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Charrier et Laïrle : "On a un bon challenge devant nous"

Charrier et Laïrle : "On a un bon challenge devant nous"
Par Rugbyrama

Le 05/07/2019 à 18:15Mis à jour Le 05/07/2019 à 18:16

TOP 14 - Les entraîneurs des lignes arrières et des avants ont livré leurs premières impressions sur leur arrivée à l'UBB. D'un coté, Frédéric Charrier, un fidèle qui a suivi Christophe Urios en Gironde. De l'autre, Julien Laïrle, un jeune entraîneur qui a montré sa valeur en Pro D2 à Angoulème-Soyaux.

Rugbyrama : Frédéric, vous demeurez fidèle à Christophe Urios ?

Oui, c'est ça. On travaille ensemble depuis 2007. Cela fait déjà un petit moment. D'abord comme joueur et puis après comme entraîneur. L'aventure se poursuit à Bordeaux.

Vos premières impressions ?

C'est plutôt positif. Que ce soient les infrastructures, les joueurs, l'accueil, on a tout pour faire une belle saison. Maintenant, cela ne fait pas tout. Après, il faut la vivre, la construire et la développer avec l'ensemble des acteurs du club. Mais je suis plutôt emballé.

Romain Teulet qualifiait dernièrement Christophe Urios comme un moteur. Est-ce aussi votre vision ?

Oui, c'est un leader. C'est évidemment le leader du staff, mais aussi de l'ensemble de l'équipe. Il pilote le projet et effectivement, c'est quelqu'un qui est moteur dans sa façon de piloter le projet.

Quels regards aviez-vous de l'UBB en tant qu'adversaire ?

Cela fait plusieurs années que je suis confronté à l'UBB, que ce soit en tant que joueur ou en tant qu'entraîneur. C'est une équipe que j'ai côtoyé beaucoup depuis la période de Marc Delpoux, quand ils sont montés. C'était une équipe assez portée sur le jeu, capable de proposer pas mal de choses, d'initiatives, en terme de jeu. Depuis qu'ils sont montés en Top 14, c'est une équipe qui avait de l'ambition, mais qui avait du mal à passer ce cap de la qualification.

Top 14 - Christophe Urios (Bordeaux)

Top 14 - Christophe Urios (Bordeaux)Icon Sport

Julien, A titre personnel, que venez-vous cherchez dans cette aventure ?

Je viens chercher des résultats. C'est quand même le plus important. Et puis découvrir le Top 14. Pour moi qui arrive de la Pro D2, c'est tout nouveau pour moi. Je viens amener mon expertise ent tant qu'entraîneur des avants. Et puis travailler avec un staff beaucoup plus complet. Je découvre un staff de 18-20 personnes, une association avec Fred, avec Jean-Baptiste Poux, Heini Adams. Et je vais travailler sous la responsabilité d'un top manager quand-même, Christophe Urios. Rentrer dans ce fonctionnement est nouveau pour moi. Et puis se confronter à ce qui se fait de mieux, c'est le Top 14 aujourd'hui.

Julien, il faut prendre sur soi quand on est plus le boss ?

J'ai la facilité d'être encore un peu jeune. J'ai 34 ans. J'arrive de la Pro D2, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre et à découvrir, même si je ne me mets pas en retrait sur mes parties spécifiques. Mais j'ai beaucoup d'humilité par rapport au palmarès que ce soit de Fred, de Christophe aussi. Donc je suis à l'écoute. J'essaye d'amener mon expérience du terrain, mon expertise et de faire en sorte que le staff fonctionne bien ensemble. Car je pense que les résultats viennent aussi de la cohésion d'un staff et de ce qu'on est capable ensemble de mettre en place sur le terrain pour nos joueurs. Mais ce n'est pas un problème d'être simple entraîneur. J'aime trop le terrain pour ça.

Fred, Christophe Urios a expliqué avoir mal vécu, les dernières semaines dans le Tarn. Cela a été aussi compliqué pour vous ?

Oui évidemment. Après, on a vécu 4 saisons extraordinaires à Castres. La façon dont on a construit le projet, c'est ce que l'on veut faire ici. On n'est pas seul à décider. On veut construire notre projet avec les joueurs, avec tout le monde. On avait réussi à créer vraiment ça à Castres. Cela nous a amenés vers des résultats fabuleux.

Top 14 - Christophe Urios (Castres)

Top 14 - Christophe Urios (Castres)Icon Sport

Et finir comme cela sur la 4e année, c'était difficile. On savait qu'une année après un titre, c'était compliqué. On avait l'impression d'avoir fait le plus dur en étant à la bataille pour le Top 6. Jusqu'à la dernière journée, on était dans les qualifiables. Tout le monde et nous aussi, se voyaient jouer les barrages. Et de finir comme cela, cela a été très très dur sur le plan personnel, sur le plan humain. Ce n'était pas du tout la fin que l'on avait souhaité.

Frédéric, que vous inspire les installations de l'UBB ?

Je n'ai pas connu un centre d'entraînement pareil que ce soit à Oyonnax, à Castres, de cette qualité. C'est un outil de travail extraordinaire. Il y a tout pour bien bosser. Mais encore une fois, ce ne sont que des outils. Après, ce que l'on va construire ensemble, ce qu'on va y mettre dedans. Je pense que la relation doit être très forte avec les joueurs. Nous, on ne décide pas et eux, ils n'exécutent pas. Ce n'est pas comme cela que cela peut fonctionner. Il faut qu'on construise ensemble notre projet. On a de belles infrastructures. On a tout ce qu'il faut pour. Mais après, c'est ce que l'on va mettre dedans pour faire avancer notre projet.

Et vous Julien, qu'en pensez-vous ?
La même chose. Je faisais 500 m pour aller au terrain d'entraînement. Donc, c'est sûr que cela va me changer de juste descendre les marches. Fred l'a dit. On a des installations top. On est dans un club où que ce soit en terme de moyens humains ou de moyens matériels, on est sur du très haut-niveau. Donc, c'est à nous de le retranscrire sur le terrain. Mais ce sont les hommes qui font les résultats. Ce n'est pas la belle salle de musculation ou la belle salle de vie. Ça y contribue, car cela favorise l'état d'esprit, la cohésion, le bon travail durant la semaine. Mais c'est sûr que nous le staff et les joueurs, il faudra qu'on y laisse de la sueur et des larmes, pour reprendre les mots de Christophe, por avoir des résultats. Sinon, cela ne sert à rien d'avoir un si bel outil de travail.

Frédéric, il faut avoir la même exigence et la même précision pour travailler avec Christophe Urios ?

Évidemment. On ne peut pas exiger que le manager soit précis, déterminé et qu'à coté, les gens qui travaillent avec lui, ne soit pas dans cette dimension-là. On doit être sur la même longueur d'onde, non seulement les membres du staff qui travaillent avec lui, mais aussi les joueurs, l'ensemble de l'administratif, de tout le monde autour du club. Tout le monde doit avoir cette même identité de travail.

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