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Pourailly : "J’aime servir le collectif, faire la dernière passe"

Pourailly : "J’aime servir le collectif, faire la dernière passe"

Le 13/10/2020 à 09:27Mis à jour Le 13/10/2020 à 10:03

TOP 14 - A 26 ans, l’ancien ailier de la Section paloise a quitté son "cocon" en signant à Clermont. En ce début de saison, le Béarnais engrange du temps de jeu avec cette envie de progresser et de donner à l’équipe.

Après quelques mois dans votre nouveau club, comment vous sentez-vous à l’ASM ?

J’ai été super bien accueilli par le staff qui me fait confiance, je le ressens. Les entraîneurs viennent me parler souvent, il y a beaucoup d’échanges. Le groupe m’a bien accueilli et les mecs du Sud-ouest aussi comme Iturria, Lopez ou Beheregaray. Cela a tout de suite pris et cela m’a mis à mon aise. Avec Sébastien Bézy aussi et toutes les nouvelles recrues du même âge comme Adrien Pélissié, cela a collé rapidement. Nous sommes assez blagueurs dans la vie de tous les jours, il y a une bonne ambiance avec tout le monde. L’intégration s’est faite rapidement car il y a de bonnes personnes.

Comment s’est réalisé votre transfert à l’ASM ?

Cela s’est fait sur le tard. J’avais eu la chance de jouer avec les Barbarians à Bordeaux en 2017 contre les Maoris All Blacks et c’était le staff de l’ASM qui nous avait entraînés. C’est un bon souvenir. Ils m’ont contacté et à l’époque j’étais en contact avancé avec Bayonne. Le staff de Clermont a su que j’allais partir et Franck Azéma m’a appelé. Cela ne se refuse pas, c’est un bond dans ma carrière et cela ne se représente pas deux fois.

Champions Cup - Bastien Pourailly (Clermont) contre le Racing 92

Champions Cup - Bastien Pourailly (Clermont) contre le Racing 92Icon Sport

Vous saviez que la concurrence serait rude ici…

Oui en signant dans un gros club comme l’ASM je savais qu’il y aurait une forte concurrence. Quand elle est saine, elle fait grandir. Je suis venu ici pour progresser aussi. Avec les Barbarians, il n’y avait pas Xavier Sadourny mais c’est un super entraîneur, cela passe bien entre nous. A force de travailler, cela paye. Je bosse tous les aspects de mon poste, pas un en particulier.

"Quand j’étais gamin, j’avais envoyé une lettre à David Bory"

Vous aviez des idoles quand vous étiez à l’école de rugby ?

C’est drôle car quand j’étais gamin, j’avais envoyé une lettre à David Bory. Et dans le vestiaire de l’ASM, au-dessus de notre place et en fonction de notre poste, il y a les noms des joueurs qui ont marqué le club. Et lors de mes deux matches ici, j’étais assis à la "place" de David Bory. J’ai tout de suite appelé mon père pour lui dire. Mais j’aimais aussi Vincent Clerc, Jason Robinson ou Shane Williams, des profils pas très costauds mais des joueurs qui jouaient sur leur vivacité.

Vous venez du club d’Aramits au cœur du Béarn. Un club plutôt réputé pour ses avants que ses arrières non ?

Mes cousins jouent en équipe première. Là-bas on nait tous dans un moule, on ne dépasse pas les 1,85 mètres et les 100 kilos. Mais il y a un esprit de combattant, on ne lâche jamais rien. Et cela fait la différence car on tombe sur des équipes plus costauds et on s’en sort au courage.

On imagine que vous attendez avec impatience de marquer votre premier essai avec Clermont ?

Un peu mais je ne suis pas un joueur qui adore marquer. J’aime faire la dernière passe, servir mon coéquipier et le collectif. Je prends autant de plaisir sinon plus à faire marquer qu’à marquer. J’adore participer au jeu et je ne reste pas sur mon aile pour finir les coups, j’aime me proposer au centre ou à l’intérieur de l’ouvreur. Je cherche du travail comme on dit.

Top 14 - Bastien Pourailly (Clermont) contre Toulouse

Top 14 - Bastien Pourailly (Clermont) contre ToulouseIcon Sport

Vous engrangez du temps de jeu en ce début de saison (3 matches plein en Top 14 + 1 match de Champions Cup). C’est un plus quand on arrive dans un nouveau club ?

J’adore jouer les duels donc plus j’ai la balle, mieux c’est. Contre Toulouse, cela s’est bien passé. J’ai du temps de jeu, c’est très important, cela facilite l’intégration. Je prends ce que l’on me donne mais je suis très content d’évoluer ici.

Vous n’avez pas joué contre l’UBB dimanche. Cela vous-a-t-il permis de travailler collectivement ?

Bien sûr même si c’est frustrant de ne pas jouer. Surtout quand on le sait le vendredi en plein entraînement. Nous avons encore beaucoup à travailler et c’est normal, il faut trouver des automatismes, moi le premier, car il y a beaucoup de nouveaux. Nous sommes tous en train d’assimiler le projet de jeu.

"Benson Stanley a une aura, une présence qui font que tout le monde l’écoute. Il est irréprochable et on a envie de le suivre."

Vous affrontez le Stade français dimanche soir, une équipe capable de gagner à Castres et à Agen puis de perdre chez-elle contre Bayonne. Cela vous inspire quoi ?

Les Parisiens se sont fait surprendre contre Bayonne mais c’est une équipe très costaud. Leur XV type n’a rien à envier aux autres grands clubs du Top 14. Cela va être une grosse opposition et dans ce championnat, tout le monde peut gagner partout, on a plus le droit de se relâcher. Paris est une belle équipe avec de grands noms. C’est très complet.

La semaine prochaine, vous affrontez Pau, votre ancien club. Cela doit être forcément spécial ?

Pour eux c’était chaud contre le LOU mais ils reviennent bien en fin de match. Cela montre une certaine force de caractère. Bien sûr que cela sera spécial. Car si j’ai quitté Pau, ce n’est pas si évident car j’ai beaucoup d’attaches, il y a ma famille, les copains et aussi les supporters. Cela faisait bizarre de quitter Pau et le Sud-ouest car on est assez casaniers. Mais ici j’ai retrouvé des gars de là-bas aussi et un super groupe.

Top 14 - Bastien Pourailly avec la Section paloise

Top 14 - Bastien Pourailly avec la Section paloiseIcon Sport

Benson Stanley a "fait la route" avec vous depuis Pau en tant qu’entraîneur de la défense. Qu’est-ce qu’il apporte ?

Déjà en tant que joueur, c’était quelqu’un de très respecté. Dans la vie aussi. Son rôle d’entraîneur de la défense lui va bien et il s’en sort bien car cela n’est pas évident de passer de l’autre côté en peu de temps. Quand il était joueur à Pau, il ne parlait pas beaucoup mais quand il le faisait, c’était clair et précis. Il a une aura, une présence qui font que tout le monde l’écoute. Il est irréprochable et on a envie de le suivre. Il parle très bien Français ce qui montre sa volonté d’intégration. De notre côté, en défense, cela se passe bien à Clermont.

Julien Pierre, Thomas Domingo, Atila Septar… Il y a des passerelles entre Clermont et la Section paloise…

Le président de la Section était très ami avec Monsieur de Cromières et c’est ce qui a facilité mon arrivée à l’ASM plus tôt que la fin de mon contrat. Il y a de bonnes relations. J’ai l’impression que beaucoup de Clermontois partent à Pau. L’inverse est plus rare mais si mon arrivée peut en motiver d’autres, avec grand plaisir.

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