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Narjissi : "Maintenant il faut avancer"

Narjissi : "Maintenant il faut avancer"

Le 02/12/2020 à 18:20Mis à jour Le 02/12/2020 à 18:21

TOP 14 - Nommé entraîneur des avants il y a une vingtaine de jours seulement, l'ancien talonneur emblématique du SUA ( où il a joué de 2004 à 2016 ) retrouve Armandie ce samedi pour une rencontre capitale de bas du tableau. Avec seulement 2 points et 0 victoire au compteur en 10 journées, Agen n'a pas d'autres choix que de s'imposer face à Brive pour s'accrocher au rêve d'un maintien mal embarqué.

Jalil, comment se passent vos premiers pas d'entraîneur en Top 14 ?

Bon déjà je connais un peu la maison, même si quelques têtes ont changé ! Ensuite, passer de la Fédérale 1 ( il entraînait le club de Marmande ) au Top 14, ça s'est fait sans problème, la seule différence c'est qu'en fédérale il faut tout gérer alors qu'en Top 14 on se répartit les rôles. Là on travaille en équipe ( avec Régis Sonnes et Sylvain Mirande ) et ça me plaît beaucoup. On a pris nos marques en faisant connaissance avec le groupe à travers des entretiens individuels avant de basculer complètement sur le terrain.

Vous avez donc participé à votre 1er match comme entraîneur du SUA samedi à Toulouse, comment ça s'est passé ?

J'étais en tribune car il y a une meilleure vision mais c'était une première pour moi. Je suis plus un homme de terrain mais même d'en haut on m'entend car j'ai besoin d'encourager l'équipe. Sinon c'était évidemment frustrant d'évoluer dans un stade vide et de perdre avec un tel score, qui est très dur par rapport à l'investissement des gars, même s'il y a eu des choses intéressantes.

À l'issue du match, Régis Sonnes a évoqué le travail à faire sur l'intensité physique. C'est une priorité ?

Bien sûr c'est là qu'il faut progresser sur le rythme, l'enchaînement des tâches mais aussi sur la défense. Il faut continuer à bosser pour avoir une défense plus solide. On a devant nous un gros chantier que l'on va prendre à bras le corps tous ensemble et on va y arriver.

Vous êtes un homme de défi, c'est un challenge qui vous plaît ?

Cela ne me fait pas peur même si on est conscient du chantier qui nous attend. Il faut que tout le monde continue à prendre ses responsabilités ( comme le groupe le faisait pendant les jours d'auto-gestion ), ne plus se poser de questions et continuer à bosser. Même si on a beaucoup de blessés et que nous sommes dans une spirale de défaites, les joueurs travaillent dur et viennent à l'entraînement avec de l'implication et l'envie de bosser tous ensemble.

La venue de Brive samedi à Armandie, c'est le match de la dernière chance pour le maintien ?

Oui c'est bien sûr un match capital pour nous mais peut-être pas la dernière chance car la saison est encore longue et tout peut arriver. C'est un rendez-vous capital, il faut qu'on gagne et je sais que tout le monde en est conscient. À nous maintenant de faire les choses correctement pour accueillir cette équipe de Brive qui est très complète avec une bonne densité physique, une bonne conquête et des individualités qui font la différence derrière.

De l'enjeu, du combat, un match important pour l'avenir du club. C'est le genre de match que vous aimiez en tant que joueur ?

Oui mais il faut avoir une bonne pression. J'en ai joué des matches comme ça mais c'est aux joueurs de prendre leurs responsabilités et à nous de les accompagner pour faire bloc tous ensemble. Maintenant il faut avancer et si on le fait tous ensemble, on peut y arriver.

Du bord de terrain, vous n'avez pas envie parfois de rechausser les crampons ?

Comme je continue à m'entraîner je ne vais pas vous cacher que oui parfois ça démange mais j'ai fait mon temps même si j'ai arrêté il n'y pas si longtemps. J'en ai souvent envie surtout sur ce genre de match où il faut tout donner et jouer pour les copains et le maillot mais l'envie de transmettre aux gars est plus forte aujourd'hui et je prends autant de plaisir quand je vois nos joueurs avancer ballon en main.

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