petit et que je regardais le rugby à la télé. C’est un dix qui a un très bon jeu au pied. Il a été une référence au plus haut niveau dans le rugby français, je suis très content de bosser avec lui. Il est vachement investi. Nous bossons spécifiquement sur de petits ateliers, des petits coups de pied précis. On ne s’en rend pas compte, mais après, ces petits exercices reviennent naturellement sur le terrain. On le voit sur les coups d’envoi ou sur les petites phases sur lesquelles nous sommes bons à l’Aviron. "

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