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La Rochelle : Zirakashvili impose sa patte en mêlée

La Rochelle : Zirakashvili impose sa patte en mêlée

Le 15/10/2020 à 09:22Mis à jour Le 15/10/2020 à 09:57

TOP 14 - Depuis l'intersaison, le fraichement retraité Davit Zirakashvili transmet sa science de la mêlée fermée à un pack rochelais qui lui fait déjà les yeux doux. La Rochelle a un statut à redorer dans ce secteur de jeu. C'est bien parti.

C'était l'un des chantiers de l'intersaison, au Stade Rochelais. Et force est de constater que le changement de conducteur de travaux, en mêlée fermée, produit déjà les effets escomptés. Dès le bleu de chauffe enfilé, Davit Zirakashvili n'a pas tardé à faire oublier un Akvsenti Giorgadze pas franchement en odeur de sainteté avec certains cadres du pack maritime la saison passée. Une saison marquée par la souffrance, en mêlée fermée, d'un huit de devant loin de ses standards échafaudés en grande partie sous l'ère Patrice Collazo.

Des signes prometteurs

Depuis le début du nouvel exercice, la mêlée rochelaise a retrouvé de l'allant. Et l'ancien pilier clermontois, dont l'épidémie de Covid-19 a précipité la fin de carrière, n'y est pas pour rien aux yeux des principaux intéressés. "Il vient juste d'arrêter, il a encore des sensations. Si demain il veut relever ses chaussettes et mettre ses crampons, il peut le faire. Il a cette technique, il a tout, il connait tout, apprécie Uini Atonio. C'est un maître de la mêlée. La mêlée, c'est un jeu dans le jeu, pas du rugby. C'est différent par rapport à ce que l'on a travaillé des dernières années. On avait besoin de ça. Mentalement, ça fait du bien pour le paquet d'avant."

Vendredi dernier, contre Bayonne, Atonio et consorts ont confirmé leur montée en puissance sur la pelouse de Jean-Dauger. Là-même où ils avaient sombré dans les grandes largeurs, un an plus tôt. En particulier, justement, dans le registre de la mêlée fermée. Début septembre, déjà, la copie rendue face à Toulon, incitait plutôt à l'optimisme. Un ressenti confirmé quelques jours plus tard par Kévin Gourdon : "De mémoire, l'année dernière, on se faisait emporter à un de moins. Limite, ils jetaient les ballons par terre pour faire des mêlées. Là, on n'était pas dominant mais c'était correct."

" C'est énorme de l'avoir, d'utiliser ses conseils, ses vices"

Le troisième ligne rochelais apprend, lui aussi, aux côtés de Dato. "Il apporte énormément. Il a une crédibilité énorme, il a roulé sur tout le monde en Top 14 pendant des années. Forcément, tu l'écoutes. On pousse au cul des premières lignes, il sait ce qui est bon pour nous. Il a enfin fini sa carrière après 40 ans de bons et loyaux services (rires), c'est très bien qu'il vienne chez nous pour la mêlée." Au fil des semaines et des matches, le concert de louanges est unanime. "Je l'ai énormément regardé quand j'étais petit. C'est énorme de l'avoir, d'utiliser ses conseils, ses vices", confiait Reda Wardi avant de prendre part à la victoire bonifiée contre Bayonne (19-36).

"Davit est bien placé pour partager sa vision. Il a une carrière irréprochable. L'alchimie entre lui et le pack se développe bien, abonde le directeur sportif rochelais Jono Gibbes, ancien coach des avants de l'ASM. J'ai passé du temps avec lui à Clermont, j'ai vu tout de suite qu'il est passionné, que c'est naturel pour lui de transmettre sa passion. Pas juste pour les premières lignes, mais pour tous." Une passion que Zirakashvili partage en moyenne deux jours par semaine avec l'effectif maritime, en marge de sa casquette de chef d'entreprises qui lui confère bien d'autres obligations. Surtout en pleine crise sanitaire et économique.

Zirakashvili-Skelton, duo gagnant ?

Sa mission de pigiste-consultant à La Rochelle, Dato peut aussi la peaufiner à distance. En profitant désormais, par exemple, de la présence d'un certain Loni Uhila dans les rangs jaune et noir. Un relais intéressant. Joker médical de Vincent Pélo, le Tongien a côtoyé le double champion de France (2010,2017) ces trois dernières saisons, à Clermont.

Attribuer les progrès rochelais en mêlée au seul apport de Zirakashvili serait toutefois réducteur. "Il y a un changement mais pas que par son arrivée", n'oublie pas d'ailleurs de souligner Kévin Gourdon. Un autre élément, de taille, a marqué l'intersaison. Le recrutement, devant, d'une poutre. A savoir le 2e ligne Will Skelton et ses 125 kilos. Un profil qui rappelle, toute comparaison gardée, celui de Jone Qovu. Le pack rochelais, orphelin d'un joueur d'une telle puissance depuis la longue blessure du colosse fidjien fin 2017, a donc plusieurs cordes à son arc pour revenir au sommet de son art. Celui qui lui avait par exemple permis d'afficher, il y a deux saisons de cela, le meilleur ratio du Top 14 sur propre introduction en mêlée. Un joli 94%.

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