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L'antisèche : Toulouse ne s’est jamais renié

L'antisèche : Toulouse ne s’est jamais renié

Le 15/06/2019 à 23:15Mis à jour Le 16/06/2019 à 08:48

TOP 14 - Le Stade toulousain a remporté la finale du Top 14 ce samedi face à Clermont (24-18). L’épilogue d’une saison exceptionnelle réussie par les Rouge et Noir, qui sont restés jusqu’au bout fidèles à leur philosophie de jeu.

Le jeu : la leçon de pragmatisme toulousaine

En ayant eu moins le ballon (39% de possession) que Clermont en première période, le Stade toulousain a passé plus de temps dans le camp adverse que son adversaire (68% d’occupation). Il s’est donc aussi montré plus pragmatique pour mener à la mi-temps (11-9) en concrétisant son premier vrai temps fort à la demi-heure de jeu par Yoann Huget, suite à un bras-cassé joué rapidement (28e). Décisif sur l’essai, Cheslin Kolbe a ensuite reçu un carton jaune en cassant une énorme occasion d’essai auvergnate (33e). Une absence que ses partenaires ont su bien gérer en n’encaissant que trois points.

Yoann Huget (Toulouse) contre Clermont en finale

Yoann Huget (Toulouse) contre Clermont en finaleIcon Sport

Le coup de grâce est venu pour l’ASMCA au bout d’un quart d’heure en seconde période, avec un essai ressemblant au premier et toujours Yoann Huget à la finition. Pris par le doute et frustrés de ne pouvoir scorer que par la botte de Greig Laidlaw, les Jaunards n’ont pu trouver en eux la révolte nécessaire pour forcer leur destin.

Les joueurs : La connexion en or Kolbe - Huget

Toulouse ne s’est pas renié dans cette finale et ses intentions de jeu ont été récompensées par deux essais de trois-quarts. Avec deux hommes dans la lumière : Cheslin Kolbe et Yoann Huget. Le premier a offert au second ses deux essais. Au-delà de ça, les deux hommes ont aussi montré de belles aptitudes dans le jeu aérien et la grinta qui les caractérise. Il faut aussi souligner le travail de l’ombre de Rynhardt Elstadt, François Cros et même Sofiane Guitoune, décisifs dans leur apport défensif.

Cheslin Kolbe (Toulouse) plaque Wesley Fofana (Clermont) lors de la finale

Cheslin Kolbe (Toulouse) plaque Wesley Fofana (Clermont) lors de la finaleIcon Sport

Côté clermontois, Greig Laidlaw a réussi un 100% au pied (5/5) et Fritz Lee a eu une énorme activité. En revanche, Alivereti Raka n’a pas influé offensivement et Camille Lopez a connu des couacs dans l’animation.

Le facteur X : les malheurs de la troisième ligne clermontoise

La première grosse tuile pour l’ASMCA est intervenue peu avant le match. En plein échauffement, les ischios de la jambe gauche d’Arthur Iturria ont cédé, l’obligeant à renoncer à cette finale. Un coup terrible pour l’homme et pour Franck Azéma, obligé de revoir ses plans à la dernière minute en titularisant Judicaël Cancoriet. Le manager auvergnat n’était pas au bout de ses peines avec sa troisième ligne puisqu’à la demi-heure de jeu, Alexandre Lapandry, un de ses meilleurs plaqueurs, a dû sortir définitivement suite à un coup de genou involontaire de son partenaire Damian Penaud. Deux coups du sort forcément malvenus un jour de finale.

La stat’ : 0

Le Stade toulousain n’a encaissé aucun essai durant ses deux matchs de phase finale. Excellent en attaque tout au long de la saison, le club haut-garonnais a ainsi été conquérir le Bouclier grâce à sa défense hermétique.

La question

Le Stade toulousain fait-il un beau champion ?

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Toulouse a battu le record de points (98) et d’essais (102) en une saison régulière de Top 14. En phase finale, les Rouge et Noir ont vaincu La Rochelle et Clermont sans encaisser le moindre essai et en gardant le jeu de mouvement séduisant qui a fait leur force. Clairement, le Stade toulousain fait un magnifique champion de France.

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