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Top 14 - Enzo Forletta (Perpignan) : "Le classement ? Je n’en ai rien à faire"

Forletta : "Le classement ? Je n’en ai rien à faire"

Le 14/09/2018 à 09:15Mis à jour Le 14/09/2018 à 09:26

TOP 14 - Toujours en quête d’un premier succès cette saison, les Catalans devront s’armer de patience pour réussir leur quête de maintien en Top 14. À deux jours d’un périlleux déplacement à La Rochelle, le pilier gauche de l’Usap Enzo Forletta garde le cap, sans regarder le fauteuil de lanterne rouge qu’occupe sa formation.

Rugbyrama : Enzo, comment s’est déroulée cette semaine après une défaite amère contre Lyon ?

Enzo Forletta : C’était une semaine compliquée, très compliquée. Mais pas mentalement, physiquement surtout, parce que tout le monde s’est donné à 100% et a mis de la volonté. C’est bien, il faut travailler dans ce tempo. C’est ce qui me plaît. On monte d’intensité petit à petit et il faut se mettre au niveau de ce championnat.

Comment expliquer cette réaction, alors que vous étiez abattus samedi dernier ?

E.Z. : Nous étions préparés à ce genre de difficultés. Et puis, il ne faut pas se morfondre dix ans, sinon tu es mort. Il faut vite se remettre au travail même si la déception est là. Ça fait deux mois et demi que le groupe bosse, et pour l’instant ça ne paye pas. On n’a aucun résultat, et on a envie que ça arrive parce que nous pensons ne pas être à côté de la plaque au niveau du jeu et du potentiel. On veut redoubler d’efforts pour enfin avoir une récompense. Si ce n’est pas ce week-end, ce sera le suivant. Il faut progresser de match en match, car le niveau augmente et qu’en plus, nous devons déjà rattraper celui des autres équipes.

" On s’affole devant la ligne, on fait n’importe quoi"

Ce revers a toutefois fait mal au groupe. Vous ne pouvez pas le nier…

E.Z. : Cette défaite a fait mal car on y a mis l’engagement, que nous avons eu davantage de ballons que Lyon, plus d’occasions (149 courses avec ballon, record de la saison, NDLR). Et au final, leur victoire est presque trop facile pour eux. L’Usap a fait plus d’efforts, Lyon n’a pas forcé… mais ce sont eux qui repartent avec les quatre points.

Avec autant d’occasions franches, cette première victoire de la saison vous tendez les bras. Pourquoi vous a-t-elle échappé ?

E.Z. : Le fait d’avoir été ridicules au premier match ne nous a pas donné la confiance de la saison passée. Et on s’affole devant la ligne, on fait n’importe quoi et nous ne respectons plus les consignes et le plan de jeu. On voulait tellement mettre d’envie qu’on a perdu notre patience. Alors on dit que ce week-end ça aurait pu basculer, oui c’est vrai. Mais le problème, c’est que ça ne doit pas basculer. On doit se mettre à l’abri avant. Je le répète mais nous ne pouvons pas donner autant de points comme ça, c’est trop facile.

Top 14 - Perpignan contre Lyon

Top 14 - Perpignan contre LyonIcon Sport

Aujourd’hui, l’Usap est dernière du Top 14. Est-ce le genre de choses sur lesquels vous accordez de l’importance ?

E.Z. : Franchement, le classement, je n’en ai rien à faire, je m’en fous. Je ne le regardais pas quand Perpignan était premier ou dans le haut du tableau de Pro D2. Donc je n’en ai rien à faire aujourd’hui. Les comptes, on les fera à la fin. Ce n’est pas du tout dans mon caractère. Je regarde surtout ce qu'il se passe sur le terrain. C’est là où tu vois si tu disposes d’une marge de progression ou si tu es vraiment dans le dur.

" Je ne suis pas au niveau que demande ce championnat, il va vite falloir que je me réveille"

Au milieu de ces défaites, la mêlée catalane semble tenir la route et s’affiche comme votre principal atout. Confirmez-vous ?

E.Z. : Je ne sais pas… On n’a pas eu tellement de pénalités sur ce secteur-là. Alors oui, on assure nos propres introductions, mais est-ce qu’il faut se satisfaire de ça ? Il faut être encore plus performant je pense. On y laisse une grosse énergie dessus et j’ai l’impression que l’on ne se paye pas assez sur la mêlée. Mais en Top 14, c’est costaud chaque week-end. Il n’y en a pas une plus faible qu'une autre.

C’est votre première saison de Top 14. Vous découvrez ce championnat et les piliers adverses. Les mêlées sont-elles si différentes que celles de Pro D2 ?

E.Z. : C’est beaucoup plus dur, beaucoup plus costaud oui. Les piliers sont plus durs à faire bouger tout simplement. Ils sont très gainés, très puissants. Pas mal de gens me disaient que les mêlées étaient plus dures en Pro D2. Je ne suis pas d’accord, du moins pour l’instant avec les packs que j’ai rencontrés.

Top 14 - Genesis Lemalu (Perpignan) contre Lyon

Top 14 - Genesis Lemalu (Perpignan) contre LyonIcon Sport

Êtes-vous satisfait de ce début de saison à titre personnel ?

E.Z. : Non je ne suis pas du tout satisfait. Tout simplement parce que je ne suis pas régulier et que le haut niveau, c’est la régularité. Je ne suis pas au niveau que demande ce championnat, il va vite falloir que je me réveille. Et ça passe par du travail durant la semaine, il n’y a que ça.

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