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Top 14 - Samuel Ezeala, six mois après

Ezeala, six mois après

Le 15/07/2018 à 20:17Mis à jour Le 17/07/2018 à 09:22

Pour son premier match de Top 14, le 7 janvier, le jeune ailier clermontois effectuait Samuel Ezeala une entrée fracassante dans l’imaginaire collectif du monde du rugby, victime d’une énorme commotion cérébrale face au Racing 92. Six mois plus plus tard, en pleine préparation avec les Jaunards, le jeune homme souhaite désormais tourner la page. Rencontre.

Six mois après son terrible choc avec Virimi Vakatawa qui émut la France entière, le jeune ailier clermontois, tout frais champion de France avec les espoirs de l’ASM, rêve de passer à autre chose. Pour Midi Olympique, Samuel Ezeala revient pour la première fois aussi longuement sur son accident et les mois qui l’ont suivi, avec l’insouciance de ses 18 ans. "J’ai conscience d’avoir eu cette notoriété après cette histoire de KO, oui… C’est un peu compliqué, car je m’en serais bien passé. Si j’ai la chance de faire quelques matchs avec les professionnels cette saison, je sais que c’est forcément un sujet qui va revenir, parce qu’il a un peu marqué les gens et qu’on m’en parle encore… Ça m’ennuie un peu, car je n’aime pas forcément l’idée d’être connu comme "le joueur qui a fait un énorme KO"".

"Je ne me vois pas comme un symbole des commotions dans le rugby. En tout cas, j’espère ne pas le rester. C’est vrai que, si je peux m’exprimer ainsi, ma commotion était la commotion parfaite, et je comprends qu’elle ait marqué les esprits. Mais les accidents, les commotions, ce sont malheureusement des choses qui arrivent. Et pas seulement sur les terrains du Top 14... Il y en a à tous les niveaux : en espoirs, en Fédérale, dans les catégories de jeunes, ou elles sont certainement beaucoup moins bien prises en charge…"

Samuel Ezeala (ASM Clermont) KO lors du match contre le Racing 92 le 07/01/2018

Samuel Ezeala (ASM Clermont) KO lors du match contre le Racing 92 le 07/01/2018Icon Sport

Une maturité déconcertante, qui s’explique également par une histoire personnelle qui fut tout sauf un long fleuve tranquille, sur laquelle Sam Ezeala lève également le voile. De son adoption par des parents catalans à son déracinement à l’âge de quinze ans pour rejoindre l’ASM, mais aussi de sa farouche volonté de porter le maillot bleu à son parcours scolaire des plus brillants, qui l’a vu valider un bac de Français alors qu’il n’en parlait pas un traître mot voilà trois ans. Une vraie histoire de (jeune) homme, qui n’aspire désormais plus qu’à retrouver l’essence du jeu : le plaisir… "Je ne suis pas dans la tête de Franck Azéma, et je me garderai bien de réclamer quelque chose. Tout ce que j’espère, c’est effectuer une saison à 25 matchs, que ce soit avec les espoirs ou les professionnels. Je veux juste éviter les pépins physiques, et prendre du plaisir sur le terrain. Parce qu’à mon âge, le le rugby reste d’abord un jeu, non ?"

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