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Top 14 - Clément Castets (Toulouse) ''Finir en apothéose''

Castets : ''Finir en apothéose''
Par Rugbyrama

Le 28/12/2018 à 18:28Mis à jour Le 28/12/2018 à 18:32

TOP 14 – Avant d'affronter Toulon ce dimanche à 21 heures au Stadium, Clément Castets affiche un large sourire quand il s'agit d'évoquer le quotidien d'un rugbyman de haut niveau au moment des fêtes. Celui qui a passé une grande partie de l'année en dehors des terrains souhaite finir en beauté cette année 2018.

Rugbyrama : Cette semaine de repos vous a-t-elle permis de souffler et de mieux reprendre l'entraînement en cette fin de semaine ?

Clément Castets : Oui, c'était vraiment nécessaire à ce moment-là pour plusieurs raisons. Déjà, j'avais enchaîné plusieurs matchs avec une légère avance sur ma récupération prévue initialement. Puis j'ai également mes partiels en janvier donc si je les réussis je pense que je pourrai dire merci aux coachs !

N'a-t-il pas été difficile de gérer cette période de fêtes ?

C.C. : Je n'ai pas non plus mangé 4 foies gras par repas à Noël ! (rires) J'essaie de faire le juste milieu entre profiter de mes proches et m'entretenir physiquement. De toute manière, à la reprise ce jeudi, le groupe qui a réalisé une très grosse performance à Clermont a amené de l'entrain à tous ceux qui revenions de vacances. Nous n'avons pas vraiment ressenti de différence de fatigue entre les uns et les autres.

N'est-ce pas davantage compliqué de rester compétitifs pendant les fêtes quand on est pilier ?

C.C. : Il faut en parler à ma grand-mère qui veut me faire ingurgiter bien plus que ce que je peux ! (rires) Non, on reste professionnels, ça fait partie du métier. Mais visiblement ce match le 30 décembre attire plus de personnes grâce aux congés (32700 places vendues, rencontre à guichets fermés, ndlr). Et de toute façon il faut se préparer ultra-sérieusement pour un match contre un très grand Toulon, une équipe qui a été championne de France et d'Europe la même année, qui a peut-être réalisé son match référence le week-end dernier et qui monte en puissance. On ne joue pas une équipe de bas de classement mais contre un grand Toulon qui viendra faire un gros match.

Comment se prépare-t-on à une telle rencontre de gala comme celle qui aura lieu au Stadium ?

C.C. : J'essaie de prendre le positif car je n'ai jamais joué devant autant de monde. Que ce soit les joueurs plus expérimentés ou les coachs, tous les gens qui m'en parlent ont des étoiles dans les yeux ! Ils disent que c'est une expérience énorme à vivre. Donc plutôt que de me mettre trop de pression, je vais juste savourer ce qui va se passer dans tous les cas.

Comment se remet-on en question pour préparer un match malgré une série de dix matchs sans défaite ?

C.C. : Tout n'est jamais parfait et on se focalise sur ce qui reste à corriger, même après des performances très abouties. Il y a quelques années le groupe a connu une très grosse désillusion en étant très bien placé à la même époque. Donc on a encore plus de la moitié du chemin à faire. Ce serait bête de notre part de se gargariser, surtout au moment de recevoir des équipes très en place comme Toulon.

Par ce week-end se conclut une sacrée année 2018 pour vous entre l'opération et la longue récupération...

C.C. : Oui c'était une drôle d'année ! Il y a eu des moments assez bas et d'autres moins, comme ceux que l'on va vivre ce week-end pour finir en apothéose et qui, j'espère, seront très beaux. C'était une année particulièrement remplie avec beaucoup de rebondissements mais je ne regrette pas de l'avoir vécu de cette manière ! (rires)

Propos recueillis par Quentin Put.

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