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Sanga : "Sur les derniers matches, notre adversaire, c’est plutôt nous"

Sanga : "Sur les derniers matches, notre adversaire, c’est plutôt nous"

Le 18/10/2019 à 15:32

TOP 14 – Avec la blessure de Benoît Paillaugue (déchirure adducteurs, trois ou quatre semaines), le numéro neuf devrait voir son temps de jeu augmenter sur les deux prochains matches. Le demi de mêlée parle de l’importance de ce rendez-vous, avant de se livrer sur sa situation et son avenir.

Rugbyrama : Après votre nouvelle sortie de route sur le plan de l’indiscipline (13 pénalités, un rouge et deux jaunes) à Bayonne, la semaine de préparation avant Toulouse est-elle axée sur ce secteur défaillant ?

Enzo Sanga : On a forcément fait un focus dessus. Le groupe s’est rendu compte, surtout sur les matches à l’extérieur, que la discipline lui faisait défaut. C’est assez récurent, même depuis les amicaux où Xavier (Garbajosa, NDLR) avait déjà mis le doigt dessus. On a besoin de confiance et on se tire un peu une balle dans le pied tout seul. Après, nous sommes des grands garçons. Le staff responsabilise l’équipe sur ce point et c’est ensuite à nous de faire les efforts sur le terrain pour ne pas nous mettre en danger. On doit réagir, faire mieux, pour ne plus connaître les mêmes difficultés lors des grosses échéances qui arrivent.

Justement, cette réception de Toulouse, après quatre matches sans succès (trois défaites à l’extérieur et un nul à domicile) et juste avant une trêve ; prend déjà une importance capitale pour Montpellier…

E.S : C’est sûr. On sait également qu’à la vue de notre effectif, notre situation au classement (10e) n’est pas au mieux. Mais il y a aussi un nouveau projet de jeu à adopter et on ne va donc pas se mettre le feu tout seul… C’est vrai que la rencontre de ce week-end est très importante pour bien terminer cette série de matches, partir en vacances l’esprit serein et repartir ensuite sur de bonnes bases. (…) Il ne faut surtout pas s’affoler ou se rajouter de la pression. On a connu une année difficile l’an passé mais nous avons su relever la tête. Là, ce n’est que le début de saison, on bosse bien et l’ambiance reste au beau fixe. Mais une saison passe vite et il faut prendre rapidement des points.

Selon vous, peut-on faire un parallèle entre la rencontre de samedi et le Montpellier/Toulouse de l’an passé à la 5e journée, où votre équipe s’était largement imposée (66-15 face à un Toulouse très remanié) après un début de saison difficile ?

E.S : Oui, ça peut être un match qui peut nous faire du bien comme l’an dernier (une série de trois succès). Après, je ne sais pas si on peut vraiment faire un parallèle car les matches sont tous différents. Mais c’est certain que nous avons à cœur de faire une grosse prestation pour nous racheter et retrouver aussi de la confiance au sein du groupe. Même si, comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas le feu encore. Nous avons besoin de certitudes et affronter le champion de France, est le match parfait pour en trouver. On compte sur le soutien de notre public.

Enzo Sanga (Montpellier) face à Bordeaux

Enzo Sanga (Montpellier) face à BordeauxIcon Sport

Quelles seront les clés du succès pour le MHR ?

E.S : La base d’abord, à savoir la conquête. C’est primordial d’être fort dans ce secteur pour battre Toulouse. Après, honnêtement, on se concentre sur nous-mêmes. Car sur les derniers matches, notre adversaire, c’est plutôt nous. Nous avons aussi bien bossé la défense pour contrer une équipe qui joue très vite. Conquête, discipline et défense seront donc les trois clés pour espérer battre les Toulousains. Nous devrons aussi retrouver de la confiance en attaque mais cela viendra naturellement avec la construction du match.

Votre capacité à respecter une stratégie adoptée et à rester dans le plan de jeu ; jusqu’alors inconstante; fera aussi la différence…

E.S : Exactement. Nous sommes en dents de scie là-dessus. On sort de temps en temps du plan de jeu et on se met dans la difficulté. Alors que quand tout le monde tire dans le même sens et reste dans le plan de jeu, tout devient plus simple. Nous avons du mal actuellement à mener ce plan de A à Z. Le projet de jeu est clair, il faudra certes encore du temps pour l’assimiler, mais c’est à nous de le respecter sur le terrain dès aujourd’hui. A nous de faire un match plein samedi et de trouver dès ce week-end un match référence. Je ne suis pas inquiet, car nous sommes très solidaires et ça bosse bien aux entraînements.

Personnellement, avec la blessure de Benoît Paillaugue à Bayonne (déchirure aux adducteurs, trois à quatre semaines d’absence), vous devriez avoir une “fenêtre de tir” plus grande pour exprimer, non ?

E.S : Forcément. Mais cela ne va pas changer les choses, car que tu sois remplaçant ou titulaire, dès que tu rentres sur le terrain, c’est une opportunité de t’exprimer et de montrer des choses. C’est à moi de saisir ma chance car nous avons un groupe de qualité et ça tourne pas mal.

Benoît Paillaugue (Montpellier)

Benoît Paillaugue (Montpellier)Icon Sport

Quel regard portez-vous sur votre début de saison (six matches pour une titularisation) plutôt réussi ?

E.S : C’est ma troisième année au club et j’ai donc gagné en maturité comme en confiance. Ça se passe bien avec Xavier (Garbajosa), j’ai du temps de jeu et des opportunités. J’ai peut-être passé un cap, je me sens bien avec les gars et j’espère que cela se retranscrit sur le terrain. Je dois encore progresser sur mon leadership, mon intelligence de jeu et ma gestion. Pour mener à bien les temps forts et faibles de l’équipe. Je bosse beaucoup aussi ma passe et le jeu au pied pour confirmer les acquis et m’améliorer.

De l’extérieur, on a aussi l’impression que vous devez encore gagner en vitesse d’éjection après les rucks…

E.S : C’est ce que me demande Xavier. Le jeu qu’il veut mettre en place demande beaucoup de vitesse et de rapidité d’éjection, et cela tombe bien puisque c’est ce que j’aime. Il me demande donc d’accentuer ce point fort. . Il veut que j’arrive encore plus vite sur les ballons et que je m’adapte plus rapidement à la situation. Je dois m’améliorer sur la prise d’initiatives quand la défense n’est pas encore en place. Et que je profite ainsi de mon arrivée précoce pour créer des espaces pour l’équipe. Je dois jouer un peu plus en lecture, en étant moins dans la gestion et le jeu structuré.

Vous arrivez en fin de contrat au MHR en juin 2020. Etes-vous déjà fixé sur la suite?

E.S : Aujourd’hui, à la vue du recrutement du MHR à mon poste et de ce qui peut se profiler (voir ci-dessous), c’est certain que mon avenir semble un peu se compliquer. Forcément, mon envie première était de poursuivre ma progression à Montpellier où je suis bien. Mais je ne ferme aucune porte et j’étudie toutes les possibilités. J’ai à cœur de bien finir cette saison et on verra ce qui se passera. Ça peut aller vite dans un sens comme dans l’autre, même si à l’heure actuelle, ça semble difficile de rester ici. J’ai pris énormément d’Expérience à Clermont et Montpellier ; j’ai aussi vécu de grandes choses et côtoyé de grands joueurs. Mais aujourd’hui j’ai 24 ans et mon temps de jeu est très important dans la suite de ma carrière.

Pour compléter :

Aprasidze a prolongé trois ans

Le jeune international géorgien du MHR, Gela Aprasidze (21 ans), qui a participé à quatre rencontres de la Coupe du monde au Japon avec Lelos, a récemment prolongé l’aventure à Montpellier. Le numéro neuf s’est réengagé pour trois ans et sera donc sous contrat jusqu’en juin 2023. Benoît Paillaugue, lui aussi en fin de contrat en juin prochain, pourrait bientôt l’imiter en se réengageant en faveur des Cistes. Et si l’on ajoute là cela la signature pour la prochaine saison du Springbok Cobus Reinach, on comprend pourquoi l’avenir d’Enzo Sanga s’obscurcit dans l’Hérault.

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