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Falgoux : "L’an dernier on avait chargé. On a envie de se rattraper"

Falgoux : "L’an dernier on avait chargé. On a envie de se rattraper"
Par Rugbyrama

Le 22/03/2019 à 13:22

TOP 14 - Après ses trois premières sélections avec le XV de France, le pilier gauche de l’ASM devrait être sur le pont contre Agen samedi soir. Il s’attend à une belle réception à Armandie.

Rugbyrama : Après cette expérience avec le XV de France, vous allez replonger dans le Top 14. Comment abordez-vous ce match à Agen ?

Étienne Falgoux : Il y a une bonne énergie, tout le monde est content de revenir à la maison et il y a une belle émulation. L’énergie est positive. À Armandie c’est toujours compliqué car Agen est une équipe qui s’accroche. Certaines équipes l’ont emporté là-bas mais des gros sont tombés aussi. Cela va être un grand défi. Le SUA produit du jeu avec des hommes qui sont rudes donc il ne faut pas s’attendre à un match tranquille. Cela va être costaud. Il va falloir faire un gros match, ils ont battu La Rochelle et ils vont lutter jusqu’au bout. L’an dernier cela avait été compliqué pour nous (Défaite 27-17). On avait chargé il faut le dire et on aussi envie de se rattraper. On a envie de continuer à prendre des points. Une victoire nous permettrait de tenir les concurrents à distance et de gérer la fin de saison avec de grosses échéances qui arrivent en Coupe d’Europe et en Top 14. Ces trois mois vont être hyper intenses, les plus intenses de l’année, c’est la dernière ligne droite. Il ne faut pas penser à ce qu’il y aura après mais à ce qui se passe maintenant.

6 Nations 2019 - Étienne Falgoux (France) contre l'Écosse

6 Nations 2019 - Étienne Falgoux (France) contre l'ÉcosseIcon Sport

D’autant qu’avec la longue blessure de Loni Uhila à gauche de votre mêlée, vous risquez d’être souvent sollicité avec Beqa Kakabadze ?

É. F. : Cela n’a rien à voir avec la saison dernière au niveau des blessés mais quand même. Il faudra faire attention à l’alimentation, au sommeil, à la récupération… C’est important au final. On fait avec les blessés mais Giorgi Beria est monté avec nous, il est champion du monde des moins de 20 ans, il a joué le Tournoi avec les Bleuets. Cela permet à des jeunes de monter. Pour Beqa, l’épisode de Pau avait été difficile pour lui aussi. Il a bien travaillé là-dessus, il est prêt physiquement, il revient bien et il bosse dur. C’est un très bon joueur.

J’ai été content de pouvoir vivre cette expérience en équipe de France et de pouvoir m’étalonner au niveau international. Pour voir ce que je valais chez les grands. Chez les plus grands...

Comment avez-vous vécu ces trois premières sélections ?

É. F. : Il y a eu beaucoup de fierté mais d’abord beaucoup de surprise. J’ai appris ça après le match contre Bordeaux donc il y a de la surprise mais aussi de l’urgence car il fallait vite faire sa valise en moins de trois-quarts d’heure (rires). C’est beaucoup de fierté et au-delà du contexte qui était particulier, cela reste une compétition exceptionnelle. Pouvoir représenter son pays c’est un immense honneur. J’ai découvert l’Aviva Stadium avec des yeux d’enfants et si on exclut le côté pesant parfois, c’est une superbe expérience. J’ai été content de pouvoir le vivre et de pouvoir m’étalonner au niveau international aussi. Pour voir ce que je valais chez les grands. Chez les plus grands… Cela a été une surprise mais c’était aussi un objectif. Je n’ai pas eu de bilan du staff encore, cela va se faire bientôt.

L’ambiance était-elle si pesante à Marcoussis ?

É. F. : Entre joueurs c’était sain. Mais la pression médiatique était assez forte surtout avant le match contre l’Italie. C’était la première fois que j’étais anxieux avant d’ouvrir mes réseaux sociaux. On subit cette pression et on essaye de se couper un peu de tout ça le temps de préparer un match. On essaye de faire abstraction.

Les deux Clermontois Étienne Falgoux et Wesley Fofana avant le match de la France en Irlande

Les deux Clermontois Étienne Falgoux et Wesley Fofana avant le match de la France en IrlandeIcon Sport

On a beaucoup critiqué le Top 14 sur son rythme de jeu. Le fait d’avoir joué de nombreux matches de Coupe d’Europe vous-a-t-il aidé à vous adapter au niveau international ?

É. F. : Les semaines d’entraînements avec le XV de France sont sensiblement les mêmes qu’en club et je me sens bien. J’ai réussi à enchaîné car je suis rentré plus tôt face à l’Irlande avec la blessure malheureuse de Jeff (Poirot). J’ai gardé le rythme. C’est différent mais la Champions Cup se rapproche plus du niveau du Tournoi dans l’intensité et l’enchaînement des tâches. Les matches du Tournoi, ce sont des gros matches de Champions Cup, c’est le Leinster, c’est les Saracens, des matches où cela ne s’arrête jamais avec du mouvement et du jeu de la première à la dernière minute. C’est très exigeant, il faut être super précis, c’est un gros niveau.

Les pronostics sont lancés pour définir le groupe qui partira à la Coupe du monde au Japon. Êtes-vous dans la peau d’un challenger ?

É. F. : Je ne mets pas de pression. Cela a été la surprise mais quand on y a goûté, on a envie d’y retourner c’est évident. La Coupe du monde c’est un objectif sur du long terme. Au fond de moi je travaille pour ça. Cela a été une surprise personnellement mais aussi pour tout le monde j’en suis conscient. Les choix seront faits plus tard. La Coupe du monde est dans quelques mois donc il peut se passer des choses. Je ne mets pas du tout de pression particulière, je vais continuer à bosser ici. Je vais me re-concentrer sur le club, sur la fin du championnat qui va être costaud surtout que nous avons eu un blessé à gauche donc il va falloir assurer.

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