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Top 14 - La méthode Urios (Castres) à l’épreuve de la malédiction du champion

La méthode Urios à l’épreuve de la malédiction du champion

Le 21/08/2018 à 11:05Mis à jour Le 21/08/2018 à 15:54

Top 14 - C’est une constante depuis trois ans : le champion de France connaît une saison post-titre galère. Une vérité que les Castrais, détenteur du Bouclier du Brennus, ont intégré et essaieront de déjouer.

L’histoire est vieille comme le monde et le Top 14 a su la remettre au goût du jour en faisant rimer champion avec décompression depuis trois saisons. Le Stade français a ouvert le bal, suivi du Racing 92 et dernièrement de l’ASM Clermont : trois ténors qui ont déchanté après avoir dansé tout l’été. En sera-t-il autrement pour Castres, vainqueur du Bouclier le 2 juin dernier ?

" Se remobiliser est un challenge pour tout le club, que ce soit les joueurs ou le staff, concède le manager du CO Christophe Urios. À nous de savoir si on veut passer pour des clowns ou non. On sait que ce sera très dur mais à l’image du Top 14. Sauf qu’on aura en plus cette étiquette du champion de France que tout le monde voudra se faire. À partir de là, on aura deux façons d’aborder la chose : soit on souffle, on se dit " c’est dur…putain que c’est dur…putain mais c’est vraiment très dur " et effectivement ça le sera. Soit on se prépare différemment et on sera présent. Et puis le fait d’avoir un statut différent de celui de Clermont ou du Racing nous protège un peu quand même ". Un dernier point difficilement contestable, tant encore bien peu de suiveurs et d’acteurs du Top 14 voient les Tarnais favoris à leur propre succession.

" Si tu n’as plus faim quand tu gagnes un titre, tu n’es pas un vrai champion "

Le titre en poche, le staff castrais a fait le choix de laisser six semaines de vacances à ses troupes victorieuses « afin que les mecs aient le temps d’évacuer tout ça et de les retrouver avec beaucoup de fraîcheur » dixit Urios. Reste que ses joueurs ont touché le Graal un peu à la surprise générale et que l’ancien manager d’Oyonnax, qui terminera son aventure avec le CO en juin prochain, devra trouver les mots et la bonne formule pour maintenir la même envie au sein de son groupe.

Christophe Samson de Castres - Finale Top 14

Christophe Samson de Castres - Finale Top 14Icon Sport

« Si tu n’as plus faim quand tu gagnes un titre, tu n’es pas un vrai champion, lance Urios à ce sujet . Le vrai champion est celui qui se remet en question, avance, a envie de progresser et se donne les moyens de regagner. J’ai ressenti durant la préparation cette envie de repartir et de remettre le bleu de chauffe ». Il y a 25 ans, lorsqu’il y officiait en tant que talonneur, son Castres n’avait pas réussi à repartir de plus belle durant les mois qui suivirent le sacre historique face à Grenoble (le CO avait ainsi terminé dernier de la poule 4 de ce qui était à l’époque le groupe A). Mais en 2013-2014, le même Castres était retourné en finale un an après avoir levé le « Bout de bois » au nez et à la barbe des Toulonnais. À la nouvelle génération castraise d’écrire sa propre vérité.

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