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Top 14 - Census Johnston (Racing 92), une légende qui ne joue (presque) plus

Johnston, une légende qui ne joue (presque) plus

Le 11/10/2018 à 13:03Mis à jour Le 11/10/2018 à 14:32

TOP 14 - À 37 ans, Census Johnston est le joueur du Racing 92 le plus âgé. Il est également un de ceux les moins utilisés. Un rôle de second couteau que le Samoan vit avec difficulté pour ce qui sera a priori sa dernière saison en Top 14.

Qu’on se le dise, Census Johnston n’est ni plus ni moins qu’un monument de notre championnat. Un des derniers vestiges aussi du grand Stade toulousain, dernier club à avoir été sacré champion de France deux années de suite (2011-2012). Sur les bords de la Garonne, le Samoan a toujours été considéré comme un indéboulonnable à son poste. Un peu plus d’un an après son départ pour les Hauts-de-Seine, le constat est bien moins rose. Recruté pour concurrencer Big Ben Tameifuna, "Sushi" n’avait certainement pas imaginé l’ascension de Cedate Gomes Sa ni le fait d’être relégué au troisième rang dans la hiérarchie des piliers droits du Racing 92.

Une situation qui a vraiment pris forme dans la deuxième partie de saison dernière. Quand bien même la sanction sportive du duo Travers-Labit à l’encontre de Tameifuna pour cause de surpoids a offert à Johnston un ticket inespéré sur le banc francilien lors de la finale européenne à Bilbao, il ne fut de nouveau pas invité pour la demi-finale de Top 14 contre Castres. En chiffres, il n’a pu grapiller que 15 feuilles de match toutes compétitions confondues l’an dernier, soit 10 de moins que son plus faible total à Toulouse (25 feuilles de match en 2009-2010).

" J’essaie de continuer à être un bon exemple pour les jeunes joueurs"

Cette saison, la donne semble se confirmer avec seulement trois apparitions en Top 14, jamais en tant que titulaire : "Je n’ai pas beaucoup joué depuis le début et ça me fait très mal, soupire l’intéressé. A mon âge, je peux accepter de ne pas jouer mais c’est quand même dur à chaque fois que l’équipe est annoncée chaque semaine et que je ne suis pas dedans. À Toulouse, je savais que j’allais tout le temps jouer. Aujourd’hui, il y a des joueurs comme Cedate et Ben qui ont le niveau pour commencer et cela me met aussi beaucoup de pression car je dois être très performant. J’essaie d’être un bon coéquipier, de les aider et de les pousser à être bon.

Top 14 - Census Jonhston (Racing 92) contre l'Union Bordeaux-Bègles

Top 14 - Census Jonhston (Racing 92) contre l'Union Bordeaux-BèglesIcon Sport

Du coup, je dois quand même continuer de travailler pour l’équipe. Je ne suis pas le seul dans ce cas, d’autres mecs ont aussi du mal avec le fait de ne pas jouer. Pour ma part, j’essaie quand même de continuer à être un bon exemple pour les jeunes joueurs. Et chaque fois que j’ai la chance d’être sur une feuille de match, je me donne à 120% pour montrer que je peux jouer tous les matchs."

Stop ou encore ?

Il faut dire que le temps presse pour l’ancien meilleur droitier de France, en fin de contrat en juin prochain et dont chaque jour le rapproche un peu plus de la fin d’une carrière remarquable. "J’ai déjà pensé à ça, je prendrai ma décision vers le mois de février, assure-t-il. Je me sens bien physiquement, je n’ai pas de douleur ici ou là, je fais aussi du travail physique à l’extérieur pour être en forme, donc on verra bien." Cela suffira-t-il à convaincre son staff de lui donner un peu plus de temps de jeu ? Il sera du moins de la partie samedi à Llanelli pour le premier match européen de la saison.

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