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Patat : "Chapeau à tout le groupe !"

Patat : "Chapeau à tout le groupe !"

Le 26/05/2019 à 09:06Mis à jour Le 26/05/2019 à 14:55

TOP 14 - L’entraîneur des avants de La Rochelle Grégory Patat savoure la qualification de son équipe en barrage, vendredi prochain au Racing 92, au regard de la densité d’un championnat qu’il estime complètement fou.

Rugbyrama : Grégory, avez-vous douté contre Bordeaux ? Tout était encore possible à la mi-temps pour les Girondins.

Grégory Patat : Franchement, on n’a pas douté parce qu’on savait que le temps allait être pour nous vu que Bordeaux n’avait plus rien à jouer. Si on les mettait à mal, on allait creuser l’écart. Jusqu’à la mi-temps, nous n’avons rien voulu savoir des scores des autres matchs. Après la mi-temps, on s’est renseignés un peu. On savait que Montpellier menait à Clermont ou était proche au score. On savait qu’il nous fallait le bonus offensif.

La leçon première, c’est que l’objectif de début de saison est atteint ?

G.P. : Oui, l’objectif est atteint. Mine de rien avant cette dernière journée, nous étions septièmes. Nous n’avions plus les cartes en mains parce que si Montpellier gagnait avec le bonus offensif et que les autres équipes avaient des résultats favorables, nous pouvions nous retrouver à l’as. On le voulait ce barrage parce qu’il y a eu pas mal de changements avec l’arrivée d’un manager au mois de novembre. C’est toujours quelque chose de délicat. Nous avons travaillé fort pour en arriver là et franchement nous ne voulions pas revivre la même frustration que l’année dernière (7e).

Que dire de cette dernière journée de Top 14 ? Castres est éliminé, Montpellier est qualifié.

G.P. : C’est dingue qu’il y ait un tel scénario. C’est bien pour les observateurs ! Mais pour les acteurs de l’intérieur, c’est compliqué. Je trouve que nous avons fait une saison plutôt solide. Il y a eu quelques faux-pas comme beaucoup d’équipes durant cette saison. Et ça aurait été frustrant de s’arrêter là parce que c’est tellement dur de finir dans les six premiers. Vincent Merling (le président rochelais) l’a assez dit : on se rendra compte plus tard des efforts nécessaires qu’il faut faire pour finir dans les six premiers. Chapeau à tout le groupe !

Ce Top 14 fut une nouvelle fois très serré. Cette réalité s’est une nouvelle fois vérifiée.

G.P. : Vous prenez les équipes qui sont de la 4e à la 10e place, quelle marge de manoeuvre y-a-t-il ? Il ne peut y avoir que de la fierté par rapport au travail fourni. Nous allons profiter de l’instant présent mais l’année prochaine tout sera effacé. Deux équipes ont survolé le championnat, Toulouse et Clermont. Montpellier, c’était soi-disant fini pour eux et tu vois qu’ils sont encore là et en barrage. Ca montre la difficulté du championnat et son homogénéité.

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