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Top 14 - Pas de doute, le Stade Français peut faire mal

Pas de doute, le Stade Français peut faire mal

Le 28/08/2018 à 09:29Mis à jour Le 28/08/2018 à 11:03

TOP 14 - Impressionnant lors de sa victoire à Perpignan (15-46), le club parisien qui possède le plus gros budget du TOP 14 a confirmé qu’il était un légitime candidat au titre de champion de France.

Il laisse échapper un sourire dans les tribunes d’Aimé-Giral. Alors que ses joueurs se lancent dans un tour d’honneur bercé par les applaudissements des spectateurs catalans, Hans-Peter Wild savoure le succès des siens. Pour le premier match de la saison, son équipe, le Stade Français Paris, a balayé l’USAP de retour dans l’élite du rugby français (15-46). Même réduit à 14 après le carton rouge de Sergio Parisse, les Parisiens ont impressionné à l’image du troisième-ligne Sekou Macalou qui pourrait être le joueur le plus en vue de la saison. "On a insisté sur la préparation physique pour être prêts, confiait Pieter de Villiers, en charge des avants parisiens, à l’issue de la rencontre. Aujourd'hui, cela a payé : on a joué vite, on a libéré vite nos ballons et perturbé cette équipe de Perpignan."

Hans-Peter Wild (Stade français) - 14 juin 2017

Hans-Peter Wild (Stade français) - 14 juin 2017Icon Sport

" Oui, on a beaucoup d’ambitions…"

Comme le révélait Midi Olympique dans son édition du 27 août, le Stade Français dispose du plus gros budget annoncé du TOP 14 (34 millions d’euros contre 16 millions d’euros pour l'Usap). Portés par un jeu prometteur, les Parisiens ont démontré, certes le temps d’un match, qu’ils pouvaient être à la hauteur de ce budget conséquent. "Oui, on a beaucoup d'ambitions, confirme Pieter de Villiers dans les colonnes de Midi Olympique. Notre propriétaire nous en donne les moyens mais notre première ambition c'est d'abord d'instaurer une culture de la gagne."

Si les hommes du Docteur Wild ne veulent surtout pas céder à l’euphorie collective de ce début de saison, à l’instar d’un Sergio Parisse martelant : "Nous ne sommes pas favoris, nous allons construire notre crédibilité et notre force pendant cette saison", les Parisiens ont de solides arguments à faire valoir. Avec un recrutement, enfin à la hauteur du club aux 14 Boucliers de Brennus, le Stade Français devrait pouvoir s’immiscer dans la lutte pour le titre. "J’ai fixé au club des objectifs ambitieux pour la saison à venir, à la mesure de notre histoire et des moyens que nous nous sommes donnés", écrivait Hans-Peter Wild jeudi dernier dans une lettre adressée aux supporters.

" J’ai fixé au club des objectifs à la mesure de notre histoire"

Le Docteur le sait bien : le retour du club parisien vers les sommets dépendra également d’un stade Jean-Bouin ressuscité, bouillant, effaçant l’image d’une enceinte trop souvent clairsemée où les "petits" du TOP 14 viennent s’imposer. Vous comprendrez alors que le milliardaire allemand, qui rappelons-le, souhaite faire du Stade Français "un des meilleurs clubs mondiaux, comme en football le Real Madrid, le Bayern Munich ou Manchester United", acceptera difficilement une saison de gagne-petit. En attendant de rejoindre ses légendes du ballon rond, Paris en saura un peu plus sur son véritable potentiel d’ici trois matchs, qui plus est avec les premiers pas de Yoann Maestri et Gaël Fickou. Les réceptions de Bordeaux-Bègles (samedi, 18 heures) et du RC Toulon, ainsi que le déplacement à Clermont, confirmeront si le Stade Français peut bel et bien faire mal dans ce TOP 14.

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