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Top 14 - Oyonnax : un échec, des doutes mais des espoirs

Oyonnax : un échec, des doutes mais des espoirs

Le 16/05/2018 à 18:57

La belle aventure vécue par les Oyomen avec la folle remontée s’est finalement terminée sur une défaite face à Grenoble dans le match d’accession, et une relégation en Pro D2. Oyonnax s’est certainement réveillé trop tard, et se retrouve face à un nouveau défi.

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La claque a fait mal, très mal. L’ambiance n’était donc pas à la fête samedi soir au stade Mathon ou plusieurs supporters étaient réunis à l’arrivée des joueurs alors qu’une fête était espérée. Il fallait accepter ce que personne ne semblait croire et pourtant, c’est bien en Pro D2 que l’USO évoluera la saison prochaine. Le club souhaitait communiquer cette semaine sur ses ambitions et son projet mais l’annonce a été reportée pour plus tard, le temps de se vider un peu la tête. "A nous de reconstruire et de revenir encore plus fort parce que l’on reviendra. Un échec, ce n’est pas la fin. Les gens d’Oyonnax sont des durs et des travailleurs acharnés, c’est dans les gênes du club", a lancé le directeur sportif Adrien Buononato.

Un match d’accession qui n’a laissé aucun espoir

L’écart au score (47-22) pour cette finale d’accession a été vécu comme une humiliation et l’entraineur a voulu assumer seul, ne rejetant pas la faute sur ses joueurs. Pour Salim Tebani, sept saisons à l’USO, "il y a peut-être eu un manque d’humilité mais, surtout, la tendance s’est inversée. Oyonnax a été très fort comme challenger mais là, ils étaient favoris. Ils n’ont pas su retranscrire ce qu’ils ont pu faire quand ils étaient en difficulté car ils ont fait des matches exceptionnels en situation de danger". L’ancien talonneur poursuit en expliquant avoir eu "l’impression de voir des Grenoblois avec l’état d’esprit des Oyonnaxiens." La 13ème place arrachée au forceps a probablement été accompagnée d’une décompression.

Et la remontée amorcée en février rend le final d’autant plus dur. "Ils étaient au fond du faitout et ils arrivent à revenir. La dramaturgie est terrible. Tu reviens de nulle part, on te donne une chance et derrière tu te fais couper la tête sur un match où tu n’existes pas. Ça aurait moins violent de finir 14ème", constate Tebani qui retiendra la force de caractère.

Un jeu qui a mis du temps à se mettre en place

Le principal axe d’analyse de cet échec porte sur la philosophie de jeu, ambitieuse, mais qui a mis du temps se mettre en place et qui a surement été à l’origine des désaccords au sein du staff, entrainant le départ de Jamie Cudmore en janvier. Si les performances de la dernière partie de saison confirment que c’était un choix payant, "ils auraient peut-être dû trouver un équilibre. Mais ils ont fait une remontée exceptionnelle en faisant du beau jeu et en marquant les esprits", insiste Salim Tebani, alors qu’Adrien Buononato constate que son équipe "n’est pas si loin sur la saison." Les victoires à Clermont et Bordeaux ou les succès à Mathon face Toulon et Lyon sont des matches sur lesquels il faudra capitaliser.

Seulement, il va déjà falloir se relever de cet échec qui sera forcément suivi d’une période difficile qui fait dire à Salim Tebani que "c’est terrible de se relever de ça. Il va y avoir une période de questionnement, ça va faire un peu de mal mais Oyonnax est une ville de caractère. A chaque fois le club a su rebondir pour revenir encore plus fort."

Un effectif qui risque encore d’évoluer

La plus grande incertitude qui plane aujourd’hui reste l’effectif de l’USO la saison prochaine, et le cas Ben Botica. L’ouvreur néo-zélandais est une pièce maitresse et suscite des convoitises, à commencer du voisin grenoblois… Pas moins de 10 joueurs vont quitter le club ou prendre leur retraite (Vepkhavadze, Ceccarelli, Fabbri, Barba, Fa’asavalu, Sobela, Ma’afu, Veau, Seuteni et Tian), certains vont arriver (Dumas de Vannes ? Tison de Carcassonne ?) et d’autres attendaient la future division. Néanmoins, des éléments avaient prolongé (Tui, Raynaud, Geledan, Taieb, Grice, Zegueur, Gondrand, Ikpefan) et "il va falloir se préparer à être très costaud pour ce championnat de Pro D2", confie Adrien Buononato.

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