Rugbyrama

Top 14 - Désormais Nicolas Godignon rime avec Section

Désormais Godignon rime avec Section

Le 09/01/2019 à 10:12Mis à jour Le 09/01/2019 à 10:21

TOP 14 - À la suite de la mise à l'écart de Carl Hayman, la Section Paloise a recruté Nicolas Godignon comme entraîneur des avants. Le nouveau coach qui a pris ses fonctions ce lundi a déjà mis les mains dans le cambouis.

Pile au moment où la Section Paloise écarte Carl Hayman, l’entraîneur des avants, que ces derniers ont réalisé le match le plus abouti de leur saison, face à l’UBB. Ce pack, souvent malmené depuis le début de la saison, a même inscrit cinq des six essais marqués, avec en fer de lance un Quentin Lespiaucq, flamboyant pour son retour à la compétition. Toutefois, l’heure n’est pas à fanfaronner puisque les Bordelais ont évolué pendant 70 minutes avec sept avants, compte tenu du carton rouge infligé à Gorgadze pour jeu dangereux.

Peu importe la manière et que la Section soit en convalescence, ce succès fait tellement de bien aux têtes, d’autant que d’autres avants ont affiché de belles dispositions. Parmi eux, citons les jeunes Julien Delannoy et Baptiste Pesenti ainsi que des anciens tels que Lourens Adriaanse, Paddy Butler, Steffon Armitage et Jamie Mackintosh. Derrière, les choses furent plus compliquées même si les retours de Tom Taylor et de Jesse Mogg laissent augurer de meilleurs lendemains. Au-delà de ce succès, le second événement, samedi soir, fut l’officialisation de la mise à l’écart de Carl Hayman.

" Découvrir les joueurs c'est découvrir les hommes et ce qu'ils sont"

Bien que ce dernier reste au club jusqu’en juin, il sera accompagné dans ce laps de temps dans un projet personnel, à l’écart des terrains. Cette mise à l'écart fait suite à une altercation qui s’est déroulée en cœur de ville, le soir du 1er de l’An, entre l’entraîneur et des joueurs. Si bien que le président Bernard Pontneau a été contraint d’anticiper une décision qui devait être effective en fin de saison.

Ouvrir rapidement un nouveau chapitre

Pour remplacer l’ancien pilier Néo-zélandais, il a fait appel, avec l’aval de Simon Mannix, à Nicolas Godignon, libéré par Brive en mars 2018. "Les événements m'ont obligé à agir vite car, dans cette affaire, il y a eu une erreur managériale, souligne le président Bernard Pontneau. Des choses me gênent et m'attristent d'autant que les personnes en cause sont toutes très attachantes. Néanmoins, bien que les faits se soient déroulés dans un endroit public, c'est une affaire privée. Aussi, je me garderai de juger quiconque et je demande aux personnes qui croient savoir, de faire preuve de respect et d'humilité. Quant aux joueurs concernés, je le dis avec la rigueur du patron, ils seront convoqués et sanctionnés."

Afin d'ouvrir rapidement un nouveau chapitre, les choses n'ont pas traîné et Nicolas Godignon a pris ses fonctions dès lundi. "Je mesure la chance que j'ai aujourd'hui de retrouver le Top 14, reconnaît le nouveau coach des avants. J'ai rencontré les joueurs dès lundi matin, c'était un moment particulier. J'en connaissais certains pour les avoir entraînés tels Malafosse, Septar, Blanc, sans oublier Domingo, Corrézien comme moi. Découvrir les joueurs c'est découvrir les hommes et ce qu'ils sont. Quand on découvre l'homme, on connaît mieux le joueur. Ça permet ensuite d'être plus performant."

Une prise de contact qui tombe à pic, puisqu'elle a lieu au moment de l'intermède du Challenge européen. Une période qui va donc permettre au nouvel entraîneur de prendre ses marques et de découvrir les rouages du club au sein d'un staff déjà composé de Paul Tito (spécialiste de la touche), Fred Manca (en charge des arrières) et Conrad Smith (de la défense). Tout ce petit monde étant chapeauté par Simon Mannix, manager général.

Quelle sera l'empreinte Godignon ?

Ce retour dans l'opérationnel, auprès des avants, après avoir été dans la peau du manager dans son ancien club, ne déplaît pas au Corrézien. "Je ne considère pas ça comme une régression, au contraire, prévient Nicolas Godignon. C'est une vraie chance pour moi de me recentrer sur le rugby sans avoir à penser à la prolongation d'un tel ou d'un tel, ni à l'organisation de la semaine. Le travail de manager occupe beaucoup de temps et j'avais vraiment envie de revenir plus proche du terrain."

En arrivant ainsi à mi-saison au chevet d'une équipe en convalescence, 10ème du Top 14 avec 24 points, quelle peut être l'empreinte du nouveau coach ? "C'est connu, j'ai une sensibilité pour le rugby de combat, précise-t-il sans détour. Ce rugby de combat n'est pas incompatible avec le jeu car je suis par ailleurs amoureux du jeu. Je pense pouvoir apporter un peu de mon expérience dans ces phases d’affrontement. D'autre part, on peut aussi améliorer les choses en mêlée en travaillant la cohésion, la confiance entre partenaires, l'état d'esprit ainsi qu'en peaufinant des détails. On va vraiment construire des choses autour de ça."

Nicolas Godignon bénéficie de deux semaines de répit avant d'entrer dans le dur, fin janvier, à Perpignan, puis mi-février, avec la réception de Castres au Hameau. Ce week-end, ce sera pour lui une répétition générale, en Challenge, face au Stade Français.

Contenus sponsorisés
0
0