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2019, année millésimée pour l’ASM ?

2019, année millésimée pour l’ASM ?

Le 14/06/2019 à 13:29Mis à jour Le 14/06/2019 à 13:30

TOP 14 - Comme en 1999 et 2007, l’ASM va tenter de réaliser le doublé Challenge Cup-championnat. Ce groupe clermontois, rodé aux phases finales, a l’occasion samedi de réaliser la plus belle saison du club.

Une Coupe d’Europe ne suffira pas à étancher la soif de trophée des supporters asémistes comme celle des hommes de Franck Azéma. La Challenge Cup c’est bien mais un Bouclier de Brennus, le troisième en 10 saisons, ce serait encore mieux. Déjà réalisé avec la H Cup par le RC Toulon en 2014 et par le Stade toulousain en 1996, l’ASM veut aussi faire coup double à sa façon. Après leur succès sur le continent, les Auvergnats n’avaient pas réussi à le faire en 1999 et 2007. Ils n’étaient pas si loin… En 1999, les Bory, Nadau, Marsh, Merceron et autres Costes cédaient de peu face au pragmatisme toulousain (15-11). En 2007, il s’en était fallu d’un cheveu de Radike Samo pour que l’ASM ne réalise le doublé.

Décrocher un troisième "planchot" face au Stade toulousain, cela aurait fière allure. Ce serait une saison historique, un cru d’exception, mais aussi un bon moyen de mettre fin à la série toulousaine après les finales 94, 99, 2001 et 2008. "Ce n’est pas comparable explique Jean-Marc Lhermet, l’ancien capitaine. Les joueurs qui vont jouer cette finale-là, à part Dato (Zirakashvili), il n’y en a aucun qui a joué contre le Stade toulousain en finale. C’est un groupe aujourd’hui qui a une expérience énorme des phases finales, ils en ont jouées plein.

Top 14 - Dato Zirakashvili (Clermont) contre La Rochelle

Top 14 - Dato Zirakashvili (Clermont) contre La RochelleIcon Sport

C’est un atout. C’est paradoxal car à notre époque, quand on parlait d’expérience en phases finales on parlait du Stade toulousain. Aujourd’hui la référence c’est l’ASM. C’est un signe positif. Après tout est différent par rapport à 99 au-delà des deux finales jouées par Clermont. "

" C’est paradoxal car à notre époque, quand on parlait d’expérience en phases finales on parlait du Stade toulousain. Aujourd’hui la référence c’est l’ASM."

Même 20 ans après, il y a des souvenirs qui ne s’effacent pas. De 1999 à 2019 il n’y a finalement qu’un saut de puce. Certes la comparaison est facile entre l’équipe de Lhermet et d’Azéma, vainqueur du Bouclier européen et finaliste du championnat et la formation de Fritz Lee, victorieuse de la Challenge Cup mais les temps ont changé. "Il y avait beaucoup de choses sur cette saison-là se rappelle Jean-Marc Lhermet.

Jean-Marc Lhermet - Clermont - 5 novembre 2011

Jean-Marc Lhermet - Clermont - 5 novembre 2011Icon Sport

En 99, c’était ma dernière et donc mon dernier match je le savais. En plus au Stade de France c’était un évènement. Pour cette génération-là, il s’agissait d’une deuxième finale après celle de 1994. En 94 c’était la cerise sur le gâteau d’y être et on ne l’avait peut-être pas préparé à la hauteur de l’évènement mais en 99 on avait tout mis. On était émoussé avec le Challenge européen en parallèle. On la perd, car même si on était proches, sur cette finale Toulouse était meilleur que nous. C’est un regret car après tout a changé. Mais cela reste un souvenir incroyable. "

Dans ce sport, on loue souvent les passages de témoins entre les générations et contre l’Usap, une semaine avant la finale contre La Rochelle, les vainqueurs 1999 avaient été invités sur la pelouse du Michelin. Ces ondes positives avaient un peu porté les Jaunards vers leur victoire à Newcastle. Alors, au Stade de France, cette équipe qui semble au top de son potentiel va essayer de réaliser ce fameux doublé. Avec ces "petits cons" comme le déclarait Judicaël Cancoriet en 2017, ces jeunes de vingt-ans qui jouent une première finale et la gagnent. Ces "enfants gâtés" comme Penaud ou Iturria ont encore pris du grade après une saison difficile.

Top 14 - Arthur Iturria (Clermont) contre le Stade français

Top 14 - Arthur Iturria (Clermont) contre le Stade françaisIcon Sport

"L’année dernière nous sommes passés complètement à côté alors que beaucoup nous voyaient très beaux rappelle Arthur Iturria. Il y a un match qu’il faut gagner samedi. Il faut être consistant. C’est sûr que l’on ne jouera peut-être pas des centaines de saisons comme celle-ci et c’est toujours un bonheur de franchir la porte du centre d’entraînement et de gagner les matches importants. J’espère que cela va se prolonger jusqu’à samedi pour marquer encore plus l’histoire du club." Dans l’enceinte dyonisienne, Clermont est bien décidé à mettre en bouteille sa cuvée du siècle.

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