Midi Olympique

Tadjer (Grenoble) : "Il faut qu’on bosse plus que les autres"

Tadjer : "Il faut qu’on bosse plus que les autres"
Par Rugbyrama

Le 21/08/2018 à 16:55Mis à jour Le 22/08/2018 à 08:57

TOP 14 - Arrivé de Brive à l’intersaison, Mike Tadjer s’est bien adapté à son nouveau club de Grenoble qu’il veut aider dans son opération maintien en Top 14. Pour y parvenir, pas de secret pour le talonneur : en tant que promu, le FCG doit en faire plus que ses adversaires à l’entraînement et en matchs.

Rugbyrama : Qu’êtes-vous venu chercher à Grenoble ?

Mike Tadjer : Du temps de jeu parce que je suis un compétiteur. Je n’ai que 29 ans, même si je suis un des plus vieux de l’effectif (sourires). Je vais essayer d’apporter mon expérience à ce groupe qui est assez jeune et qu’au final, on fasse une belle saison en Top 14 et qu’on s’y maintienne.

Vous succédez au talonnage à Arnaud Héguy qui est resté quatre ans au club. Cela mettait-il un peu de pression ?

M.T. : Non, pas de pression. Je suis passé dans des clubs où j’ai succédé à d’autres mecs. Je pense à Agen où il y avait Jalil Narjissi et à Brive avec Guillaume Ribes. Chacun a ses histoires et est différent. À moi d’écrire mon histoire dans ce club et faire du mieux que je peux.

" On va voir ce qu’on vaut vraiment en mêlée à La Rochelle"

Vous avez connu deux descentes avec Agen et Brive. Y a-t-il des leçons à retenir, des erreurs à ne pas commettre ?

M.T. : Oui, il faut qu’on bosse plus que les autres parce qu’on est le promu. Tout le monde va vouloir venir gagner chez nous. Il va également falloir être très fort défensivement et en conquête, "agresser" tous les week-ends les équipes. À l’image d’Agen l’an dernier qui se maintient en ayant proposé beaucoup de combat et une grosse conquête. Notre salut passera par là.

La mêlée est-elle le vrai motif de satisfaction de la préparation ?

M.T. : On bosse bien avec Jean-Noël Perrin, notre coach de la mêlée, avec qui ça se passe très bien. Personnellement, c’est un secteur que j’adore. On est assez content des matchs de préparation à ce niveau-là. On a plutôt dominé notre sujet contre Aix (19-17), on n’a pas été ridicules contre Lyon (0-28) et on a été aussi plutôt dominateurs face aux Zebre (31-7). Maintenant, on va se lancer dans le grand bain (samedi, N.D.L.R.) face à une grosse mêlée de La Rochelle avec Arthur Joly que je connais bien (ils ont évolué ensemble à Agen). On va voir ce qu’on vaut vraiment en Top 14.

Ressentez-vous de l’impatience et de l’excitation dans le groupe avant cette première échéance ?

M.T. : Oui, on s’entraîne tous pour ça. On a repris le 21 juin, depuis deux mois. Tout le monde a hâte de commencer le championnat, les matchs, parce que c’est ce qui nous anime et ce pour quoi on fait ça.

Top 14 - Le groupe de Grenoble sur la pelouse du stade Lesdiguières

Top 14 - Le groupe de Grenoble sur la pelouse du stade LesdiguièresRugbyrama

La Rochelle a des avants très puissants, très présents dans le combat…

M.T. : Oui, on sait qu’ils jouent très bien au rugby mais que ce sont aussi des joueurs très agressifs. Physiquement, ils sont très costauds donc il va falloir répondre plus que présent si on veut essayer de faire quelque chose là-bas. Il va falloir relever le défi et faire plus. Comme je l’ai dit, que ce soit à l’entraînement et en matchs, il faudra faire plus que tout le monde si on veut espérer tirer quelque chose de cette saison.

" On va tout donner pour montrer qu’on a notre place en Top 14"

Ce serait quoi un bon résultat là-bas ?

M.T. : Le meilleur résultat possible serait une victoire. Après, on n’y va pas avec la grosse tête, on ne s’enflamme pas. On sait d’où on vient. On sait qu’on est le petit qui se lance à Deflandre qui va être plein à craquer, avec la grosse équipe de La Rochelle. On va tout donner pour montrer qu’on a notre place en Top 14 et rêver pourquoi pas de ramener quelque chose de là-bas.

Vous avez été international portugais à onze reprises. La sélection reste-t-elle un objectif ?

M.T. : Ça restait un objectif jusqu’à ce qu’on se fasse sortir lors des qualifications à la Coupe du monde. Maintenant, c’est un peu plus compliqué parce qu’ils sont descendus en groupe C. Un objectif, oui, si cela permet de pouvoir jouer des matchs internationaux, du 6 Nations B, des qualifs Coupe du monde pour la prochaine mais là à court terme pas vraiment. C’est plus le club. Je pense qu’on a plus besoin de moi ici toute la saison que sur quelques matchs au Portugal. Attention, je ne dénigre pas. Ça m’a beaucoup apporté et fait grandir. C’est grâce à ça aussi que j’ai pu après regagner du temps de jeu et me remettre en forme. Ça a été un passage important pour moi. Avec le temps et les dirigeants là-bas, tout s’est un peu compliqué mais j’espère que ça s’arrangera.

Propos recueillis par Laurent GENIN

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