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Mikautadze : "À Bayonne, je retrouve un peu les mêmes sensations qu’à Toulon"

Mikautadze : "À Bayonne, je retrouve un peu les mêmes sensations qu’à Toulon"
Par Pablo Ordas via Midi Olympique

Le 28/10/2020 à 11:03Mis à jour Le 28/10/2020 à 11:05

TOP 14 - Mis à l’essai le mois dernier à l’Aviron puis officialisé début octobre, Konstantin Mikautadze a fait ses débuts sous le maillot ciel et blanc, samedi, à Agen. Sans contrat depuis sa blessure au tendon d’Achille, le géorgien est heureux d’avoir retrouvé un club. Mardi soir, il est revenu, pour nous, sur ses derniers mois et nous a fait part de ses premières impressions, à Bayonne.

Racontez-nous comment vous êtes arrivé à Bayonne ?

Au début, ce n’était pas du tout prévu que je signe à Bayonne. L’an dernier, je jouais à Montpellier et nous devions négocier pour une prolongation. J’avais aussi des contacts avec d’autres clubs de Top 14. Lors du dernier match disputé avec le MHR contre Pau (NDLR : le 29 février dernier), je me suis fait une rupture du tendon d’Achille. C’est une blessure très longue, tous les contacts m’ont alors dit “on verra dans trois mois comment tu récupères”. Trois semaines après ma blessure, la pandémie est arrivée en France. Tous les clubs, sachant que j’étais blessé, ont disparu des radars (rires). Mon agent avait déjà discuté avec l’Aviron, l’an dernier, mais ça n’avait pas trop avancé.

Et donc ?

Au début du mois d’août, Bayonne était intéressé par mon profil, mais ils voulaient voir, au préalable, comment allait reprendre le championnat et où en était ma blessure. Le club a ensuite connu des blessés dans ses rangs, et on m’a dit que je devais effectuer des tests. Je suis donc allé trois ou quatre jours à Bayonne et tout s’est très bien passé. Le staff médical et les préparateurs physiques étaient satisfaits de l’évolution de ma blessure. Je vais donc porter les couleurs de l’Aviron jusqu’à la fin de saison, au minimum. Pour l’instant, j’ai un statut de joker médical, mais lorsqu’il se terminera, je deviendrai joueur supplémentaire.

Top 14 - Konstantin Mikautadze (Bayonne) contre Agen

Top 14 - Konstantin Mikautadze (Bayonne) contre AgenIcon Sport

Comment avez-vous vécu ces derniers mois, sans jouer et sans contrat en plein Covid ?

Quand je me suis blessé, j’étais à la maison à Montpellier. Je n’ai pas pu marcher pendant deux mois. La pandémie mondiale est ensuite arrivée, personne ne pouvait sortir, tout le monde était confiné. Ma fille est née le 4 février et je me suis blessé le 29. J’ai donc pu profiter au maximum de rester avec ma femme et ma fille. Nous avons passé de très bons moments. Ça m’a vraiment aidé d’être, à ce moment-là, avec ma fille et ma femme. Je savais, aussi, que personne ne jouait pendant cette période-là. C’est dur d’être blessé, de voir ses amis jouer et de ne pas pouvoir participer... Au final, ma blessure a duré presque huit mois et je n’ai loupé que cinq matchs. Cinq semaines, en huit mois, c’est presque rien...

De nombreux joueurs en fin de contrat n’ont pas retrouvé de club, en partie à cause du Covid. Étiez-vous inquiet en ce sens ?

Non, je n’étais pas trop inquiet. La Ligue avait fait de nouvelles lois permettant aux joueurs déjà sous contrat l’an dernier de signer dans un nouveau club jusqu’au 31 janvier 2021, sans être compté comme un joueur supplémentaire ou joker médical. Cette période était longue, mais je savais que lorsque ma blessure serait terminée, j’allais trouver quelque chose en Top 14 ou Pro D2. Je suis très content que ce soit en Top 14. Après huit mois sans match, c’est dur physiquement, même si je fais de la préparation depuis trois mois. Courir sur un terrain, faire du physique et jouer sont des choses différentes. Petit à petit, je pense que je vais retrouver mon niveau.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour venir à Bayonne ?

Je voulais regoûter aux terrains et aux sensations de jeu, au vestiaire, même en Pro D2. Je suis content d’avoir signé à Bayonne. Je voulais retrouver le Top 14. C’est un club avec une grande histoire. Je connais les supporters de l’Aviron. Ils sont vraiment géniaux. Quand on arrive à l’entraînement, il y en a toujours pour nous regarder. Je retrouve un peu les mêmes sensations qu’à Toulon. Les gens adorent le rugby. C’est top.

Connaissiez-vous des joueurs dans l’effectif ?

J’ai joué avec Romain Barthélémy, quand nous étions chez les espoirs de Toulon. Les autres, je les connaissais juste en tant qu’adversaires. Aujourd’hui, je suis bien intégré dans le groupe. Je suis très content que ça se passe bien avec tous les joueurs et le staff, ils m’ont accepté. J’espère que ça va continuer ainsi.

Que pensez-vous apporter au groupe ?

Mon point fort, c’est-à-dire pousser au maximum en mêlée ou autour des ballons portés. Il y a, à Bayonne, pas mal de jeunes joueurs talentueux. Je pense pouvoir leur apporter de la puissance, pour qu’on avance ensemble. Le club est monté il y a deux ans de Pro D2. Il a un très bon projet. Il faut construire petit à petit et bosser tous les week-ends pour jouer plus haut, dans le tableau.

Vous avez joué votre premier match samedi dernier. Quelles furent vos impressions ?

Commencer par une victoire à l’extérieur, après huit mois sans jouer, c’est très bien. J’en suis content. Après, il faut que je travaille un peu plus sur ma discipline. En vingt minutes de jeu, l’arbitre m’a pénalisé deux fois. La première, c’est ma faute. Sur la seconde, j’ai traversé un maul et normalement, ce n’est pas une faute. Mais une fois que c’est sifflé, c’est comme ça. Il faut donc que je travaille plus pour être moins sanctionné et pour moins pénaliser l’équipe.

Vendredi, vous affrontez Toulon, où vous avez joué entre 2010 et 2016…

J’ai quitté ce club il y a quatre ans. Depuis, le coach et de nombreux joueurs ont changé. Toulon, c’est une très grosse équipe. Ça va être très dur, même si nous jouons à la maison. Si nous ne sommes pas tous à 200 %, ça sera très compliqué de l’emporter. Le RCT est fort en mêlée, sur les ballons portés, derrière aussi…

Le match aura lieu à huis clos à cause du contexte sanitaire. Avez-vous déjà joué dans un stade vide ?

(Il réfléchit) Non… Si je joue ce week-end, ce sera la première fois. Dans tous les sports, les supporters amènent de l’ambiance. Ils permettent de faire une différence entre les matchs à domicile et à l’extérieur. Leur rôle est important lors des rencontres à la maison. Aujourd’hui, avec le huis-clos, comme il n’y a pas de supporter, c’est presque pareil de jouer à domicile ou à l’extérieur… J’espère que le public pourra bientôt revenir. C’est génial d’être sur un terrain et d’écouter les Basques chanter.

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