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Hans-Peter Wild : "On ne descendra pas"

Hans-Peter Wild : "On ne descendra pas"
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 09/11/2019 à 14:35Mis à jour Le 10/11/2019 à 00:00

TOP 14 - Samedi après-midi, le propriétaire du Stade français Hans-Peter Wild avait convoqué les médias afin de clarifier certaines choses au sujet de son club et présenter au public son nouveau directeur général, Thomas Lombard, ainsi que le nouveau directeur financier, Dominique Martin. Le docteur Wild a aussi profité de ce temps de parole pour distiller quelques messages savoureux...

Au Stade français, il y avait eu la conférence de presse de l'été 2017 qui annonçait l'arrivée du docteur Wild, lequel parlait à l'époque de faire de Paris "le meilleur club du monde". Puis il y avait eu, un an plus tard, la conférence de presse qui annonçait la signature de Heyneke Meyer, l'ancien sélectionneur des Springboks.

L'été dernier ? Il y eut la conférence de presse nommée "Ambitions 2023" et qui, autour de "feu" Fabien Grobon (directeur général) et Hubert Patricot (président), avait exposé aux journalistes la nouvelle pelouse synthétique de Jean-Bouin ainsi qu'un centre médical flambant neuf. Cet après-midi, il y eut donc à Jean-Bouin l'acte 4 des conférences de presse, celui censé présenter le nouveau directeur général Thomas Lombard, ainsi que le directeur financier Dominique Martin, 20 ans passés chez Sanofi et qui, en deux semaines au club, a déjà ramené "3 millions d'euros de sponsorship".

Top 14 - Hans-Peter Wild et Thomas Lombard, propriétaire et directeur général du Stade français

Top 14 - Hans-Peter Wild et Thomas Lombard, propriétaire et directeur général du Stade françaisIcon Sport

Dans les arcanes du stade de la capitale, les deux nouveaux hommes forts du club entouraient donc cet après-midi là le docteur Wild, lequel profita de ce temps de parole pour délivrer quelques messages importants : "Nous sommes actuellement derniers du championnat mais je reste confiant. Vous savez, j'ai l'habitude de résoudre les problèmes. Cela a été ma vie de chef d'entreprise pendant les quarante dernières années. Alors, ai-je peur de la relégation ? Non. On ne descendra pas car nous avons une équipe talentueuse et un grand coach."

À ce sujet, Wild dissipait d'ailleurs tout malentendu : "Heyneke Meyer a réussi avant d'atterrir ici et réussira encore. Quand il est arrivé aux Bulls de Pretoria (2002), ce club était dans la même situation que le Stade français. Là-bas, il est parti de rien, a construit un projet avant de remporter le Super Rugby. Le souci, c'est qu'au Stade français il n'était pas entouré jusque-là de professionnels. Nous les avons désormais trouvés. Moi, j'ai un projet à long terme. Je ne vais pas virer un coach tous les deux ans, comme ça se fait généralement en Top 14." Et de poursuivre, au sujet de Meyer : "Heyneke, il a formé Rassie Erasmus, l'actuel sélectionneur des champions du monde sud-africains. Heyneke est une référence et j'en suis toujours convaincu. Alors, plutôt que de spéculer sur son avenir, envoyez moi des emails ! Je vous répéterai que je n'ai rencontré ni Vern Cotter ni Gonzalo Quesada !"

Top 14 - Heyneke Meyer (Stade français) contre Lyon

Top 14 - Heyneke Meyer (Stade français) contre LyonIcon Sport

Un bémol à tout ça, peut-être ? Même pas : "Les médias reprochent à Heyneke de ne pas parler français. Moi, j'ai dirigé des entreprises où cohabitaient cinquante nationalités différentes. Ensemble, on parlait tous anglais et c'était normal. Vous savez, certaines personnes apprendront facilement une langue étrangère quand d'autres n'y arriveront jamais. Au Psg, Thomas Tuchel (entraîneur) a parlé français en deux semaines. Heyneke, lui, ne parlera jamais français et nous devons l'accepter. Je lui ai d'ailleurs dit récemment :" Ne gâche pas ton temps avec ça !" Désormais, on avance."

À Paris, le docteur Wild a conclu son allocution en s'adressant aux supporters du Stade français, lesquels ont clairement déserté les gradins de la Porte d'Auteuil depuis quatre ans. "Vous (les médias) dîtes qu'on a perdu nos supporters, que nous n'avons pas d'âme, qu'on est froid... Ok... On a pas été bons avec nos supporters jusqu'à présent et c'est vrai. Mais là-dessus, on va changer. Thomas (Lombard) est aussi là pour resserrer ce lien." Et pour "resserrer ce lien", Lombard a déjà pris une décision importante, nommant Julien Arias - quinze ans de club - au poste d'entraîneur des trois-quarts de l'équipe. Un choix fort et qui, les supporters l'espèrent, sera suivi de nombreux autres...

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