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Lacroix : "Inquiétude et lucidité"

Lacroix : "Inquiétude et lucidité"
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 13/08/2019 à 15:19Mis à jour Le 13/08/2019 à 15:52

TOP 14 - Le président du Stade Toulousain a présenté la prochaine saison du club champion de France, avec des ambitions évidemment, mais quelques inquiétudes. Didier Lacroix et Ugo Mola sont venus présenter la prochaine saison du Stade Toulousain après le titre extraordinaire du printemps dernier. Une heure d'échanges fructueux avec cette impression de lucidité sur la difficulté des mois à venir.

Toulouse compte neuf sélectionnés français potentiels. Si l'on compte les étrangers (Kolbe, Elstadt), le total des absents pourrait passer la dizaine. Un poids difficile à supporter d'autant plsu que les listes ne seront vraiment toutes connues que début septembre.

Rugbyrama : Dans quel état d'esprit êtes vous en ce début de saison ?

Didier Lacroix : Nous sommes passés à autre chose, nous avons remis les compteurs à zéro. La saison aura besoin de toute notre concentration puisque nous jouerons avec un certain nombre d'absents pour cause de Coupe du Monde et même un renouvellement de notre staff. Nous savons que certains nous prédisent des lendemains difficiles.

Y a t-il des objectifs affichés ?

D.L. : Nous ferons le maximum dans chaque compétition, totu simplement. Les choix, ça n'existe pas. Je le répète comme Pierre Villepreux et Guy Novès le disaient. Nous ne lâcherons pas un match. La saison passée, nous avions été critiqués pour avoir soi-disant "galvaudé" un match à Montpellier. OK, nous avions pris plus de soixante points. Mais regardez l'équipe que nous avions ce jour-là.... (référence à Guillaume Marchand, Pita Ahki, Romain Ntamack, Selavasio Tolofua, Franois Cros, NDLR). Les mêmes qui nous ont valu plus tard les félicitations de ceux qui étaient heureux de nous voir lancer des jeunes. Ces choix douloureux sur le moment, nous ont donné raison en fin de saison. En plsu ce jour-là, nous avions subi un carton rouge précoce et l'adversaire avait marqué 120 pour cent des points qu'il pouvait marquer. Mais nous avions vu des bonnes choses chez nos jeunes, je m' en souviens .

Actuellement, on a du mal à y voir loin à Toulouse, n'est ce pas ?

D.L. : Il faudra faire preuve d'adaptation et de souplesse c'est sûr. La réalité du mois d'août ne sera pas celle du mois d'août avec l'officialisation des listes du Mondial. Puis il faudra gérer le retour des internationaux au moment de la Coupe d'Europe puis après le Tournoi 2010 dont on ne parle pas mais il sera le première étape de la préparation du Mondial 2023. Serons-nous sollicités avec la jeune génération que nous représentons ? On peut le penser. Mais nous devrons là aussi nous adapter. On se prépare à le faire avec inquiétude et lucidité.

Top 14 - Jérôme Cazalbou, Didier Lacroix et Régis Sonnes

Top 14 - Jérôme Cazalbou, Didier Lacroix et Régis SonnesRugbyrama

Vous avez un problème de talonneur. Avez-vous quelque-chose à annoncer ?

D.L. : Oui, gérer c'est prévoir. On attend la lettre de sortie définitive Jaco Visagie, joueur sud-africain qui pourrait débarquer très vite, vendredi on espère (information révélée par Midi Olympique, NDLR). Le joueur est d'accord, le staff est d'accord, mais il nous manque ce document administratif. Un talonneur japonais, Takeshi Ino, va aussi arriver. Nous avons aussi un jeune talonneur venu de Dax, Guillaume Cramont il a 18 ans, qui s'est bien débrouillé pour sa première apparition. Guillaume Marchand sera toujours là. Tout a été fait pour que Julien Marchand ne reprenne pas trop vite après sa blessure sérieuse. (Il est attendu fin octobre, début novembre, NDLR). C'est sûr qu'il fallait se couvrir à ce poste. Notre talonneur de 18 ans a été bon pour son premier match amical, tout va bien. Mais imaginez qu'il se blesse en amical contre Béziers, tout le monde va nous tomber dessus.

Est ce une fatalité cette histoire de la ponction des internationaux ? En tant que président qui participe aux travaux de la Ligue, pensez-vous qu'il y a des leviers à actionner ?

D.L. : Non, ce n'est pas une fatalité. J'espère qu'il y a des leviers à actionner dans les instances. Je pense qu'actuellement ma place est d'être impliqué au club quotidiennement, mais par exemple je demande à Ugo Mola d'être présent dans pas mal de réunions avec les entraîneurs de l'équipe de France, je demande aussi à d'autres cadres du club des choses analogues dans les institutions. Je pense en effet que le stade Toulousain doit être présent dans les instances pour y accroître son influence. Il faut se répartir les tâches pour peser dans le rugby français . Ce n'est pas encore le moment d'y aller pour moi, mais j'essaie d'être présent dans les réunions qui parlent de ça car notre avenir en dépend .

Mais la Coupe du Monde 2023 est prioritaire pour le rugby français. Les clubs qui pensent qu'il ne faut pas s'occuper de cette échéance, font fausse route selon moi. Ils sont trop égoïste. Le Top 14 grandira avec une grande Coupe du Monde en 2023. Nous y contribuerons, et nous y avons déjà contribuer.

Vous avez placer la barre très haut en 2018-19. Conserver ce titre sera-t-il un exploit ?

D.L. : On pensera plus au contenu qu'au résultat. Nous essaierons d'être forts sur nos convictions. C'est la fameuse idée de la "dépersonnalisation" à tous les niveaux, joueurs, staff et même président. Le Stade Toulousain doit être plus fort que les hommes et pas seulement sur une simple saison. J'insiste là-dessus, il faut dépersonnaliser. Il ne faut pas être dépendant des uns et des autres. Toulouse doit être inscrit dans une volonté de long terme. Elle a marché la saison dernière, on verra la saison prochaine . Mais je sais ce qui nous attend, je vous donne rendez-vous dans six mois, si les résultats ne sont pas là, on sera montrés du doigt. Et nous serons confrontés en plus au tournoi 2020. Je le répète, ce tournoi sera une échéance majeure, sans possibilité de jokers pour pallier les absences.

Quelles sont les nouveautés que vous pourriez amener au fonctionnement du stade ?

D.L. : La capacité d'adaptation reste un de nos points forts. Nous avons été précurseurs en impliquant cinquante joueurs à l'entraînement, nous allons encore plus loin, déjà parce que nous y sommes obligés. C'est aussi pour ça que nous faisons entraîner les jeunes joueurs avec les joueurs les plus expérimentése. On nous a parfois reprochés une certain consanguinité à Toulouse avec un staff composé surtout de gens qui ont porté le maillot, mais vous avez remarqué que des techniciens venus de l'extérieur arrivent, d'Angleterre ou d 'Afrique du Sud (Allan Ryan ou Alan-Basson Zondagh, vont intégrer le staff, NDLR). Nous cherchons donc une régénération. Nous avons aussi sollicité la LNR et la FFR pour prêter des jeunes joueurs pour quatre mois à un club japonais, Yamaha Jubilo, pour faire un échange avec Richie Arnold qui restera finalement avec nous durant le Mondial. Nous nous battons aussi pour faire un maximum de prêts, nous aimerions prêter des joueurs en Pro D2 y compris avec possibilité de retours en cours de saison. Ce serait à notre sens très intéressant, de les rappeler en cas de sélections ou de blessures. Regardez, certains joueurs ne sont actuellement chez nous que dans la perspective de joueur durant les fenêtres internationales. Le reste du temps, ce serait pas mal de les envoyer à Montauban, Colomiers ou à Carcassonne.

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