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L'Union peut-elle le faire ?

L'Union peut-elle le faire ?

Le 08/03/2019 à 14:52

TOP 14 - C'est l'invité trouble-fête de la saison. Bordeaux-Bègles est toujours dans les clous pour la qualification aux play-offs. Juste dans les clous. Mais pour participer aux premières phases finales de son histoire, le club girondin devra chercher des points à l'extérieur.

"Ca va se jouer à 1 ou 2 points". Laurent Marti résume simplement la situation de l'UBB. 6e aujourd'hui à 4 points de la 3e place et avec 2 poursuivants à 2 points, l'UBB devra réaliser un parcours quasi-parfait pour voir les play-offs. L'an dernier, le dernier qualifié, Castres, comptait 69 points, 15 victoires, 11 défaites et 9 bonus. L'UBB devra donc glaner 21 points en 8 journées soit 5 victoires et un bonus dans la formule la plus simple. Quels sont les facteurs qui peuvent jouer en faveur ou en défaveur de l'UBB ?

Rester invincible à domicile

L'Union a fait de Chaban-Delmas, une forteresse imprenable. À l'exception notable d'un nul contre Montpellier, toutes les équipes venues en Gironde se sont inclinées devant l'UBB, boostée par son public. Seul Clermont possède cette particularité cette année. L'UBB a pris confiance dans son jeu, sur ses résultats à Chaban-Delmas. Reste que le programme des Girondins pour les 4 dernières réceptions est particulièrement gratiné. Excepté Perpignan, Le Stade Français, Castres et Toulouse sont tous des concurrents directs avec au moins 4 victoires à l'extérieur. Des confrontations rudes mais largement dans les cordes de l'équipe bordelaise.

Gagner à l'extérieur, pourquoi pas ?

Qui aurait parié un penny sur la victoire de l'Union à Castres en décembre dernier ? Le président Marti et encore. L'UBB a, ce jour là, marqué les esprits en réalisant le match quasi-parfait à 14 pendant 70 minutes. Ses 2 victoires à l'extérieur avec celle à Perpignan, ne suffiront pas pour prendre place dans le wagon des play-offs. Il faudra en chercher à minima, une autre dans les 4 prochains déplacements. Au Racing, à Toulon, au LOU ou à La Rochelle, qu'importe. Le Racing s'est déjà fait surprendre 3 fois, Toulon 2 fois avec une grosse frayeur contre Agen. Le LOU a perdu pour la première fois à domicile contre Castres. Et La Rochelle, a été défait à Deflandre par le Stade Français, voici deux semaines. Faisable donc. À défaut de victoire, l'Union devra glaner au moins plusieurs bonus défensifs. Le spécialiste de la défense qu'est Joe Worsley ne peut ignorer les quelques 40 points encaissés lors des 3 derniers déplacements (Pau 40–23, Clermont 40–20 et Montpellier 37–10). C'est un des problèmes de l'Union en cette fin d'hiver : retrouver des certitudes défensives. L'autre chantier est celui de l'efficacité. À Montpellier, Amosa n'a pu aplatir dans l'en-but et deux franchissements majeurs de Radradra se sont terminés par des en-avants. À gommer au plus vite.

Un effectif à la hauteur

Le recrutement de l'UBB à l'intersaison a amené cette année un vrai plus. Le mélange entre les tauliers du club et les recrues s'est avéré convaincant. Les Baptiste Serin, Jefferson Poirot, Vadim Cobilas, Mahamadou Diaby, Nans Ducuing sont aujourd'hui largement épaulés par Brock James, un régulateur de jeu, Semi Radradra, le dynamiseur et dynamiteur ainsi que l'infatigable Afa Amosa.

Semi Radradra (Bordeaux-Bègles)

Semi Radradra (Bordeaux-Bègles)Icon Sport

Si on y ajoute le rendement des deux 2e lignes Ken Douglas et Galarza, la puissance au centre de Seuteni et la confirmation de jeunes talents comme Alexandre Roumat, Romain Buros, voilà un effectif assez profond pour conserver de la fraîcheur durant les 9 derniers matchs du Top 14. Les retours de sélection des deux capitaines, Poirot et Serin seront aussi déterminants dans la gestion du groupe lors des matchs clés. De plus, les retours de blessure de Peni Ravai, de Matthieu Jalibert et celui espéré de Marco Tauleigne pourraient même donner un regain d'efficacité à l'équipe. Seul bémol et non des moindres, les blessures en 3e ligne (Roumat, Diaby, Woki) qui actuellement n'offre pas beaucoup de choix à Joe Worsley dans sa composition d'équipe.

Tous sur la même longueur d'onde

Un changement de staff plus loin, l'UBB est toujours là et bien là. Beaucoup pensaient que le départ de Rory Teague constituait un obstacle de plus pour l'équipe. C'est le scénario inverse qui s'est passé. Joe Worsley, a su garder le fil rouge du jeu insufflé par le jeune manager anglais et a su ajouter sa patte.

Top 14 - Joe Worsley (UBB)

Top 14 - Joe Worsley (UBB)Icon Sport

Au jeu de pression au pied typiquement "briton", l'équipe a enfin associé ses ambitions au large, souvent en contre, mais aussi par des relances bien négociées. Le groupe adhère au jeu proposé et applique la stratégie avec conviction. Résultat : un jeu où chaque joueur sait où et quand se placer et se proposer. La présence dans l'équipe de l'entraîneur Brock James amène un plus, celui d'une parfaite gestion des temps forts et faibles. Une gestion que Matthieu Jalibert doit désormais prendre à son compte.

Plus de précision et de discipline

"Il faut que l'on fasse les choses mieux si on veut aller voir en play-offs". C'est du Joe Worsley dans le texte, après la victoire bonifiée contre Grenoble. Plus de maîtrise, plus de discipline, plus de réussite aussi, peuvent permettre à l'Union de finir dans le fameux club des 6. Le club bordelo-béglais devra, comme le précisait Alexandre Roumat à la veille du match à Clermont : "Être discipliné à l'extérieur, savoir prendre les points quand il faut" . C'est aujourd'hui ce que l'UBB doit améliorer dans son jeu. L'Union l'a déjà fait. Et devra le refaire.

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