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Jeu de mains, jeu de… Racingmen

Jeu de mains, jeu de… Racingmen

Le 10/10/2020 à 13:21

TOP 14 - À l’image de Finn Russell, le Racing 92 propose depuis quelques mois un jeu spectaculaire où les grandes envolées font parfois penser à celles du Stade toulousain. Au moment de recevoir le club haut-garonnais (samedi, 21 heures), le capitaine Henry Chavancy nous décrypte cette ligne de trois-quarts francilienne étourdissante.

Dépositaire du fameux "jeu de mains, jeu de Toulousains", le club haut-garonnais a depuis inspiré pas mal de formation du Top 14. Si l’ASM Clermont Auvergne a été pendant de nombreuses années la parfaite copie du jeu toulousain, le Racing 92 s’avance désormais comme un sérieux concurrent aux offensives des Rouge et Noir. Entendons-nous bien. Le jeu du Racing 92 n’a jamais été totalement cadenassé. Mais depuis quelques mois, les grandes envolées ont définitivement chassé l’image d’une formation pragmatique, basée sur un gros pack. "Il ne faut pas oublier qu’il y a dix ans, on est monté de la Pro D2 en s’appuyant sur un pack conquérant. Notre ligne de trois-quarts était moins à l’honneur. Pendant des années, le Racing a été catalogué comme une équipe au jeu restrictif. Cette image a été très longue à changer. Mais aujourd’hui, on est une équipe équilibrée que les gens prennent plaisir à regarder", nous confie le capitaine Henry Chavancy.

" Mike (Prendergast) est un entraineur qui laisse énormément de liberté"

À l’image de ses trois essais passés à Lyon, lors de la première journée au Matmut Stadium (23-27), des 41 pions infligés à Montpellier (5 essais inscrits), sans oublier la démonstration en quart de finale de la Champions Cup, sur la pelouse de l’ASM Clermont Auvergne (27-36), le Racing 92, dont la ligne de trois-quarts est orchestrée par Mike Prendergast, semble comme aspirée par la ligne d’en-but. "Mike est un entraineur qui laisse énormément de liberté. Il prône la prise d’initiative. Il laisse cette liberté d’entreprendre dans le cadre du plan de jeu. Il y a une continuité avec ce que l’on faisait avec Laurent (Labit)", explique le trois-quarts centre francilien. Et d’ajouter : "On a également un profil de joueurs qui aiment enchainer les temps de jeu et qui réalisent de grosses différences individuelles. On ressent du plaisir à prendre des risques, même s’ils sont calculés. Ça nous réussit et ça rend le jeu du Racing attrayant. Il faut continuer".

" Finn (Russell) est le meilleur 10 au monde actuellement "

À la mêlée, Teddy Iribaren (30 ans), le "feu follet" dixit Chavancy, a démontré depuis belle lurette que son instinct, symbolisé par sa chistera exceptionnelle sortie face au Munster Rugby en janvier dernier, ainsi que sa lecture de jeu apportaient un vent de dynamisme au jeu ciel et blanc. Et que dire de l’ouvreur écossais Finn Russell (28 ans), "la force tranquille, le meilleur 10 au monde actuellement" aux yeux de son capitaine, qui incarne le renouveau offensif des Racingmen. Désormais plus régulier, Russell est décisif à chaque match et ses petits coups de pied par-dessus, ces fameux "chips", hantent les défenses adverses.

Une ligne de trois-quarts de rêve…

Derrière cette charnière de feu, Virimi Vakatawa (28 ans), "hors norme" et désormais totalement épanoui au centre, multiplie les franchissements et son association avec Olivier Klemenczak (24 ans), "le talent pur" fraîchement retenu par Fabien Galthié pour préparer les matches contre le Pays de Galles, le 24 octobre, et l'Irlande, le 31 octobre, fait des merveilles. La ligne des trois-quarts du Racing 92 est enfin sublimée par les accélérations et "la sagesse" de l’inusable Juan Imhoff (32 ans), rappelé en sélection par Mario Ledesma après cinq ans d’absence sous le maillot des Pumas, les coups de reins d’un Teddy Thomas (27 ans), "inarrêtable sur un duel", et "l’insouciance" de Simon Zebo (30 ans). Et n’oublions pas de citer Louis Dupichot (25 ans), Maxime Machenaud (31 ans), François Trinh-Duc (33 ans), Kurtley Beale (31 ans) ou bien encore Dorian Laborde (23 ans), souvent au rendez-vous quand ils sont lancés par Laurent Travers. Alors oui, le Racing 92 a sans doute l’une des plus belle ligne de trois-quarts d’Europe.

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