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Guitoune : "On ne pouvait pas finir sans ce Bouclier"

Guitoune : "On ne pouvait pas finir sans ce Bouclier"
Par Nicolas Augot via Midi Olympique

Le 16/06/2019 à 09:00Mis à jour Le 16/06/2019 à 18:58

FINALE TOP 14 - Le trois-quarts centre toulousain Sofiane Guitoune, auteur d'une superbe saison, n'avait pas encore quitté sa tenue de match au moment de se présenter devant la presse. Il avait des étoiles dans les yeux et du mal à réaliser.

Rugbyrama : Quel a été votre premier sentiment au coup de sifflet final ?

Sofiane Guitoune : C'est une phrase bateau mais c'est la vérité : Je ne réalise pas. Je suis content, heureux. Mais je me mets encore un peu en retrait. Je regarde ce qui se passe. Ce sont des moments rares. Ça fait douze que je suis professionnel, c'est ma première finale, mon premier titre en première division. J'en profite. Yoann Huget c'est 60 sélections et une seule finale et un seul titre. Maxime Médard il a attendu huit ans pour revenir au Stade de France. Ce sont des moments exceptionnels. J'ai envie d'en profiter avec mes potes, de regarder autour de moi, d'avoir plein d'images et qu'elles restent dans ma tête toute la vie. J'ai touché un peu le Bouclier, mais on ne l'a pas encore trop vu. Je garde ma médaille dans la main car je n'ai pas envie de la perdre. Je garde mon maillot (rires). J'ai envie d'en profiter un max car il se peut qu'on ne le revive jamais.

C'est l'apothéose d'une magnifique saison. Comment la définiriez-vous ?

S.G. : Même si nous n'avions pas gagné la saison aurait été incroyable mais on ne pouvait pas finir sans le Bouclier. Cela aurait été un gâchis énorme : Faire tout ce que l'on a fait cette année et de rien ramener. La cerise est sur le gâteau et c'est incroyable.

C'est aussi une grande saison sur le plan personnel....

S.G. : C'est la vie. C'est ma vie un peu à moi. Ce n'est pas linéaire. Ce sont des hauts et des bas. Il faut savourer, s'accrocher et ne jamais lâcher.

Top 14 - Sofiane Guitoune (Toulouse) contre Clermont en finale

Top 14 - Sofiane Guitoune (Toulouse) contre Clermont en finaleIcon Sport

Avez-vous été surpris de votre réussite ?

S.G. : Surpris je ne sais pas. Je sais de quoi je suis capable. J'ai déjà fait des bonnes saisons et je connais mes qualités physique et rugbystique. C'est vrai que ça faisait longtemps. Je revenais de loin mais quand j'ai fais les tests physiques pendant la préparation estivale je n'avais jamais fait cela auparavant. Même avant la Coupe du monde et les Jeux Olympiques, je n'avais jamais eu des tests physiques comme ça. Je savais que j'étais bien physiquement et que j'avais faim mentalement. Après, la saison je ne l'ai pas faite tout seul.

Maintenant, dans quel état d'esprit attendez-vous la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde ?

S.G. : Je n'ai pas la décision. Je serais le plus heureux du monde. Maintenant, j'ai reçu le mail, j'ai le planning comme les 65 joueurs de la liste. J'ai pris mes vacances en fonction du programme. J'ai vraiment envie d'y être mais maintenant je veux simplement profiter.

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