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Bamba : "Quand tu es bien dans une équipe, ça facilite les performances"

Bamba : "Quand tu es bien dans une équipe, ça facilite les performances"

Le 27/11/2019 à 10:42Mis à jour Le 27/11/2019 à 13:02

TOP 14 - Auteur de prestations remarquées pour ses débuts avec le Lou, le pilier international de 21 ans se livre sur ses premiers pas sous le maillot lyonnais. La frustration de la blessure en Coupe du monde s’est vite transformée en une énorme envie pour Demba Bemba.

Rugbyrama : Comment se passent ces premiers pas en matchs officiels avec le LOU, alors que vous venez d’enchaîner vos trois premiers matchs ?

Demba Bamba : Je suis content. Je commence à gagner la confiance de mes coéquipiers et du staff. Je m’imprègne aussi un peu du club. Ça se passe encore mieux que ce que j’avais pensé au départ. Je suis un peu introverti et je n’aime pas trop aller vers les gens. Je vois que ça se fait naturellement avec eux. Il y a une bonne ambiance, et un bon mix entre les jeunes et les anciens. C’est ce qui fait notre force. Tu ne sens pas cette différence. Tout le monde est pareil.

Ce qui justifie sûrement, en partie, vos premières (bonnes) prestations ?

D.B. : C’est ça ! Quand tu es bien dans une équipe, je pense que derrière, forcément, ça facilite les performances. Et vu que cela faisait un petit moment que je n’avais pas joué, j’avais à cœur de bien faire les choses. Je commence d’abord par la discipline, car dans le passé je faisais des fautes bêtes et il faut grandir dans ce sport. Et j’essaie donc de grandir à chaque fois, de progresser sur cela.

Vous avez transformé ce manque de temps de jeu en une énorme énergie !

D.B. : J’ai de l’appétit. Quand je suis sur le terrain, c’est vrai que je me sens mieux donc quand j’ai une opportunité, j’y vais à fond et je ne me pose pas de questions.

Coupe du monde 2019 - Demba Bamba (France) contre l'Argentine

Coupe du monde 2019 - Demba Bamba (France) contre l'ArgentineIcon Sport

La frustration d’une Coupe du monde avec seulement un match disputé et la blessure à une cuisse qui vous a contraint de rentrer est-elle derrière vous ?

D.B. : Franchement, cela s’est fait rapidement. Il fallait basculer. Je m’étais fait opérer et j’avais déjà eu trois mois d’arrêt. Le fait de m’être à nouveau blessé, avec seulement une petite déchirure à l’ischio, je me suis dit que je n’en avais que pour deux ou trois semaines et qu’il fallait en profiter pour bosser et revenir encore plus fort ! C’était une bonne expérience. J’ai eu la chance de vivre un premier match de Coupe du Monde. Je suis même reparti plus content que déçu. J’essaie de positiver pour ne pas rester bloqué. Le but c’est d’avancer et de faire de belles choses.

Votre arrivée s’est faite finalement en deux temps depuis votre signature. Il y a d’abord eu l’aventure en équipe de France pendant la Coupe du monde et puis enfin les débuts officiels le 10 novembre dernier face à La Rochelle...

D.B. : Pendant que j’étais au Japon, les préparateurs et le staff de l’équipe de France ont communiqué avec le staff du LOU pour me préparer aux stratégies pour les échéances à venir. Et pour que je puisse me fixer des objectifs individuellement mais aussi collectivement, que ce soit avec l’équipe de France et le LOU.

" Tout le monde nous prend un peu moins au sérieux après avoir perdu deux matchs"

Ce choix du Lou, vous l’aviez fait il y a plusieurs mois mais la découverte est récente. Est-ce conforme à vos attentes ?

D.B. : Je viens chercher un club encore plus grand que mes précédents. En venant ici, je ne suis pas déçu. C’est un club qui ne fait que grandir, petit à petit. La preuve aujourd’hui, car même si c’est encore le début de saison, on est premier au classement. Ça fait plaisir. Je souhaite apporter une touche de plus et remporter pleins de titres. Et bien vivre dans ce club.

Justement, cette première place, comment la vivez-vous ?

D.B. : J’ai pu constater que, chaque année, le club ne fait que grandir et je pense que c’est logique, au bout d’un moment, que ça se passe comme ça. C’est une bonne chose. Je suis content de mes choix. Mon entourage aussi. Franchement, j’espère que l’on va continuer et aller faire un gros match à Montpellier.

Cette coupure européenne ne s’est pas passée comme vous l’espériez, avec deux revers à Northampton et face au Leinster en Champions Cup. Dans quel état d’esprit est le groupe ?

D.B. : Il n’y a pas de colère, plus de la frustration parce qu’on a montré de belles images, notamment face au Leinster qui est l’une des plus belles équipes en Europe. On a dominé le match mais après, malheureusement, on a manqué de réalisme en ne concrétisant pas quand il le fallait. On a perdu, mais on est content d’avoir pu se comparer à ces équipes et d’avoir vu que l’on pouvait tenir, et même être un peu plus forts sur certains secteurs.

Cela montre le chemin qu’il reste à parcourir, aussi bien du point de vue collectif que personnel car il s’agissait de vos débuts en Champions Cup.

D.B. : C’était nouveau mais c’étaient des adversaires que j’avais déjà rencontrés pendant le Tournoi des 6 Nations. Du coup j’avais à cœur de tout donner. Je ressors quand même content de ma performance et de la performance collective.

L’on est curieux de voir quelle sera la réaction du LOU en championnat…

D.B. : Il s’agissait de gros matchs, et maintenant tout le monde nous prend un peu moins au sérieux après avoir perdu deux matchs d’affilée. Mais ce sont des matchs qui nous ont servis et qui seront très importants pour la suite. Cela va nous permettre d’apprendre à avoir un peu plus confiance en soi. Contre le Leinster, c’était plus de la peur. Je pense que l’on aurait pu battre cette équipe et qu’il manquait quelque chose. Cette chose on va essayer de la trouver très vite pour la suite de la saison.

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